Valence : le retour miraculeux de Mouctar Diakhaby
Hier, Valence a été humilié par le FC Barcelone (1-7). Mais au cœur de cette soirée catastrophique, un Valencian a retrouvé le sourire : Mouctar Diakhaby. Gravement blessé au genou le 2 mars 2024, l’ancien joueur de l’OL a fait son grand retour sur les terrains. Un come-back qui tient du miracle.
Valence a vécu un sale dimanche. En pleine lutte pour le maintien, le club ché se déplaçait à Barcelone pour le compte de la 21e journée de Liga. Un déplacement qui a tourné à l’humiliation. Giflée 7 buts à 1, l’équipe de Carlos Corberan a réalisé une très mauvaise opération. Au classement, Valence reste scotché à une inquiétante 19e place et cette fessée catalane lui a également plombé sa différence de buts (-16). Un mauvais point qui pourrait se payer cher en fin de saison. Mais hier, il y avait un joueur du VCF qui n’avait peut-être pas la mine aussi déconfite que ses coéquipiers.
Ce joueur, c’est Mouctar Diakhaby. La dernière fois que l’on a vu le défenseur guinéen sur un terrain, c’était le 2 mars 2024 face au Real Madrid. Ce jour-là, Diakhaby a fini la rencontre évacué sur civière après une blessure terrible à un genou, suite à un contact avec Aurélien Tchouameni. Salement touché, l’ancien pensionnaire de l’OL a clairement vu sa carrière être menacée. Certains spécialistes annonçaient d’ailleurs qu’il lui faudrait un an, voire deux, pour récupérer, sans même parler d’un retour sur les terrains. Au final, Diakhaby est donc réapparu sur le rectangle vert la 83e minute du match face au Barça, 330 jours après sa grave blessure.
«C’est un miracle»
« Il est évident qu’aujourd’hui (hier), il n’y a pas d’autre possibilité de souligner quelque chose de positif que le retour de Diakhaby, qui a été absent pendant longtemps et qui est un joueur important pour l’équipe. Ces minutes lui permettront de récupérer petit à petit et d’apporter un plus à l’équipe », a commenté son coach à l’issue de la victoire. Mais si le joueur de 28 ans est ravi de pouvoir rejouer, Marca est allé interroger l’homme qui l’a opéré : le professeur Bertrand Sonnery-Cottet. Le chirurgien-orthopédie lyonnais se trouvait à Chicago quand le journal espagnol l’a contacté, mais il a pris le temps de répondre aux questions sur Diakhaby. Et le Français n’y est pas allé par quatre chemins : Mouctar Diakhaby est un miraculé.
« C’est une belle histoire. C’est un miracle, étant donné qu’il souffrait d’une luxation du genou, qui a entraîné la rupture de tous ses ligaments et de plusieurs tendons autour du genou lors de cette blessure. Heureusement, le nerf responsable de l’élévation du pied est resté intact, tout comme son cartilage. De plus, il est miraculeux que l’artère poplitée ait également été préservée, car ce vaisseau est souvent touché en cas de luxation du genou. Le calendrier de son retour au sport est conforme à nos attentes et à nos expériences passées. Cette trajectoire de rétablissement dépend largement des complications généralement associées à ces chirurgies complexes, que Mouctar n’a heureusement pas connues. La force mentale et la détermination de Mouctar ont été extraordinaires. La résilience mentale est un facteur crucial dans ces processus de rétablissement, qui l’emporte souvent sur la forme physique, souvent excellente chez les athlètes ». Pas passé loin du drame, Mouctar Diakhaby peut désormais reprendre sa vie de joueur de football.
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