Le 3 juillet 2012, Lille officialisait l’arrivée de Viktor Klonaridis. Méconnu en France, le milieu offensif belgo-grec débarquait dans le Nord en provenance de l’AEK Athènes, un mois seulement après qu’Eden Hazard ait lui quitté les Dogues pour filer à Chelsea. Talent hellène alors âgé de 19 ans, le natif de Seraing arrivait au LOSC non sans une certaine excitation : « Je suis très content d’être ici. Pour moi, c’est totalement différent de la Grèce. Je suis simplement très excité à l’idée de porter mon nouveau maillot et impatient de commencer à jouer », déclarait-il à sa signature.

Mais rien ne s’est passé comme prévu pour celui qui, en une saison à Lille, n’a eu droit qu’à trois petites entrées en jeu avec l’équipe première, se faisant même prêter à Mouscron en deuxième partie d’exercice. Retourné depuis en Grèce, puisqu’il s’est engagé cet été en faveur du Panathinaikos, le feu follet arborant le numéro 7 revient sur son aventure nordiste : « Mon expérience en France n’a pas été simple, mais je ne regrette rien, car j’ai progressé aux entraînements avec de grands joueurs comme Rio Mavuba, Salomon Kalou, Basa, Tulio et d’autres encore. Ils m’ont aidé à m’intégrer dans l’équipe, à m’adapter à un nouveau pays, une autre culture. En signant à Lille, les choses étaient claires dans ma tête : j’étais là non pas pour être un titulaire, mais pour progresser et grandir, en tant qu’homme et en tant que joueur. Je n’ai pas beaucoup joué, c’est le seul bémol, car je voulais montrer ce que j’étais capable de faire au plus haut niveau, chose qui n’a malheureusement pas eu lieu ».

Pour autant, loin d’être rancunier, l’homme désormais âgé de 21 ans ne conserve aucune rancœur vis-à-vis de son ancien coach à Lille, Rudi Garcia : « Je pense que Rudi Garcia m’appréciait beaucoup en tant que joueur, j’avais un bon rapport avec lui. Mais à un moment donné, il a estimé que je n’étais pas prêt, ce que je peux comprendre car j’étais jeune. Mon seul regret, c’est de ne pas avoir vraiment joué à Lille, je voulais donner beaucoup à ce club. Malgré tout, je ne pense pas que cette expérience soit un échec, car j’ai appris de cette expérience, j’ai gagné en maturité aux côtés de grands joueurs, et j’ai évolué tactiquement parlant sous les ordres de Rudi Garcia ». Des progrès qu’il confirme en cette saison. Auteure 6 buts en 25 matches disputés dans le championnat grec, celui dont le contrat expire en 2017 savoure :

« J’estime que, jusque-là, ma saison au Panathinaikos est bonne, et je remercie Dieu pour cela. On a progressé en tant qu’équipe, on fait du bon boulot. D’ici la fin de saison, notre objectif est de remporter la Coupe (le club est en demi-finale), et de terminer le plus haut possible en championnat (le club est actuellement troisième, à trois points du deuxième). À titre personnel, je suis heureux ici parce que je joue beaucoup de matches, j’apprends beaucoup chaque jour. Pour autant, je dois garder les pieds sur terre, rester humble et travailler toujours plus dur pour aller plus loin dans ma carrière. Je peux faire encore beaucoup mieux, et je travaille chaque jour pour ça ». Un retour au premier plan au pays, qui pourrait lui permettre d’attirer à nouveau l’attention en France. En tout cas, l’ancien Lillois ne ferme aucunement la porte à cette hypothèse : « J’ai signé au Panathinaikos car c’est un grand club, avec une grande histoire. Je suis venu ici pour jouer plus, ce qui est le cas. J’ai marqué, jusque-là, six buts cette saison. Je sais qu’il me faut confirmer la saison prochaine. Et après, si je me sens prêt, pourquoi pas revenir en France ? » Avis aux amateurs.