Le visage fermé, Unai Emery a déboulé en conférence de presse d’après-match. L’entraîneur espagnol du Paris Saint-Germain était en effet remonté à l’issue de la défaite de son équipe, en huitième de finale de la Ligue des Champions, face au Real Madrid à Santiago Bernabeu (3-1). Pas en raison de la prestation de ses hommes, qu’il a jugé bonne, du moins face à la presse, mais en raison d’un arbitrage estimé partial. Que reprochait-il exactement à Gianluca Rocchi ?

« L’arbitre ne nous a pas aidés ici. Avec un penalty pas très clair (la faute de Lo Celso sur Kroos, ndlr). Un autre qu’il doit siffler sur une main de Sergio Ramos, c’est clair. Et après la faute qu’ il peut siffler sur Kimpembe, sur le deuxième but du Real. Si toutes ces choses à Paris sont différentes et plus équilibrées, alors je suis optimiste », a-t-il lancé. Une manière déjà de mettre la pression en vue du match retour. Et peut-être une première excuse pour digérer un peu mieux ce revers qui fait mal. Car, si l’arbitre a parfois rechigné à siffler en faveur du PSG sur de petites fautes madrilènes, il est difficile de déceler un véritable scandale sur la rencontre.

Pourtant, Emery est revenu à plusieurs reprises sur les décisions de M. Rocchi en conférence de presse. « Peut-être que je me répète,. Franchement, je pense que ce n’était pas équilibré. La tendance était de siffler en faveur du Real Madrid. On l’a vu et on l’a senti. Les cartons, les pénaltys. Pour moi ce n’est pas penalty, il aurait dû y avoir plus d’intensité (pour que le penalty soit justifié). La main de Ramos, je ne l’ai pas vu, mais on m’a dit que c’était main et penalty. Donc ce ne sont pas les mêmes critères, c’est tout ». Emery sera-t-il audible sur ses critiques ?