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Le pire onze de l’Histoire du PSG !

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Et si Zlatan Ibrahimovic avait en partie raison en affirmant qu'avant lui, il n'y avait rien eu au PSG ? Car avant que les pétrodollars et les stars ne débarquent dans la capitale, les supporters parisiens ont certes vu passer de grands noms, mais ont aussi dû supporter des joueurs médiocres qui sont devenus la risée de toute la France. Petite piqûre de rappel.

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Découvrez le pire onze de l'Histoire du PSG
Découvrez le pire onze de l'Histoire du PSG
©Maxppp

« Le public du Parc est exigeant. C’est étrange, car avant, ils n’avaient rien », voilà la déclaration fracassante que le Suédois a lâché samedi dernier à l’issue de son doublé face à Nancy. Si nous aurions pu concocter le meilleur onze de l’Histoire du PSG pour prouver à Zlatan qu’il y avait eu une vie avant lui à Paris, nous avons décidé de rentrer dans son jeu et de vous proposer le pire onze de l’Histoire du club parisien. Un onze que nous avons composé en interne avec votre participation, via Facebook et Twitter, et également avec la collaboration de Guillaume Blanc (ex AllPSG.com) et la rédaction du site de supporters parisiens PlanètePSG.com. Un article à prendre bien sûr au second degré, et qui sera bientôt suivi de onze similaires d’autres clubs français, histoire de ne pas faire de jaloux.

- Apoula Edel (2007-2011) : « Pour jouer le dimanche après-midi sur la pelouse du stade municipal, il ferait des merveilles. Dommage, il a eu le culot d’en faire un métier », lance Guillaume Blanc, grand supporter des Rouge-et-Bleu et ancien membre du site AllPSG.com. Il faut dire que le portier camerounais, naturalisé arménien et évoluant aujourd’hui en Israël, s’est plus fait remarquer au PSG pour ses nombreuses boulettes et son histoire de faux passeport que pour ses performances de haute voltige durant l’absence de Grégory Coupet. Ceci explique peut-être pourquoi lors de son premier match avec le PSG, en amical face à la Guinée (16 novembre 2007), il est entré en jeu au poste... d’attaquant ! Fantasque, mais pas fantastique !

- Éric Cubilier (2003-2004) : vainqueur de la Coupe de la Ligue avec Monaco en 2003, le latéral droit niçois a la bonne idée de se faire prêter au PSG la saison suivante pendant que ses compères de Monaco se hissent jusqu’en finale de Ligue des Champions. Malgré une victoire en finale de la Coupe de France, qu’il ne disputera pas d’ailleurs, Cubilier a passé le plus clair de son temps à cirer le banc parisien durant son prêt. Pas étonnant donc de le voir rejoindre Lens la saison suivante, toujours sous forme de prêt. « En même temps, quand on a la qualité de centre de Bernard Mendy et la vitesse de Diego Lugano, on mérite logiquement d’intégrer le pire XI de l’histoire du PSG », conclut d’ailleurs dans un sourire Guillaume Blanc.

- Marino Hélder (2004-2005) : 22 matches au compteur toutes compétitions confondues sous la tunique parisienne. Autant de matches qui ne resteront pas spécialement dans les mémoires. L’ancien international portugais (35 sélections, 3 buts) arrivait de Benfica avec une grosse expérience dans les bagages (La Corogne, Newcastle), mais il n’a jamais su déposer ses valises face aux attaquants de Ligue 1. Lourd, lent et prévisible à la relance, le Lusitanien n’aura brillé qu’une seule fois, en marquant de trente mètres contre Istres. Un souvenir qui ne suffit pas à effacer tout le reste...

- Geraldão (1991-1992) : dans la rubrique flops brésiliens, Geraldão est incontournable. Il est arrivé au PSG en 1991, l’année du rachat du club parisien par Canal +, en compagnie de ses compatriotes Ricardo et Valdo et il était le plus attendu ! Le défenseur central, titulaire et vainqueur de la Ligue des Champions avec Porto en 1987, était présenté comme le Ronald Koeman auriverde, et la légende disait qu’il inscrivait deux coups francs sur trois. Le public parisien n’aura vu que le troisième... Très lent et pas spécialement convaincant techniquement, il a quitté aussitôt la France pour se relancer au Mexique, c’est dire le niveau du garçon.

- Daniel Kenedy (1996-1997) : le latéral gauche portugais avait tout de la bonne affaire. Libre, il était titulaire indiscutable à Benfica et il sortait de JO d’Atlanta réussis avec la sélection olympique lusitanienne. Sur le papier, ça sentait le bon coup ! Mais les promesses sont restées lettre morte. Son placement approximatif n’avait d’égal que l’imprécision de ses centres. Seule sa condition physique était au rendez-vous. Mais comme le disait Pirelli, sans maîtrise la puissance n’est rien. Kenedy en est l’exemple vivant...

- Sergueï Semak (2005-2006) : un triplé au Parc avec le CSKA, et le voilà quelques jours plus tard recruté par le PSG ! Seul hic, le mystérieux milieu russe ne marquera qu’un seul but lors de son passage par la capitale française et retrouvera rapidement son pays d’origine, où il est considéré comme l’un des meilleurs joueurs de son État. Les supporters parisiens se demandent toujours pourquoi.

- Albert Baning (2006-2010) : « Un Mahamadou Diarra au prix d’un Romain Rocchi, l’offre est plus qu’alléchante », s’amuse Guillaume Blanc. Il faut dire que les dirigeants parisiens de l’époque présentaient ce longiligne milieu de terrain comme nouvelle pépite du football africain. Malheureusement pour le PSG, le Camerounais n’a jamais percé et a passé plus de temps à l’infirmerie ou en prêt que sur la pelouse du Parc des Princes.

- Hugo Leal (2001-2004) : avec trois saisons complètes dans les jambes au PSG, le milieu de terrain portugais est le joueur le plus capé de notre pire onze de l’Histoire du PSG. Il faut dire que pour retrouver trace d’un gros match d’Hugo Leal sous le maillot francilien, il faut faire preuve d’une sacrée imagination et d’une bonne dose de complaisance. Même lorsqu’il ouvre le score en finale de la Coupe de France, en 2003 face à Auxerre, il trouve le moyen de se faire expulser, assistant ensuite impuissant à la défaite des siens. Recruté pour plus de 9 M€ à l’Atlético Madrid par Luis Fernandez, une sacrée somme à l’époque, et culminant à près de 150 000 € par mois, Hugo Leal a coûté cher aux dirigeants parisiens, qui l’ont même payé pour qu’il quitte le club !

- Branko Bošković (2003-2006) : on raconte que coach Vahid, entraîneur du PSG à l’époque, a refusé Kaka, jugé trop cher, avant de se rabattre sur le méconnu monténégrin de l’Étoile rouge de Belgrade, présenté comme un joueur à l’aise techniquement. Mais de ses qualités techniques, le public parisien n’aura vu qu’une faculté déconcertante à jouer vers l’arrière. Son principal fait d’armes au PSG : un doublé décisif contre l’OM en Coupe de la Ligue. Mais comme les fans du PSG aiment le rappeler : « Au final, ça fait cher le doublé face à l’OM. »

- Carlos Bueno (2005-2007) : son transfert a d’abord causé beaucoup de maux de tête à la direction parisienne, son ancien club Peñarol contestant son transfert et celui de Cristian Rodriguez comme agents libres. Une fois le litige réglé devant la FIFA (il faudra s’y reprendre à deux fois), le buteur était enfin libre de marquer encore et encore pour justifier sa flatteuse réputation de goleador. Malheureusement, dans l’ombre de Pauleta, il n’aura fait trembler que les filets de Vermelles et Lyon-la-Duchère en Coupe de France...

- Everton Santos (2008-2012) : nous sommes en janvier 2008 et le PSG flirte avec la zone rouge. C’est alors que Valdo recommande à la direction parisienne une perle brésilienne répondant au doux nom d’Everton Santos. Confiant, le jeune homme de 22 ans n’hésite pas à se comparer à Robinho. « Mais dans le vestiaire parisien, on préfère parler du joueur sous le pseudonyme de Jean-Claude Robignaud », se souvient Guillaume Blanc. Everton Santos a été titularisé deux fois par Paul Le Guen, à chaque fois en Coupe de France. Face à Bastia, il a été transparent et contre la modeste formation de Carquefou, une équipe de CFA 2, il n’a même pas existé...

- Alain Giresse (entraîneur, début de saison 1998-1999) : nous sommes en 1998 et la France vient de gagner la Coupe du Monde. C’est à cette époque qu’Alain Giresse débarque à Paris après deux saisons passées sur le banc du TFC. Malgré le départ de plusieurs éléments emblématiques du club (Laurent Fournier, Vincent Guérin, Paul Le Guen, Raï, Alain Roche…), "Le Petit Prince de Lescure" dispose d’un groupe talentueux composé de joueurs expérimentés et surtout de la recrue phare Jay-Jay Okocha. Hélas pour lui, onze matches et cinq défaites plus tard, il est remercié par Charles Biétry, le PSG pointant à une décevante 8ème place en championnat. En un mot : éphémère.

- Remplaçants : Christophe Revault (gardien), Diego Lugano (défenseur central), Stéphane Dalmat (milieu de terrain), Alioune Touré (attaquant), Nicolas Ouédec (avant-centre).

Ont également été cités : Dominique Casagrande (gardien), Nicolas Laspalles (latéral droit), Francis Llacer (latéral droit), Godwin Okpara (défenseur central), Talal El Karkouri (défenseur central), José-Karl Pierre-Fanfan (défenseur central), Sammy Traoré (défenseur central), Igor Yanovski (latéral gauche), Jean-Hughes Ateba (latéral gauche), Alex Nyarko (milieu défensif), Willamis Souza (milieu droit), Agostinho (ailier), Edmilson (milieu offensif), Cyrille Pouget (attaquant), James Debbah (attaquant), Martin Cardetti (attaquant), Mateja Kezman (attaquant).

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