Si l’équipe de France A n’a pas laissé que de bons souvenirs lors de son passage en Afrique du Sud pour le compte de la Coupe du monde il y a de cela maintenant un an, la relève réalise pour sa part de grandes choses sur la scène internationale. Il y a de cela un peu moins de douze mois, l’équipe U19 remportait en effet l’Euro de sa catégorie d’âge, en venant à bout de l’Espagne en finale. Et pour cet été, c’est au tour des U17 de faire parler d’eux, eux qui disputent actuellement le Mondial au Mexique. Qualifiés pour les huitièmes de finale, les jeunes Bleus peuvent nourrir de grandes ambitions. Faisant partie des éléments moteurs de cette équipe, l’attaquant Sébastien Haller est promis à un bel avenir.

Contacté par nos soins, le joueur vous raconte son parcours : « Alors, j’ai débuté dans le club de ma ville, le F.C.O.Vigneux entre 2003 et 2005. Ça s’est très bien passé puis le coach de Bretigny a pris contact avec mes parents. Après ça, je suis allé m’entraîner avec les jeunes du club donc les benjamins et après de bonnes performances entre 2005 et 2007, j’ai effectué des essais à Auxerre et j’ai été retenu. À Auxerre, ça s’est tout de suite bien passé. Après avoir été en 13 ans, j’ai été surclassé chaque année. Je pense évoluer en 19 ans et CFA la saison prochaine. Je suis grand et assez physique. De plus j’ai un bon jeu de tête mais il me reste à développer ma rapidité et la vivacité ainsi qu’un peu de finition si je veux atteindre le haut niveau. Si je devais donner un modèle, je dirais Didier Drogba ».

De la Bourgogne au Mexique où il se trouve avec la sélection nationale, le buteur s’éclate : « Tout se passe bien. J’ai un cycle normal et je maintiens de bons résultats. À Auxerre, on forme des joueurs de football mais aussi des hommes et j’ai appris beaucoup de choses à Auxerre au niveau de mon comportement et des responsabilités que j’aurai ainsi que des efforts qu’il faut fournir pour atteindre le haut niveau. Aujourd’hui, j’ai signé un contrat de 3 ans professionnel avec le club avec 2 amis de la même génération, Soualiho Méité et Raphael Calvet. Au Mexique, c’est le rêve ! Il fait chaud nous sommes très bien logés et les gens ici sont très accueillants et tout est mis en œuvre pour que l’on soit dans les meilleurs conditions. On profite tous de ces moments pour pouvoir aller en vacances des souvenirs pleins la tête ».

Reste pour cela à aller le plus loin possible dans le tournoi et à briller, comme lors du premier match de la compétition disputé contre l’Argentine pour une cinglante victoire 3-0 : « Franchement, on s’attendait à tout sauf à ça. On est arrivé sur le terrain avec une envie de créer la surprise et de tout donner car ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de jouer l’Argentine. Et en fin de compte, ça s’est très bien passé. Je pense qu’on a un bon groupe. Après, aller au bout de la compétition n’est pas impossible même si ça reste quelque chose de lointain. Gagner un titre avec la sélection serait quelque chose de merveilleux et récompenserait tous nos efforts car cette saison a été très longue et éprouvante, ce serait un beau cadeau. Ces débuts n’ont pas changé énormément de choses si ce n’est que ça m’a encouragé à poursuivre et à tout donner car ça peut payer. Les sollicitations, je les laisse aux personnes qui s’occupent de ça pour moi car ça peut vite faire tourner la tête d’un joueur ». C’est ce qui s’appelle garder les pieds sur terre.