Frank McCourt raconte comment il a racheté l'OM

Arrivé en octobre (officiellement) à la tête de l'Olympique de Marseille, Frank McCourt est très souvent présent à l'Orange Vélodrome. Mais comment en est-il arrivé à racheter l'OM ? Il a répondu dans Forbes.

Jacques-Henri Eyraud et Frank McCourt sourire aux lèvres après le rachat de l'OM
Jacques-Henri Eyraud et Frank McCourt sourire aux lèvres après le rachat de l'OM ©Maxppp

Frank McCourt est un homme que l'on voit beaucoup. Il a effectué une deuxième tournée des médias, mais, le plus important, on l'aperçoit très souvent à l'Orange Vélodrome lors des matches de l'Olympique de Marseille, l'équipe qu'il a officiellement racheté le 17 octobre dernier. Pourtant, on pouvait craindre une gestion lointaine de la formation du Sud de la France. Il n'en est, semble-t-il, rien pour le moment même si l'on attend encore des signes d'implications.

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Cela passera forcément par le mercato estival très attendu sur la Canebière après un mercato d'hiver plutôt bien réalisé (arrivées de Grégory Sertic, Patrice Evra, Morgan Sanson et Dimitri Payet). Mais ces arrivées n'auraient jamais pu arriver si l'homme d'affaires américain (de Boston, précisément) n'avait pas repris l'OM et cela n'est pas passé loin. « L’Olympique de Marseille c’est une histoire différente (que les autres équipes ou compétitions sportives qu'il possède, ndlr). L’OM m’a trouvé. J’étais à un mariage dans le sud de la France, des amis à moi se mariaient. Tous les gars autour de moi parlaient de l’OM parce que c’est une grosse équipe en France et c’est la seule équipe française à avoir remporté la Ligue des Champions », a-t-il expliqué dans un entretien fleuve accordé à Forbes.

La rencontre avec Jacques-Henri Eyraud a tout changé

Dans la foulée de ce petit élément de contexte, Frank McCourt a écouté attentivement ce qu'il avait entendu, les points positifs et... négatifs. « Ils ont une base vraiment grande et passionnée de fans. J’étais en train de les écouter parler du fait que le mari de la femme qui avait le club était décédé et qu’elle allait le vendre, que ça n’allait pas vraiment que ce soit sur le terrain ou à propos de la mauvaise situation financière. Toutes les choses que j’ai pu entendre avec les Dodgers, mais aussi les points positifs son magnifique public, la marque, son incroyable histoire et sa tradition. Un bon pedigree. C’est une très bonne marque internationale de football, un magnifique stade et ceci et cela. Très peu d'équipes sportives ont cela et l’OM est l’une d’entre elles. Au début j'ai juste écouté, c'était intéressant et ça ressemblait aux Dodgers », a-t-il poursuivi, ayant eu la chance que les fans marseillais aient connu Marcelo Bielsa, qui les a fait rêver peu de temps avant.

Ensuite, c'est une rencontre qui a fait toute la différence. Un homme d'affaires qui était en course pour acheter l'Olympique de Marseille, un certain Jacques-Henri Eyraud, l'a rencontré : « puis j’ai été approché l’été dernier par quelqu’un qui avait fait une offre pour racheter le club pour investir dans l’OM, mais aussi en France, dans d’autres affaires. J’ai décliné. Son plan était bon, mais je n’étais pas intéressé pour investir dans une autre équipe sportive. Nous avons eu une excellente discussion, constructive, très directe, j’étais vraiment impressionné par lui. Puis ensuite il m’a rappelé et il m’a proposé d’acheter le club, mais que lui le gère. Il était très avancé dans les discussions alors que moi je n’y étais pas. Je lui ai alors dit que c’était intéressant puis "serais-tu OK pour gérer sur le long terme, vivre à Marseille avec toute ta famille ?" Et il a dit oui ».

Enfin, Frank McCourt a expliqué les premiers problèmes qui se posaient à lui lorsqu'il a repris le club. Sans oublier, bien entendu, de rendre à Jacques-Henri Eyraud ce qui lui appartient. « Jacques-Henri Eyraud, je n’aurais pas pu le faire sans lui car je ne viens pas de France, je ne parle pas couramment le français, ça prend du temps de comprendre une culture. La première chose que j’avais à faire, dans ma tête, était de montrer aux Français que je les respectais eux et leur culture, que j’étais un PDG dans lequel ils pouvaient croire et ça a très bien marché ». Une histoire digne des meilleurs story-telling modernes !

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