L’interview de Jacques-Henri Eyraud dans L’Equipe la semaine passée a laissé des traces. Le président de l’OM a menacé indirectement Arema, la société de gestion du Vélodrome, et souhaite récupérer l’exploitation de toutes activités économiques au sein du stade. « Il est clair que notre niveau d’ambition pour le projet que nous portons dépendra très clairement de notre capacité ou non à exploiter l’outil important et stratégique que représente l’Orange Vélodrome. (...) Nous n’attendrons pas 2020 pour réviser nos ambitions à la baisse si l’exploitation du stade ne nous est pas confiée. » Une des solutions évoquées est notamment la construction d’un nouveau stade si jamais un accord n’est pas trouvé.

Il semblerait que les menaces du président délégué marseillais ne sont pas bien passées du côté d’Arema. Dans un communiqué que La Provence s’est procuré, la société suspend toutes les négociations actuelles avec l’OM. « Après plusieurs mois de dialogue entre les parties en vue d’établir un partenariat durable et positif, les prises de paroles répétées de la direction du club résident à l’encontre d’Arema et de la Ville de Marseille nous conduisent aujourd’hui à devoir suspendre les discussions entamées. » Voilà un dossier qui va donner du fil à retordre à Eyraud.

C’est même tout le projet de McCourt qui est contrarié car depuis la reprise en main du club, l’homme d’affaires américain n’a cessé d’exposer ses projets autour du Vélodrome dont il souhaite que l’OM devienne propriétaire. « Être locataire à mi-temps, cela n’a aucun sens. Si vous êtes propriétaire de votre maison, vous investissez pour le long terme. Si vous êtes locataire, ce n’est pas pareil » avait-il expliqué dans un entretien accordé à La Provence en octobre 2017. Ce feuilleton devrait animer l’actualité du club cet été, en plus d’un mercato qui s’annonce déjà chaud.