AS Monaco : Kevin Volland, l'atout surprise

Pour sa première expérience hors d'Allemagne, Kevin Volland s'épanouit à l'AS Monaco. Jamais considéré comme un cador en Allemagne, l'attaquant ne regrette pas son choix.

Kevin Volland avec l'AS Monaco
Kevin Volland avec l'AS Monaco ©Maxppp
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Changer de championnat pour la première fois assez tard dans sa carrière est un challenge que beaucoup de joueurs refusent. Le risque de l'inconnu, la peur de l'échec, le regret immédiat de perdre ses habitudes, les raisons sont nombreuses. Mais cette saison dans notre championnat, deux attaquants ont réussi ce tour de force. On pense à Burak Yilmaz, qui a quitté sa Turquie à 35 ans pour s'offrir un dernier frisson à Lille, et à Kevin Volland, un peu plus jeune (28 ans), mais qui n'avait lui jamais quitté sa Bundesliga (principalement Hoffenheim et le Bayer Leverkusen).

Après des débuts compliqués, du moins d'un point de vue statistique car on sentait déjà dans le jeu tout ce qu'il pouvait apporter à l'ASM, l'attaquant allemand a trouvé la bonne carburation aux côtés de Wissam Ben Yedder. Orphelin de Slimani, l'attaquant français a su développer une nouvelle bonne entente avec son compère offensif. Les deux hommes parviennent à se montrer tour à tour décisif pour aider Monaco. Avec déjà 12 buts inscrits en Ligue 1, Kevin Volland se rapproche de son record (14 buts marqués en Bundesliga en 2018 et 2019 avec le Bayer Leverkusen).

Dans un podcast intitulé « Kicker meets DAZN », Volland a dit son plaisir actuel. « Je me sens vraiment bien et je ne regrette en aucun cas d'avoir franchi le pas. » Il a admis pourtant avoir connu des difficultés au début pour s'adapter à la Ligue 1. « Vous n'avez pas le temps de vous reposer avec le ballon, il y a beaucoup de situations individuelles. Ce n'était pas facile pour moi au début. J'avais même du mal à reprendre mon souffle parfois, si je suis honnête. » Aujourd'hui, l'Allemand semble parfaitement acclimaté, au style de jeu comme à ses partenaires.

L'Allemagne insensible à sa réussite actuelle

En Allemagne, sa réussite n'est pas largement commentée. Déjà parce qu'il n'était pas considéré comme un top joueur. « Il était meilleur que le joueur de Bundesliga moyen bien sûr, mais jamais plus », nous explique Tobias Feldhoff, journaliste pour Fussball Transfers. « Quand il était jeune, il a un temps été considéré comme un espoir pour la sélection. » Finalement, il a connu 10 sélections, entre 2014 et 2016. Sa bonne passe pourrait pousser Joachim Löw à de nouveau faire appel à lui, même si ce n'était pas un objectif pour Volland en rejoignant la Principauté.

« Oh, si vous avez fait votre dernier match international en 2016, et que, depuis, vous avez connu votre meilleur passage et que vous avez toujours été parmi les meilleurs buteurs allemands, alors c'est en fait un signe clair », rappelait-il en novembre dernier. En Allemagne, son épanouissement à Monaco ne bouleverse pas le public. Ce n'est pas plus mal pour le club de la Principauté, qui ne redoutera pas de perdre trop vite son atout offensif !

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