Sauf nouvelles blessures de longue durée, Didier Deschamps aura un problème de riche à gérer : celui de coucher 23 noms pour aller défendre les chances françaises en Russie. Car si le sélectionneur a sans doute une idée de la majeure partie du groupe qui ira à la Coupe du monde, des choix s’annoncent difficiles à certains postes. A commencer par l’attaque. Déjà bien fourni pour ces deux matches face au Pays de Galles et l’Allemagne (Griezmann, Lacazette, Mbappé, Thauvin, Giroud, Coman, Martial, Fekir), le secteur offensif compte également d’autres éléments (Lemar, Dembélé, Payet) capables d’intégrer le groupe France.

Au milieu de terrain, même constat. Très garni (Matuidi, Sissoko, Rabiot, Tolisso, Nzonzi), l’entrejeu tricolore compte lui aussi d’autres joueurs de choix qui ne manqueront pas de postuler en mars prochain (Pogba, Kante, Bakayoko entre autres). Autant de cartouches de luxe qui vont rendre encore plus difficiles les choix pour Deschamps à l’approche des derniers matches amicaux. Une pression palpable pour un Corentin Tolisso très en vue lors de ses dernières apparitions en bleu et donc candidat solide au Mondial. « Ça va être difficile d’obtenir son ticket pour la Russie. Il y a énormément de concurrence à tous les postes. Il faut travailler au quotidien pour être appelé en mars et après il restera un mois et demi pour l’être en mai », a-t-il déclaré en zone mixte.

Une pression bénéfique pour la France ?

Une pression qui ne cessera de monter au fil des mois pour les Français et qui se fait également sentir chez l’un des cadres de la sélection, Blaise Matuidi. « Ça va être dur, mais c’est bien. Au final, les joueurs qu’il va prendre seront des joueurs de top niveau. C’est sûr qu’il y aura des déçus, mais c’est le football. Je vais essayer de tout faire pour y être. » A quatre mois du prochain rassemblement, le dernier avant l’annonce de la liste, tous les Bleus ne veulent donc pas se rater en club. Une pression supplémentaire que Samuel Umtiti voit comme un atout pour le groupe France.

« Il (Deschamps) nous a dit qu’il a des choix compliqués à faire. Mais c’est bien, ça tire le groupe vers le haut, tout le monde essaie de donner le meilleur de soi-même. Au final on a vu sur ces deux rencontres que ceux qui sont entrés nous ont beaucoup apporté alors qu’on pouvait se dire qu’ils n’étaient peut-être pas au niveau. On est content, maintenant c’est au coach de prendre un doliprane et de faire sa liste (rires). » Et si le défenseur du Barça peut avoir le sourire et ne pas trop craindre pour sa place (sauf pépin physique), d’autres ont plus que jamais ce compte à rebours en tête.