PSG : une qualification mais des gros doutes !
Le PSG jouera bien les 8es de finale de la Ligue des champions. Mais ce mercredi soir au Parc des Princes, les champions d’Europe n’ont pas vraiment rassurés, finalement sauvés par l’expulsion de Coulibaly.
L’essentiel est assuré, le PSG sera bien au rendez-vous des 8es de finale de la Ligue des champions. Problème, difficile d’être rassurant et confiant ce mercredi soir. Sur l’ensemble de cette double confrontation face à Monaco, le PSG a été laborieux, loin du niveau qu’on attend du champion d’Europe en titre. À l’aller, au stade Louis-II, les champions d’Europe avaient été menés 2-0 après seulement 18 minutes. Ils s’en étaient sortis grâce à un Désiré Doué étincelant, une expulsion de Golovin et une capacité à retourner des situations défavorables qui leur avait permis de rentrer à Paris avec un avantage précaire (2-3). Ce mercredi, avec l’avantage du but à préserver, jouer au Parc des Princes devant leur public, et face à un Monaco 8e de Ligue 1, le minimum syndical était de mettre fin au suspense rapidement. Mais cela n’a pas été le cas. Bien au contraire.
Pendant quasiment une heure, Monaco a été la meilleure équipe sur le terrain, ou du moins l’équipe la plus dangereuse et impliquée. Organisés en 3-5-2, les hommes de Pocognoli ont mis le PSG en difficulté dans toutes les zones du terrain. Barcola, dans le dur, n’a jamais trouvé le décalage. Vitinha, pourtant laissé au repos face à Metz, n’a pas semblé frais physiquement. Le PSG a manqué de fluidité, de verticalité dans le secteur offensif. Le secteur défensif n’a pas rassuré non plus, avec des joueurs souvent en retard dans le duel. Mené à la mi-temps, en difficulté sur l’ensemble des deux matchs, avec Monaco qui n’était plus qu’à un but de l’élimination… Le scénario catastrophe était tout proche.
Le PSG a eu de la chance
Au retour des vestiaires, le PSG a mis timidement le pied sur l’accélérateur sans parvenir à bousculer un bloc monégasque bien en place et qui avait un coup à jouer en transition. Et puis le jeune Mamadou Coulibaly a offert au PSG une porte de sortie. Deux jaunes en 3 minutes, une expulsion, Monaco à dix. Sur le coup franc qui suit, Doué centre pour Marquinhos qui coupe la trajectoire pour le 1-1 (60e). Dans la foulée, Kvaratskhelia a fait la différence en renard des surfaces à la 66e. Deux buts en moins de six minutes pour se mettre à l’abri et assommer Monaco. Mais même comme ça, le PSG n’a pas semblé en confiance. En témoigne cette fin de match inquiétante avec un but encaissé et cette dernière action où la défense parisienne a tremblé jusqu’au bout. En zone mixte, le buteur Kvaratskhelia a avoué que son équipe avait un peu perdu en confiance après le but monégasque. « Monaco est une très bonne équipe. Je pense qu’on avait des occasions de marquer avant eux. Mais ils jouaient bien en contre-attaque et ils étaient dangereux. On est bien revenu en seconde période et je pense que c’est juste à la fin du match, quand on encaisse ce nouveau but, que ça a été difficile. Mais on a fait un match. Si on a pensé qu’on pouvait être éliminé ce soir ? Bien sûr, tout peut se passer dans le football. Monaco est une très bonne équipe. Ils défendent et attaquent bien. Quand ils ont marqué, on a perdu un peu en confiance. Mais après, le coach nous a parlé dans le vestiaire et on a eu une bonne motivation après ça. »
Le milieu de terrain portugais Joao Neves avait une analyse différente et a estimé que son équipe n’avait jamais vraiment eu peur. « Je pense qu’on était mieux. On a fait match nul, mais on a marqué plus qu’eux. Je pense qu’on fait un bon match, ce n’est pas le meilleur mais c’est comme ça. On va grandir. Non, on n’a pas du tout eu peur d’être éliminé. Il y a toujours le temps de jouer. On ne joue jamais avec la peur, on n’a jamais la peur de perdre. Luis Enrique n’était pas énervé à la mi-temps. Il était content mais attendait plus de nous. Il nous a aidés en nous disant ce qu’on devait faire de mieux. » Son coach Luis Enrique a justement tenu un discours aussi optimiste sur la suite pour le PSG. Mais en attendant, les faits sont têtus : deux buts encaissés malgré la supériorité numérique, Faes qui frôle l’égalisation d’une tête à la toute dernière seconde, et un score cumulé de 5-4 qui ne reflète pas vraiment une domination parisienne. Face à un 8e de finale qui s’annonce autrement plus relevé (Chelsea ou le Barça), Luis Enrique et son groupe auront du travail à faire…
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