Foot Mercato : pour commencer, pourrais-tu revenir sur ton parcours et ta formation avant d’arriver à Caen ? Pourquoi avoir fait le choix de rejoindre le Stade Malherbe ?

Herman Moussaki : j’ai commencé le football à Ivry, au Ivry F.C. Ensuite je suis allé à Brétigny en U14, où j’ai beaucoup progressé et beaucoup appris jusqu’à mes U17 deuxième année. Puis l’ancien directeur du centre de formation caennais Francis De Taddeo m’a appelé pour que je rejoigne le club en U18. C’était le début d’un rêve. Je devais aller à Auxerre, et Lille et Marseille me voulaient aussi. Francis De Taddeo nous a convaincu par rapport au projet, il était très bon, on a privilégié ça plutôt que l’argent.

FM : quel type d’attaquant es-tu ? Quels sont tes qualités et les points où tu dois progresser ?

HM : mes principales qualités sont la vitesse, mes appels, mes un contre un. Je dois encore m’améliorer sur ma prise d’information et mon premier toucher de ballon. J’essaye de m’inspirer de tous les grands joueurs, ce sont des modèles. Ronaldinho m’a fait rêver, et Ronaldo, j’adore !

FM : tu as débuté en Ligue 1 cette saison, passant de la N3 à la Ligue 1 directement. Comment tu as vécu ce passage au monde pro ?

HM : je l’ai très bien vécu, le groupe m’a très bien accueilli, les entraînements étaient très bon. Arrivé sur le terrain, j’étais déjà prêt. Je m’entraînais déjà avec le groupe pro, deux ou trois semaines avant de débuter. Je me suis senti à l’aise dans les déplacements et les appels, mais surtout dans les un contre un, les une-deux. Dans le jeu j’étais à l’aise, tactiquement aussi. Ce qui était plus dur, c’est le rythme. Ce n’est pas le même rythme, c’était plus dur.

FM : la descente de Caen en Ligue 2 est-elle une "bonne nouvelle" dans le sens où tu vas pouvoir vraiment jouer et t’épanouir dans un championnat un peu inférieur à la Ligue 1 ?

HM : la Ligue 1 est un championnat très dur, mais il ne faut pas négliger la Ligue 2, c’est un très bon niveau. J’espère m’épanouir plus facilement et pouvoir plus me montrer, et plus progresser pour rapidement monter en Ligue 1. On s’est fixé ensemble l’objectif de remonter. Individuellement, je veux faire énormément de différences et faire gagner un maximum l’équipe. Le fait d’être un petit jeune c’est du passé maintenant, je suis passé footballeur professionnel, je fais partie du groupe, je suis toujours là. La pression ça change forcément, je dois jouer, je dois prouver.

FM : l’été dernier, tu as été tout proche de partir de Caen. Pourquoi avoir fait le choix de rester ? Tu as même fait un essai avec l’équipe B du Barça...

HM : j’ai fait le choix de rester par rapport à ma famille. Elle me disait que c’était peut-être un peu trop tôt pour partir. Il fallait d’abord me faire un nom, en Ligue 1, pour ensuite éventuellement partir. Pour le Barça, j’ai été contacté par Eric Abidal qui me voulait, il voulait que je signe. Ça s’est très bien passé, j’ai été très bien accueilli, c’est un gros club, c’était comme dans un rêve d’y être ! Mais ça ne s’est pas fait par rapport au contrat et ma famille, moi je n’étais pas forcément d’accord.

FM : as-tu refusé le Barça parce que les portes de l’équipe première étaient encore loin alors qu’à Caen tu étais proche de débuter en pro ?

HM : c’est exactement ça !

FM : Caen est une des références en termes de formation et ses équipes cartonnent chez les jeunes...

HM : au centre, nous sommes très bien encadrés par les éducateurs. Ils sont très bons, ils nous font progresser, ils nous poussent à tirer le maximum de nous même, de toujours vouloir montrer plus.

FM : as-tu déjà un plan de carrière ? Où te vois-tu dans cinq ans ?

HM : oui bien sûr, avec mes agents et ma famille on a un projet, j’espère être dans une bonne équipe européenne dans cinq ans. J’aime beaucoup l’Espagne, il y a quelques années ça n’a pas pu se faire, pourquoi pas bientôt ! Les propositions étaient intéressantes, mais je voulais rester à Caen pour d’abord acquérir le niveau de la Ligue 1, maintenant de la Ligue 2, et confirmer pour ensuite partir. Moi personnellement, je souhaite me montrer en France pour ensuite arriver dans un club par la grande porte.

FM : tu es donc attiré par la Liga...

HM : la Liga, c’est un championnat que j’affectionne, au niveau du jeu et de la tactique, ça correspond vraiment à mon style de jeu. C’est dans la tête. Ce jeu là, j’aime beaucoup. Des joueurs comme Ben Yedder, Griezmann et j’en passe sont des exemples, j’espère un jour avoir leur carrière.

FM : tu as récemment été appelé par les espoirs du Congo. As-tu fait un choix au niveau de la sélection que tu souhaites représenter ?

HM : pour l’instant, je n’ai pas encore fait de choix définitif. Mais j’ai grandi en France, j’ai fait mes classes en France, je me sens Français, j’aimerais beaucoup représenter la France. Je n’ai pas encore la double-nationalité, c’est en cours, c’est pour ça que je n’ai pas été sélectionné encore.

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