Avant son arrivée au Paris Saint-Germain pour une quarantaine de millions d’euros, Leandro Paredes ne suscitait pas vraiment un enthousiasme débordant en Europe, hormis chez les supporters des clubs où il est passé, à savoir Empoli, l’AS Roma et le Zenit. En France, l’Argentin n’a disputé que sept matches sus ses nouvelles couleurs (4 en Ligue 1, 1 en Ligue des Champions et 2 en Coupe de France), pour total de 441 minutes disputées (soit une moyenne de 63 minutes par rencontre). Un temps pas encore assez conséquent pour dresser un premier bilan parisien. Mais Paredes a déjà laissé entrevoir plusieurs choses intéressantes, à savoir une bonne qualité de passe longue et une capacité à tenter des frappes de loin. Chose qui a souvent fait défaut dans le jeu parisien. Mardi soir, face à Dijon (quart de finale de Coupe de France), le numéro 8 rouge-et-bleu a d’ailleurs confirmé qu’il savait se mettre au diapason avec ses coéquipiers de l’entrejeu (Marco Verratti et Julian Draxler).

Observé attentivement en Argentine

En attendant de le voir achever ses six premiers mois dans la capitale, FM a voulu traverser l’Atlantique pour recueillir les impressions argentines sur le néo Parisien. « Il a quitté très tôt le football argentin. A la base il devait être le successeur de Riquelme (à Boca Juniors), mais celui-ci était revenu (en 2007, jusqu’en 2014) donc Paredes était resté dans son ombre et avait fini par quitter le club (en 2014). On l’a donc peu vu en Argentine et Boca n’a pas pu profiter de son talent même si le club a réalisé une belle opération financière. Ç’a été positif de l’avoir vu quitter le championnat russe pour rejoindre une ligue plus réputée. Pour le moment il n’a pas suffisamment joué pour tirer des leçons de son passage parisien. Mais il a l’opportunité de progresser dans un club important d’Europe, ce sera bon pour sa carrière après son passage à la Roma », nous a déclaré Claudio Mauri, journaliste au quotidien La Nacion.

Et si les observateurs argentins sont attentifs à l’évolution de Paredes au PSG, c’est parce que le natif de San Justo commence sérieusement à se faire une belle place au sein de la sélection nationale. Appelé chez les Albicelestes pour la première fois en 2017, Paredes n’a pas été du voyage en Russie l’été dernier. Un mal pour un bien puisque le nouveau patron des doubles champions du monde, Lionel Scaloni, en a fait l’une des principales figures du renouvellement de l’Argentine au poste de milieu axial. Un choix qui a tout de suite mis l’intéressé dans de bonnes dispositions. « Je me sens à l’aise, et je pense que je ne suis pas le seul. Scaloni sait comment faire jouer l’équipe et le plus important, c’est qu’il donne aux joueurs beaucoup de libertés », déclarait-il dans un entretien accordé à Olé en décembre dernier.

Même Redondo est sous le charme de Paredes

Un bien-être en sélection qui se confirme par une statistique : Paredes est le seul joueur albiceleste à avoir été appelé à chaque fois depuis que le nouveau staff technique mené à Scaloni a pris les rênes de l’équipe nationale. Et ce n’est pas par hasard. « En ce qui concerne la sélection, il représente le futur. Beaucoup d’attentes ont été placées sur lui. Scaloni a commencé le renouvellement de l’équipe et il le tient en haute estime. Il adore le faire jouer au poste de milieu central, que ce soit en double pivot ou tout seul. Il a les caractéristiques qui manquent à beaucoup de milieux défensifs argentins, c’est-à-dire, de bonnes sorties de ballon et une aisance technique pour tout ce qui est passe courte ou longue. Il a une palette très intéressante qu’il doit confirmer. La Copa América au Brésil sera un bon test pour lui », indique Mauri.

Un enthousiasme que partage un certain Fernando Redondo. Référence du football argentin, l’ancienne gloire du Real Madrid milite lui aussi pour l’installation durable de Paredes au poste de milieu axial. « Je pense que Paredes est le joueur qui réunit toutes les conditions, c’est lui qui doit jouer exclusivement à ce poste. Il peut être le joueur qui apporte un équilibre défensif et qui gère le jeu, ce qui est fondamental. Avec Messi devant, on pourrait se procurer des situations avantageuses. Paredes a la technique et la capacité pour le faire comme Fernando Gago l’a fait en son temps », a-t-il déclaré dans des propos relayés par le quotidien argentin Olé. Un bel hommage qui donnera sûrement des ailes à celui qui a hérité du prestigieux numéro 8 porté par Thiago Motta.

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