Real Madrid : Xabi Alonso s’est encore mis à dos plusieurs cadres
Les dernières informations sur l’état d’esprit du vestiaire madrilène n’invitent pas à l’optimisme. Les méthodes de Xabi Alonso seraient contestées par plusieurs joueurs.
Entraîner le Real Madrid, c’est savoir qu’être premier du championnat, c’est déjà trop peu. Nommé l’été dernier sur le banc madrilène pour remplacer Carlo Ancelotti, Xabi Alonso avance au rythme d’un leader assuré. Pourtant, sous la surface de ses succès et de sa place de leader devant le Barça en championnat (5 points séparent les deux clubs), quelques remous laissent penser que tout le monde n’a pas encore adhéré à sa méthode.
Le cas Vinicius est assez évocateur, à l’heure où les relations entre le Brésilien et son entraîneur se sont nettement refroidies depuis l’épisode de sa sortie lors du Clasico. Ces tensions ne se limiteraient d’ailleurs pas au cas de l’attaquant de 25 ans, ni à celui de Federico Valverde, qui avait suscité de vives réactions en déclarant qu’il n’était pas né pour jouer latéral droit, avant de se rétracter et d’accepter ce rôle en l’absence de Carvajal et Alexander-Arnold.
Des méthodes qui passent difficilement
Selon Sport, les tensions «sont de plus en plus manifestes» dans le vestiaire, où Alonso s’est mis plusieurs cadres à dos. Un proche d’un élément important du groupe déclarait dernièrement : «il se prend pour Pep Guardiola, mais pour l’instant, il n’est que Xabi.» Les nombreuses fuites dans la presse le visant sont aussi symptomatiques d’un vestiaire déstructuré, où on ne peut pas vraiment dire que tout le monde fait bloc derrière le coach. Ses méthodes, sa froideur et son manque de communication lui seraient notamment reprochés malgré ses 17 victoires en 21 matchs depuis son arrivée.
Le journal Sport va même jusqu’à parler d’un avenir «incertain», en insistant sur le risque qu’Alonso perde son vestiaire. La victoire dans le Clasico n’a pas occulté la gifle reçue face à l’Atlético dans le derby (5-2), pas plus que la nouvelle défaite subie cette semaine à Anfield, face à un Liverpool malade (1-0). L’emblématique présentateur d’El Chiringuito, Josep Pedrerol, exprimait aussi ses doutes sur la faculté de Xabi Alonso à emmener avec lui son groupe : «je ne sais pas si le message de Xabi est bien compris dans le vestiaire. Il fait entrer Arnold à dix minutes de la fin à Anfield, pourquoi ? Pour que tout le stade le hue ? Le groupe a discuté hier des raisons de ce choix. Et Vinicius n’est pas le seul. J’ai des doutes quant à la capacité de Xabi Alonso et des joueurs à collaborer efficacement.» A priori, il n’est pas le seul.
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