Ce dimanche soir, en clôture de la douzième journée de Ligue 1, l’AS Monaco, qui est en train de se refaire la cerise en termes de résultats, se présentait dans le Forez pour affronter une AS Saint-Étienne métamorphosée par l’arrivée de Claude Puel. Si les Verts ont ouvert le score juste avant l’heure de jeu par Denis Bouanga (et l’ont emporté 1-0), la fin de la rencontre a été surprenante puisque Wesley Fofana a été exclu avant d’être rappelé puisqu’il avait fait faute sur un Jean-Kevin Augustin hors-jeu de même pas un millimètre. En toute fin de match, Ruben Aguilar écopait lui en revanche d’un véritable carton rouge.

Il n’en fallait pas plus pour, qu’en conférence de presse, Leonardo Jardim, le coach de l’AS Monaco, pète littéralement un plomb contre l’arbitrage. « Le match était très équilibré, je ne comprends pas comment c’est possible de valider le but de Saint-Étienne avec une faute grossière au milieu avant. L’équipe d’arbitrage a voulu donner la victoire à Saint-Étienne. C’est un match équilibré, donc, qui donne la victoire ? C’est l’arbitre, bien sûr », a commencé par détailler Leonardo Jardim avant de poursuivre sur sa lancée.

« Une telle attitude, ce n’est pas du respect »

« C’était un match très équilibré. Après il s’est passé ce que tout le monde a vu. Comment c’est possible de valider un but après une faute grossière sur la transition de Saint-Étienne ? C’est incroyable, contraire à tous les mécanismes en place en France. Tout le monde à la télé a pu voir ça. 99 % des gens pensent la même chose, et personne chez les gens dont c’est le métier ne dit rien. J’ai mon fils à la maison qui m’a envoyé un message pour me dire : “papa, comment c’est possible ça ?” », poursuit-il. Dans la foulée de sa diatribe contre l’arbitrage, le natif de Barcelona au Venezuela est revenu aussi sur la semaine passée à Nantes et sur le temps additionnel insuffisant selon lui.

« La semaine dernière, on nous annule un but à Nantes , parce que les arbitres sont allés chercher un hors-jeu deux minutes avant. Aujourd’hui, il se passe ça : quatre minutes de temps additionnel avec deux cartons rouges, six changements ! Je ne comprends pas, je suis déçu parce que je suis professionnel et j’aime que les pros du football soient respectés. Une telle attitude, ce n’est pas du respect », a-t-il ainsi conclu. Une chose est certaine, ces paroles pourraient ne pas rester impunies. On sait très bien qu’en France, il est impossible de critiquer l’arbitrage et là, Jardim n’y a clairement pas été de main morte...