Que l’opération est bonne pour le Bayern Munich ! La 19e journée de Bundesliga s’est achevée hier et le géant bavarois se retrouve à une belle 2e place, un petit point derrière le leader Leipzig, qui est tombé hier sur la pelouse de l’Eintracht Francfort (2-0). Fort de son large succès 5-0 face à Schalke 04 à l’Allianz Arena, le Bayern a mis à bonne distance tous ses tracas de l’automne et peut même à nouveau penser au titre. Un joueur illustre parfaitement ce redressement de situation : l’emblématique Thomas Müller (30 ans), auteur face aux Knappen de son 100e but à domicile.

L’attaquant au profil hybride semblait doucement perdre de son niveau depuis quelques saisons. Le début de cet exercice confirmait cette tendance. Devenu remplaçant sous les ordres de Niko Kovac, l’Allemand était même annoncé comme un candidat au départ cet hiver. N’acceptant jamais son statut de remplaçant « ni à l’époque ni aujourd’hui. Je sentais que je pouvais aider l’équipe » assurait-il encore cette semaine, il a parfaitement profité du changement d’entraîneur (dans lequel il n’a pas eu un rôle neutre) pour se refaire la cerise.

Il veut revenir en sélection

C’est bien simple, depuis la prise de fonction d’Hansi Flick le 3 novembre dernier, Müller aligne des statistiques énormes avec 8 passes décisives et 4 buts en 9 rencontres de championnat. Rien à voir avec le Croate avec qui il n’avait réussi que 4 assists en 10 matches de Bundesliga. Le changement a largement été payant. « Depuis, ça se passe très bien pour l’équipe et moi, sauf lors des deux matches contre Gladbach (1-2) et Leverkusen (1-2), où nous avons bien joué mais perdu au final » synthétise le meilleur passeur du championnat avec 12 offrandes.

Avec ses 27 matches toutes compétitions confondues, ses 14 passes décisives et ses 7 buts depuis le début de la saison, l’international allemand (100 sélections, 38 buts) s’est fixé quelques objectifs d’ici juin. Il vise un tournoi international mais ce n’est visiblement pas les jeux Olympiques qui l’intéresse, lui qui fait partie des 50 pré-sélectionnés. « Un truc de médias... Avant les JO, il y a de nombreuses autres compétitions attrayantes. En plus de la Bundesliga, de la Coupe d’Allemagne et de la Ligue des Champions, il y a l’Euro... » Voilà un sacré défi alors qu’il n’a plus été appelé par Joachim Löw depuis mars 2019.