Malgré une saison tronquée à cause des blessures, Joe Cole n'en demeure pas moins l'un des joueurs les plus cotés outre-Manche. Un statut qui le place en position de force pour renégocier son contrat avec Chelsea, lui dont le bail prend fin en juin prochain. Mais les deux parties n'ont pas trouvé d'accord, si bien que le milieu de terrain devrait rejoindre un concurrent direct des Blues.

Depuis maintenant plusieurs saisons, Chelsea a tendance à freiner ses ardeurs sur le marché des transferts. Devenu propriétaire des Blues en 2003, Roman Abramovitch avait habitué tout son monde à agiter la période estivale à coups de millions. Didier Drogba, Michael Ballack, Michael Essien... Autant de joueurs qui ont coûté cher aux finances de l'oligarque russe. Lassé d'aligner les zéro sur ses chèques, le milliardaire a donc décidé de recruter plus de jeunes et de diminuer la masse salariale de son équipe première.
Une situation qui fait aujourd'hui grincer quelques dents du côté de l'effectif. Ainsi, Michael Ballack, Nicolas Anelka et Joe Cole sont actuellement en discussions avec leurs dirigeants pour négocier une prolongation de contrat. Et dans les trois cas, Roman Abramovitch ne fait pas dans la dentelle. S'ils veulent encore revêtir le maillot des Blues, les trois hommes devront consentir à une baisse substantielle de leur salaire, le tout accompagné d'une prolongation d'un an seulement.
Et selon le Daily Star, cette proposition a agacé Joe Cole au possible. Le milieu de terrain offensif n'a semble-t-il pas apprécié le traitement qui lui a été réservé. Il faut dire que les Blues lui proposent de voir son revenu hebdomadaire diminuer de 40%, passant ainsi à 40 000 €. À tout juste 28 ans, le joueur passé par West Ham ne comprend pas pourquoi il devrait déjà se résoudre à de telles concessions. Lassé, il aurait déjà trouvé un point de chute. Courtisé depuis plusieurs semaines par Manchester United, Joe Cole serait sur le point d'accepter l'offre des Red Devils.
À force d'avoir habitué ses joueurs à jouir d'un statut de sénateur, Roman Abramovitch a peut-être trop joué avec le feu et va devoir maintenant faire comprendre à ses protégés que le temps des millions en pagaille est révolu. Un changement de mœurs qui semble difficile à faire passer.
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