Ligue des Champions

L’Angleterre retourne sa veste avec le PSG

Ce soir, le Paris Saint-Germain accueille Chelsea en 1/8e de finale aller de l’UEFA Champions League. En Angleterre, les champions de France et d’Europe sont toujours pris au sérieux, mais ils n’impressionnent plus autant qu’avant. Les éloges ont laissé place aux critiques.

Par Dahbia Hattabi
5 min.
Luis Enrique, entraîneur du PSG. @Maxppp

Ce matin, il a fallu fouiner et éplucher de nombreux médias pour trouver la trace d’articles évoquant le choc entre le Paris Saint-Germain et Chelsea en Ligue des Champions. Il faut dire que la presse britannique s’est surtout intéressée aux malheurs du Tottenham d’Igor Tudor. Malgré tout, la rencontre entre les champions d’Europe en titre et les Blues a été traitée par certaines publications. Toutes ou presque sont incapables de livrer un pronostic puisque les deux formations connaissent cette saison des hauts et des bas. Mais le Mirror estime que la bande de Luis Enrique a encore des ressources pour l’emporter ce soir dans un Parc des Princes acquis à sa cause. «Le PSG n’a pas été aussi étincelant que la saison dernière, mais il a les moyens de venir à bout de Chelsea», assure le tabloïd.

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D’autres publications sont moins confiantes, à l’image du Sun. «Le PSG, tenant du titre, affronte Chelsea, champion du monde, dans ce qui s’annonce comme un huitième de finale explosif. Cela dit, aucune des deux équipes n’a été très convaincante ces derniers temps. L’équipe française aura à cœur de prendre sa revanche après cette finale de Coupe du Monde des Clubs l’été dernier, après un parcours remarquable tout au long de la compétition et une grande confiance dans ses adversaires (…) Le PSG a seulement 3 victoires à son actif lors de ses 7 derniers matches à domicile. Ce qui devrait donner un peu d’espoir à Chelsea. Mais le problème pour les Blues, c’est qu’ils n’ont pas été assez convaincants eux-mêmes lors de bon nombre de leurs derniers matches.»

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Un PSG moins impressionnant

The Sun poursuit : «ils ont marqué de nombreux buts lors de leurs 5 derniers matches à l’extérieur – 16 pour être exact – mais ils encaissent aussi des buts, et ces résultats ont été obtenus contre des équipes qu’ils auraient dû battre.» De son côté, le Guardian, qui évoque «une revanche parisienne», juge le PSG moins effrayant. «Le PSG a déçu cette saison : en tête de la Ligue 1 avec 1 point d’avance après sa défaite 3-1 face à Monaco vendredi dernier, l’équipe a dû disputer les barrages suite à sa 11e place au classement général de la Ligue des Champions et semble fatiguée depuis la Coupe du Monde des Clubs. Les blessures ont pesé lourd et les nouvelles recrues n’ont pas été à la hauteur. Des tensions internes sont apparues et le choix de vendre Donnarumma à Manchester City et de le remplacer par Lucas Chevalier reste sujet à débat.»

Mais il faudra prendre les Franciliens au sérieux. «Le PSG reste néanmoins un adversaire redoutable. Fabián Ruiz est blessé au genou, mais Vitinha est exceptionnel au milieu de terrain et on espère le retour de Neves, remis de sa blessure à la cheville. En attaque, Ousmane Dembélé, Khvicha Kvaratskhelia, Bradley Barcola et Désiré Doué auront à cœur de rectifier le tir face à une défense de Chelsea qui n’a pas encore réussi à garder ses cages inviolées à l’extérieur en Europe cette saison. Chelsea, de son côté, a prouvé qu’il pouvait punir le PSG. Le plan de jeu a été superbement exécuté lors de la finale de la Coupe du Monde des Clubs. Le milieu de terrain a pressé haut, Robert Sánchez a distillé de longues diagonales par-dessus l’arrière gauche parisien, Nuno Mendes, et cette organisation a permis à Cole Palmer d’avoir l’espace nécessaire pour sceller la victoire grâce à une prestation magistrale. Le PSG ne sous-estimera pas la menace. »

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Un test pour le Chelsea de Rosenior

D’autant que Liam Rosenior, qui dirige Chelsea, connaît parfaitement le PSG. Ce soir, il jouera gros selon Sky Sports. «Si Liam Rosenior a tiré des leçons de son prédécesseur Enzo Maresca, il a sans doute constaté l’impact qu’une victoire contre le PSG peut avoir sur un entraîneur de Chelsea. Ce n’est peut-être pas la finale de la Coupe du Monde des Clubs, mais Rosenior a encore l’opportunité de transformer ce huitième de finale de Ligue des champions en une victoire marquante, de se débarrasser en partie de l’étiquette quelque peu méchante de « Liam LinkedIn » que certains lui ont collée et de prouver qu’il a le sérieux nécessaire pour réussir à Stamford Bridge (…) Les déclarations publiques de Rosenior, ses choix d’équipe et ses ajustements tactiques n’ont pas vraiment contribué à apaiser les doutes quant à sa capacité à gérer des supporters qui gardent un souvenir ému de Mourinho, Conte et Ancelotti, ainsi que de quelques soirées européennes mémorables à l’ouest londonien. »

Sky Sports conclut : «cependant, une victoire face à ces mêmes tenants du titre en Ligue des Champions, qui ont éliminé des équipes anglaises à chaque tour à élimination directe la saison dernière, contribuerait à renforcer sa crédibilité aux yeux des supporters de Chelsea. Rosenior connaît le PSG de Luis Enrique aussi bien que n’importe quel autre entraîneur encore en lice, pour avoir dirigé l’équipe en L1 pendant 18 mois avant de rejoindre Chelsea. Son équipe de Strasbourg reste l’une des deux seules à être restées invaincues au Parc des Princes en championnat. L’entraîneur des Blues a montré des signes encourageants (…) S’il n’y a pas d’autres surprises dans la composition de l’équipe, Rosenior n’a aucune raison de ne pas quitter Paris satisfait pour la deuxième fois cette saison.» En Angleterre, on estime qu’il a toutes ses chances d’y parvenir face à un PSG moins rayonnant. Encensé il y a quelques mois, pour son jeu, son collectif et ses talents, Paris a perdu de sa superbe aux yeux de la presse anglaise, qui a changé d’avis.

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