Cette fois-ci, c’est fait. L’OM a officialisé le transfert de Mario Balotelli, la fin d’un long feuilleton qui aura duré plus de 6 mois. Après avoir laissé la parole à l’attaquant italien, qui a fait le show pour sa première en tant que joueur olympien, le président Jacques-Henri Eyraud a bien entendu commenté avec plaisir l’arrivée de celui qu’il a tant désiré. « Je crois que la réponse est assez simple, ça a été une volonté des deux parties. Il était libre dans 6 mois. On avait envie sur cette fin de saison de travailler ensemble. On verra ce qu’on fera l’été prochain. Tout est possible », a-t-il glissé pour répondre à la fameuse question sur la durée du contrat de Balotelli, à savoir 6 mois seulement.

Forcément, cela ressemble à une vision à court terme et surtout à un gros pari. Mais cela n’inquiète pas Eyraud outre mesure. « On fait sans arrêt des paris dans le football. (…) Il n’y a rien de différent avec Mario. La question c’est qu’effectivement, il n’a pas marqué de but et n’a pas joué depuis un mois. Mais on est tous convaincus du joueur qu’il est, du talent qu’il a et des qualités qu’il peut nous apporter. » Voilà pour le raisonnement de l’état-major olympien sur le bien fondé d’un tel recrutement. Par contre, le président n’a pas apprécié la lecture de certains papiers sur les coulisses des négociations, les demandes particulières du clan Balotelli et une relation compliquée avec son agent Mino Raiola. « J’ai lu que je ne m’adressais que par mails interposés. Je l’ai rencontré à plusieurs reprises, on a eu l’un et l’autre une attitude responsable et professionnel », a-t-il lancé, avant de continuer à démonter les informations parues.

Eyraud remercie Rivère et Fournier !

« J’ai lu des choses surprenantes. Ce n’est pas la première fois, je vais revenir là-dessus. J’ai lu beaucoup d’informations fausses. Sur des paliers au nombre de buts marqués, ce ne sont pas les bons chiffres. Sur son montant fixe, ce n’est pas le bon chiffre, sur sa part variable, on est très loin de la réalité. Sur une augmentation de salaire mensuel, alors là rien de ça. Quant à la question sur la prime d’éthique et de présence, il n’y en a pas dans son contrat. Attention à ce que vous pouvez lire », a-t-il prévenu. Avant de remercier Andoni Zubizarreta, son directeur sportif, pour son travail mais aussi, plus surprenant, le tandem Rivère-Fournier de l’OGC Nice, avec lesquels les relations étaient auparavant très tendues.

« Dans ce type de négociation, les choses peuvent durer. Je crois que j’ai dit une fois que c’était facile de dire oui à tout. Un transfert peut se régler en deux jours si on dit oui à tout. La discussion a été bien entamée par Andoni et s’est terminée avec un accord. L’accord trouvé est un bon accord pour les deux parties. À ce propos, je voudrais aussi remercier la direction de l’OGC Nice, Jean-Pierre Rivère et Julien Fournier. Ce sont des professionnels, avec qui j’ai eu des désaccords et des discussions musclées sur d’autres sujets. Je voulais les remercier du rôle et de l’attitude qu’ils ont eus. Je voudrais en profiter pour saluer leur travail. » Fournier et Rivère ont donc visiblement joué un véritable rôle, au-delà de la résiliation du contrat de Balotelli avec l’OGC Nice. Après toutes ces questions de paperasse, place au terrain, pour voir si le pari Balotelli sera gagnant.