Droits TV : la terrible sortie d’un président de L1
Dans un entretien accordé au Parisien, le patron du PFC, Pierre Ferracci, a dressé un bilan de l’état du foot français. S’il dit soutenir le projet de la chaîne 100% Ligue 1, il espère voir Canal+ revenir à la table des négociations l’an prochain, pour l’intérêt de tous.
Comme attendu ces dernières semaines, la Ligue de Football Professionnel a annoncé la création de sa chaîne dédiée à la retransmission de la Ligue 1 à partir de la rentrée prochaine. Face au désengagement attendu de DAZN après une saison seulement, et au refus de Canal+ de revenir dans la partie comme l’a affirmé Maxime Saada ces derniers jours à L’Équipe, la ligue est donc passée au plan B.
Arrivé à la tête de LFP Media ces derniers mois pour valoriser le football français et trouver des solutions dans une période de crise, Nicolas de Tavernost a su convaincre les clubs de Ligue 1 de la stratégie qu’il comptait mettre en place malgré certaines réticences. Mais l’ancien patron de M6 a prévenu cette semaine : les deux premières années devraient être difficiles. Interrogé par Le Parisien, Pierre Ferracci, patron du Paris FC, a exprimé tout son soutien à l’homme de 74 ans. Même si son analyse globale sur l’état du foot français reste, pour l’heure, préoccupante.
Il souhaite une répartition plus équitable des droits TV
Après avoir milité sans relâche pour le retour de Canal+, diffuseur et partenaire historique du football français, Ferracci regrette que les conditions n’aient pas pu être réunies : «j’ai toujours appelé à un retour de Canal +. Mais les conditions d’un accord ne sont pas réunies aujourd’hui. Canal ne veut pas, pose des conditions qu’on ne peut pas accepter. Donc, là, on n’a pas trop le choix. Le chemin n’est pas très ouvert actuellement, je le constate et le regrette. Je n’ai pas envie de revenir sur le passé. Mais j’espère qu’on pourra trouver un compromis satisfaisant pour les deux parties d’ici l’an prochain », a-t-il déclaré, estimant que ce serait «dans l’intérêt de Canal et du foot français.»
Son autre souhait : une répartition plus équitable des droits TV, sous peine de voir les clubs les plus modestes pris à la gorge : «si je crains qu’il y ait de la casse chez les clubs les plus modestes (en raison du montant de droits TV très réduit) ? Oui, la différence va être très sensible. Et pour tous les clubs. Nous au Paris FC, on n’a pas encore fait les calculs. Mais tous les clubs se sont préparés à cette chute. Il y aura forcément une ou deux années difficiles. C’est pour ça que j’espère qu’on trouvera un meilleur équilibre dans la répartition des droits TV.» Rendre le produit plus attractif : tel sera l’enjeu de la Ligue et des clubs dès cette saison. «Ce travail aurait pu être effectué depuis longtemps. Là, on est obligé de le faire car c’est nous-même qui assurons le service.» Pour rappel, la LFP a fixé le prix de son abonnement mensuel à hauteur de 14,99€, tandis qu’un tarif préférentiel devrait être proposé aux moins de 26 ans un peu plus tard, à 9,99€.