Inter : le récit de la journée journée dramatique de Josep Martinez, impliqué dans un accident mortel
Le club lombard a vécu une journée très difficile, marquée par l’implication de l’un de ses joueurs dans un accident mortel. Aujourd’hui, on en sait un peu plus sur le déroulé du drame.
L’information a glacé le sang de toute l’Italie. Hier matin, les réseaux sociaux se sont enflammés quand plusieurs journalistes transalpins ont annoncé que l’Inter annulait purement et simplement la conférence de presse de Cristian Chivu, à la veille du match de Serie A contre la Fiorentina. Quelques minutes plus tard, on apprenait l’horreur. Alors qu’il se rendait au centre d’entraînement de l’Inter, Josep Martinez a accidentellement renversé et tué un homme en fauteuil roulant.
La thèse d’un malaise fatal tient encore
Selon les premières versions des médias transalpins, la scène s’est produite vers 9h30 et serait survenue suite à un malaise de la victime, un homme de 81 ans, ce qui aurait provoqué un changement de direction inattendu du fauteuil roulant. Ce matin, la Gazzetta dello Sport nous en apprend davantage sur ce drame. La victime s’appelait Paolo Saibene et empruntait régulièrement la piste cyclable longeant la route numéro 32 située à 5 km du centre d’entraînement nerazzurro. Selon les premiers témoignages, la thèse du malaise fatal tiendrait la route puisque l’homme de 81 ans a été vu en train de vaciller de manière étrange avant d’être déporté sur la route.
Josep Martinez arrivait malheureusement à ce moment-là et n’a pu éviter le drame, survenu via Bergamo à Fenegrò, un petit village de la province de Côme. Le deuxième gardien intériste ainsi que la femme qui conduisait derrière lui ont immédiatement tenté de porter secours à M. Saibene. En vain. Martinez n’a pas été blessé, mais se trouvait en état de choc. Plusieurs de ses coéquipiers, qui empruntent la même route pour se rendre à l’entraînement, l’ont vu assis au bord de la route, se prenant la tête entre ses deux mains.
Martinez encourt entre 2 et 7 ans de prison
L’Espagnol conduisait un véhicule de la marque ByD (l’un des sponsors du club) qu’il venait de recevoir il y a à peine deux semaines et qu’il conduisait pour la deuxième fois. Le journal au papier rose ajoute que le joueur n’était pas en excès de vitesse sur cette route limitée à 70 km/h. De plus, les tests d’alcoolémie et de stupéfiants ont tous été négatifs. L’Inter a immédiatement dépêché des soutiens pour son gardien, qui a ensuite témoigné dans un commissariat, accompagné d’un avocat du club. Les enquêteurs ont saisi le téléphone de Martinez afin de savoir si ce dernier l’utilisait au moment de l’accident.
Pour ce qui est des possibles sanctions, la Gazzetta explique que le gardien encourt une peine de 2 à 7 ans de prison selon l’article 589 bis du Code pénal. Du côté de l’Inter, la conférence de presse de Chivu a donc été logiquement annulée, mais l’entraînement a bien eu lieu, dans des conditions que l’on imagine difficiles. Quant à Josep Martinez, il n’a regagné son domicile que vers 18h, après avoir été accompagné toute la journée par plusieurs membres du club : le manager de l’équipe, le responsable de la sécurité et le médecin de l’équipe. Chez lui, un psychologue du club l’attendait, car le joueur aurait du mal à parler de ce qu’il s’est passé. Martinez a ensuite fermé ses réseaux sociaux et ne reviendra pas à l’entraînement avant plusieurs jours… si l’enquête le permet.
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