Sans la roublardise et l’expérience du PSG, nul doute qu’André-Pierre Gignac aurait été le héros du peuple marseillais. Dans tous les bons coups, l’ex-futur joueur de l’OM n’a pas ménagé ses efforts. Généralement affuté et motivé quand il s’agit d’affronter le club de la capitale, APG était bien dans le match et s’est offert un doublé en 15 minutes en fin de première période. Tout d’abord en prenant le dessus de la tête sur Marquinhos sur un superbe centre de Dimitri Payet, puis sur un duel remporté face à Sirigu. Deux buts qui n’ont toutefois pas suffi pour l’emporter face à Paris, comme en 2012, à la différence près qu’ils avaient au moins permis d’obtenir le point du nul.

Mais résumer la prestation de l’attaquant marseillais à ce seul doublé serait réducteur. Gignac n’a pas ménagé ses efforts et s’est imposé comme le joueur qui a tenté le plus de tirs durant le match (6 tirs – 2 cadrés). Mieux, il a impressionné par son sens de l’engagement et dans le nombre de fautes commises (4 fautes soit le plus grand total du match à égalité avec Matuidi). C’est d’ailleurs sur l’un de ses pressings que David Luiz s’est claqué. Pour l’ensemble de son œuvre, notre rédaction lui a accordé la note de 8, tout comme L’Équipe.

Un match plein et un signal fort envoyé aux grands clubs européens

Une véritable revanche pour l’actuel meilleur buteur de L1 en activité (99 buts) qui est repassé devant Zlatan Ibrahimovic au classement des réalisateurs de L1 avec 18 buts, et qui avait vu Michy Batshuayi venir lui contester son statut de titulaire. Pour ce qui est de son dernier classique sous les couleurs phocéennes, Gignac a régalé les 65 000 spectateurs du Vélodrome mais également envoyé un signal fort à ses courtisans.

A 100 % et motivé comme jamais, l’ancien Toulousain est capable de faire basculer une rencontre à lui seul et, sans porter injure au Dinamo Moscou, mérite mieux que la formation de Mathieu Valbuena. Une qualité de finisseur très recherchée sur le marché des transferts et qui ne manquera pas de faire réfléchir bon nombre de clubs européens, d’autant qu’il est libre de tout contrat et disponible à coût zéro. De quoi faire déjà regretter APG et ce, malgré le talent indéniable de son successeur désigné, un certain Michy Batshuayi.