Parti de l’Olympique Lyonnais pour le Betis, Nabil Fekir (26 ans) ne regrette absolument pas son choix. Les Verdiblancos ne sont peut-être pas aussi réputés que Liverpool, mais en Andalousie, l’international tricolore (22 sélections, 2 buts) réalise un bon début de saison (2 réalisations en 3 matches). Pourtant, les inconditionnels de Fekir peuvent toujours regretter de ne pas avoir vu leur protégé s’engager en faveur des Reds durant l’été 2018. L’affaire semblait réglée quand le club de la Mersey a fait machine arrière. Pour quelle raison ? Un problème au genou est évoqué.

Un bruit de couloir insistant qui n’a pas laissé le joueur de marbre. Revenu chez les Bleus, Nabil Fekir est revenu pour la première fois sur cet épisode douloureux de sa carrière dans les colonnes de L’Equipe. « Moi, je suis tranquille car ce qu’il s’est dit, ce n’est pas la vérité. Le genou, il va très bien. (…) Mais le pire, c’est qu’on puisse avancer que c’est à cause de ma famille que le transfert n’a pas eu lieu, c’est un mensonge... (…) Vous voulez la vérité ? Sachez que même moi, je ne la connais pas ! Je vous l’assure ! J’ai fait ma visite médicale et, derrière, ils ont décidé de ne pas me faire signer. À un moment, ils ont voulu me faire croire que c’était le genou ».

Nabil Fekir tacle Jean-Pierre Bernès

Un souci au genou qui, selon le milieu offensif, a nui à sa réputation vis-à-vis de potentiels courtisans. Aujourd’hui, Fekir assure n’avoir aucune rancoeur envers Liverpool. En revanche, l’histoire n’est pas la même avec son ancien agent, Jean-Pierre Bernès. Un homme qui ne serait pas forcément étranger à l’avortement du transfert. « Peut-être… Après, comme je l’ai dit, c’est le destin. Mais quand, dans les négociations, tu n’es pas informé de tout ce qu’il se passe, ce n’est pas normal. (...) Quand vous n’avez rien de bien à dire sur quelqu’un, ça ne sert à rien de parler ». Une version fermement contestée par Bernès, toujours dans les pages du quotidien.

« Il faut qu’il arrête son cinéma et de prendre les gens pour des imbéciles. Tout le monde sait ce qu’il s’est passé », a-t-il déclaré, précisant que l’opération avait capoté à cause de l’état du genou de Fekir, de la visite médicale et de l’irruption d’un avocat ayant réclamé à ce que les négociations soient reprises à zéro entraînant ainsi l’arrêt des tractations. Deux versions différentes qui opposent deux hommes toujours en conflit. Séparé contractuellement du joueur, Bernès a d’ailleurs assigné Fekir devant le tribunal de grande instance de Marseille pour motif de rupture de contrat prématurée.

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