Entre 2011 et 2015, Arda Turan (qui fêtera ses 33 ans le 30 janvier prochain) s’était fait une jolie réputation en Espagne lorsqu’il évoluait sous le maillot de l’Atlético de Madrid. Technique et hargneux sur le terrain, l’international turc (100 sélections, 17 buts) avait d’ailleurs fini par s’ouvrir les portes d’un des deux mastodontes de la Liga, le FC Barcelone. Transféré en Catalogne en 2015 pour 35 M€, Turan avait toutefois été obligé de patienter pendant six mois avant d’avoir le droit de jouer au Camp Nou en raison de l’interdiction de recrutement infligée à l’époque au Barça.

Flop au Barça, scandales à répétition en Turquie

Un retard à l’allumage, symbole d’une aventure blaugrana très rapidement synonyme d’échec. Dans la ciudad condal, Turan n’a en effet disputé que 36 matches de Liga (5 buts) entre le 9 janvier 2016 et le 26 avril 2017, date de sa dernière apparition sous le maillot culé face au Deportivo La Corogne. Sans avenir à Barcelone, le joueur est alors rentré au pays durant le mercato hivernal 2018 où il a été prêté pour deux ans et demi à l’Istanbul Basaksehir. Un retour à la maison censé relancer sa carrière. En vain.

Quelques mois seulement après son arrivée à Istanbul, Arda Turan a complètement pété un plomb, le 4 mai 2018, lors du match contre Sivasspor. Alors que son équipe poussait dans les arrêts de jeu pour remporter la rencontre, le milieu de terrain a passé ses nerfs sur l’arbitre assistant après que ce dernier ait signalé un hors-jeu. Résultat : 16 matches de suspension (10 matches pour avoir bousculé l’arbitre, 3 pour l’avoir insulté et 3 pour avoir menacé ce dernier). Six mois plus tard, c’est un dérapage en discothèque (port d’arme illégal) qui a à nouveau perturbé l’aventure stambouliote de Turan.

David Beckham à sa rescousse ?

Agacé, l’Istanbul BB avait alors communiqué qu’il se réservait le droit de mettre un terme au contrat du joueur. Au final, Turan est resté mais a fini par être condamné à 2 ans et 8 mois de prison avec sursis en septembre 2019. Une condamnation qui a donc précédé l’annonce officielle faite hier de la fin du prêt de l’ancien Colchonero. Un chapitre de deux ans qui s’est refermé après deux scandales et 34 matches seulement de championnat disputés (2 buts). Contractuellement, Turan est donc censé retourner à Barcelone. Mais va-t-il le faire vraiment ?

Lié aux Blaugranas jusqu’en juin 2020, le Turc n’est clairement pas le bienvenu en Espagne. Selon divers médias ibères, le Barça ne veut pas entendre parler de lui. Hier, au moment de l’annonce de la fin de son prêt, Turan a d’ailleurs vu son nom être associé à Galatasaray. Info ou intox ? En Turquie, les journaux indiquent que le joueur attendrait un signe des Sang-et-Or, mais que cette rumeur aurait provoqué quelques remous entre le président du club stambouliote Mustafa Cengiz et son coach Fatih Terim. En clair, le premier ne voudrait pas du joueur alors que le second ne dirait pas non. Mais ce n’est pas tout. Turan aurait également été approché par un club qatari ainsi que par l’Inter Miami de David Beckham selon Fanatik.