Amine Harit (22 ans) fait parler de lui en Allemagne. Et pas forcément en bien. Il a attiré la colère de son club en ne respectant pas le confinement qui lui a été imposé, comme à l’ensemble des joueurs. Comme le révèle les médias allemands, et notamment Sport Bild, le milieu offensif s’est rendu dans un bar à chicha à Essen dans la nuit de jeudi à vendredi. Il n’était pas seul et si l’information a filtré, c’est aussi parce que c’est la police qui est venue mettre fin à la fête.

Le club de Schalke 04 a même confirmé le problème par la voix de son directeur sportif Jochen Schneider. « Il est vrai qu’Amine était là avec un ami. C’est une erreur qu’il a maintenant également reconnue. Je lui ai encore une fois rappelé la gravité de la situation actuelle. Dans cette situation de crise grave, les choses qui étaient normales hier ne peuvent plus être tolérées aujourd’hui. Amine est très désolée et cela ne se reproduira plus. »

Harit avait lui même appelé au confinement

Dont acte mais le joueur ne s’est lui-même pas plié à un confinement auquel il a pourtant appelé. Quelques heures plus tôt, son club a diffusé sur les réseaux sociaux un message de l’international marocain où il demandait aux gens de rester chez eux. « Nous sommes pour quelques semaines dans une situation difficile. J’espère que tout le monde prend le sujet au sérieux et respecte les recommandations du gouvernement », avait-il indiqué.

Cette situation met du monde mal à l’aise dans son club et vient surtout rappeler qu’il ne peut pas y avoir de passe-droit dans de tels moments d’angoisse. Toute proportion gardée, cela vient rappeler le cas de Jovic au Real Madrid, qui n’a pas respecté les mesures de confinement imposées par les gouvernements espagnols et serbes, alors qu’il avait profité de la période pour se retourner au pays, y fêter l’anniversaire de sa compagne. Amine Harit semble l’avoir bien compris car il prévoit de faire un don aux organismes de santé.