PSG - Monaco : les notes du match

Battu à plates coutures ce vendredi soir (1-3), le PSG n’a pas existé face à Monaco. Voilà les notes de cette défaite cuisante pour les Parisiens, jouissive pour l’ASM.

Par La Rédaction FM
15 min.
Maghnes Akliouche @Maxppp

Cinq jours avant son rendez-vous décisif contre Chelsea, en huitièmes de finale de Ligue des Champions, le Paris Saint-Germain devait assurer face à un adversaire qu’il vient d’éliminer : l’AS Monaco. Car en cas de succès, les Franciliens pouvaient prendre le large en tête du classement et dans un moment important. Mais les Asémistes sont en grande forme depuis un moment et restent sur trois succès de suite, en plus d’être revanchards après une double confrontation maîtrisée contre leur adversaire du soir.

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Avec les titularisations de Dro Fernandez, Doué, Kvaratskhelia et Barcola en faux neuf, les Parisiens n’affichaient pas un visage serein en début de match et subissaient un premier avertissement avec une tête de Zakaria proche du cadre (6e). Akliouche a également été proche de voir sa belle frappe être cadrée (17e). De leur côté, les Franciliens ne parvenaient pas à aller au bout de leurs occasions, à l’instar de cette frappe manquée par Dro Fernandez (22e). Et c’est sur une grosse perte de balle de Zaire-Emery, dans sa propre surface, qu’Akliouche pouvait ouvrir le score à bout portant, au premier poteau (1-0, 27e).

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L’AS Monaco n’a jamais lâché

L’AS Monaco effectuait un sacré travail pour gagner des duels et se projeter vers l’avant, même après la pause. Car après une nouvelle perte de balle parisienne, Golovin pouvait croiser son tir pour aller faire le break (2-0, 55e). Mais avec l’entrée de Dembélé et Kang-In Lee, le PSG s’est enfin réveillé et cela a vite payé avec la réduction du score de Barcola (2-1, 71e). De quoi relancer totalement le match à vingt minutes de la fin… mais l’état d’esprit des hommes de Luis Enrique n’y était pas.

Et quelques instants plus tard, une lourde frappe de Balogun, contrée, venait mettre un sérieux coup de froid au Parc des Princes (3-1, 73e). Et Adingra était même tout proche d’infliger une correction, en trouvant la transversale (88e). Une sérieuse défaite pour les Parisiens, clairement pas au niveau ce vendredi soir, et qui devront s’en servir pour se remobiliser avant Chelsea. Car Lens peut revenir à un point en cas de succès contre Metz. De son côté, Monaco a montré qu’il était toujours un candidat à la Ligue des Champions, en revenant provisoirement à trois points de l’OM avant d’aller à Brest.

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- L’homme du match : Maghnes Akliouche (8) : la pépite monégasque a pris du temps à se mettre en mouvement en première période. Après le quart d’heure de jeu, il est parti dans de grandes enjambées, tentant une frappe puissante, trop même, puisqu’elle a terminé dans les airs. Ensuite, celui-ci a pris confiance en lui, trouvant des espaces dans les intervalles pour aller vite vers l’avant avec ses partenaires. À la suite d’une perte de balle de Zaïre-Emery, Balogun lui a offert une passe dos au jeu et le tricolore a pu ouvrir le score avec une frappe du gauche (27e). Juste avant la pause, il s’est même retrouvé excentré dans la surface parisienne. Opportuniste, mais en manque d’idée, il aurait pu frapper au but de Safonov (42e). Avec une qualité technique au-dessus de la moyenne, le jeune joueur a ensuite conservé ses ballons avec de la facilité dans le second acte. Au soutien de ses coéquipiers, celui-ci a tout donné. Remplacé par Simon Adingra (81e) qui n’a pas brillé, mais envoyé une frappe sur la barre transversale de Safonov après une contre-attaque (88e).

PSG

- Safonov (4) : dans les buts parisiens, il a passé une soirée ingrate. Mystifié sur les trois buts monégasques où il n’a pas pu faire grand-chose, le Russe a réalisé une parade de haut-standing face à son compatriote Golovin (61e). Par la suite, il a notamment été sauvé par la barre transversale sur une frappe puissante. Difficile de lui en vouloir ce soir, mais difficile de lui mettre une meilleure note avec trois buts encaissés.

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- Hakimi (5) : après une première période intéressante où il a eu des pulsions offensives et a tenu son rang défensivement, le Marocain a été plus inconstant pour la suite. Malgré quelques percées, il a été assez discret offensivement et ses prises de risques n’ont pas été récompensées. Finalement, c’est en seconde période qu’il a élevé son niveau de jeu et a montré qu’il avait retrouvé des jambes. Son abnégation et son dépassement de fonction lui ont permis de faire une passe décisive pour Barcola. Un match honnête pour le capitaine du soir. Averti à la 90+1e minute.

- Zabarnyi (4) : il est de mieux en mieux ces dernières semaines et il l’a prouvé pendant un certain temps ce soir. Alors qu’il ne peut rien se reprocher sur les trois buts encaissés par son équipe, il s’est illustré sur quelques ouvertures remarquables. Défensivement, il a perdu des duels et en a gagné mais il n’a jamais été le premier à blâmer. En seconde période, il a été beaucoup plus fragile et a été peureux sur quelques relances face au pressing asémiste. Dommage.

- Pacho (4) : impressionnant depuis son arrivée à Paris, l’Equatorien a déjoué ce soir. Beaucoup moins tranchant et assez hésitant, il a été mis en difficulté par la versatilité des attaquants asémistes. Docile sur Coulibaly lors du deuxième but de l’ASM, il a également été perdu sur le troisième but monégasque. Il n’était pas dans son assiette ce soir.

- Mendes (5,5) : il a été le seul détonateur du côté de Paris en première période. Toujours aussi insolent dans ses percées, il a apporté énormément de danger et ses dédoublements dans le dos de Barcola furent souvent tranchantes. Néanmoins, sa première période perforante a été entachée par un second acte beaucoup plus mitigé. Même s’il a continué d’avaler les kilomètres tel un marathonien, son attitude défensive nonchalante avait de quoi agacer sur de nombreuses situations dont le troisième but monégasque où il ne sort pas et dévie le ballon, ce qui trompe Safonov. Trop de pertes de balle viennent aussi gâcher sa première demi-heure bluffante.

- Dro (2,5) : un match digne d’un jeune de Youth League. Frêle physiquement et constamment dépassé par des milieux monégasques qui ont joué avec le couteau entre les dents, Dro n’a jamais su répondre à l’intensité mise par les adversaires. Même s’il a montré par intermittence un bon sens de l’interception et une qualité technique fiable, il a réalisé une performance assez inquiétante et qui ne montre pas qu’il soit réellement prêt à être un titulaire crédible avec le PSG. Après deux titularisations assez neutres, la troisième était de trop pour l’ancien de la Masia, qui n’est pas encore crédible. Le PSG a joué à dix avec lui. Remplacé par Kang-In Lee (60e), qui a montré beaucoup plus de tact et de qualité technique sur sa demi-heure.

- Vitinha (3) : il a été beaucoup moins brillant qu’à l’accoutumée ce soir. Même si sa qualité technique reste appréciable sur beaucoup de situations, son manque d’impact physique a été gênant. Emoussé, il a été mangé par ses adversaires. C’est lui qui donne la passe décisive malheureuse à Golovin sur le deuxième but asémiste après une intervention défensive ratée. A sa décharge, il faut avouer qu’il a cruellement manqué de solutions que cela soit devant ou avec ses amis de l’entrejeu. Lent, il n’a pas réussi à élever le curseur défensivement et devra faire beaucoup plus dans les prochains matches même s’il manque cruellement de fraîcheur physiquement.

- Zaire-Emery (2,5) : au milieu de terrain, il est devenu beaucoup plus dérangeant qu’au poste de défenseur droit. Souvent lent dans les phases d’attaques rapides, il s’est rendu coupable d’une erreur de relance assez lunaire dans sa propre surface en tentant de dribbler plusieurs joueurs. Cela a été directement sanctionné par l’ouverture du score monégasque. Bousculé dans les duels, il a semblé vraiment perdu dans l’entrejeu et n’a rien réussi malgré un pressing qui lui a permis de gratter quelques ballons. De l’envie à noter. Malgré ça, le bilan reste assez catastrophique avec cette grosse erreur qui a plombé d’entrée son équipe.

- Kvaratskhelia (3) : après une première période cataclysmique avec plusieurs intentions ratées, le Géorgien est revenu avec de meilleures intentions lors du second acte. Proche de l’exploit (50e), il n’a pas lésiné sur les efforts physiques et aurait pu être plus rusé sur certaines situations. Perdant trop de ballons bêtes, il n’a jamais vraiment été dangereux dans ses timides incursions. Dans l’ensemble, son match a été compliqué et le PSG a montré un bien meilleur visage à sa sortie avec l’entrée d’un Dembélé plus dangereux (60e). Pour son retour, le Ballon d’Or s’est signalé à quelques reprises mais il était trop esseulé pour réellement faire mal à Monaco.

- Doué (2,5) : il a été agaçant en première période. Tantôt excentré sur le flanc gauche tantôt en faux neuf, il a usé de nonchalance et a eu des gestes superflus. Moins vif que d’habitude, il n’a fait aucune différence et n’a rien apporté en première période. Incapable de prendre une bonne décision, il a montré beaucoup de moins de vivacité ce soir et chacune de ses intentions ont été analysées à merveille par la défense monégasque. Sur son heure de jeu, il a perdu 16 ballons et n’a gagné que deux de ses huit duels. Un bilan insultant pour un joueur de son calibre. Remplacé par Mayulu (60e), qui n’a pas apporté grand-chose de plus.

- Barcola (6) : il a été le seul offensif à être pertinent ce soir. Souvent létal dans la profondeur, il a offert beaucoup de possibilités aux attaques parisiennes et a été intéressant dans sa capacité à combiner avec ses comparses. Il a souvent pêché dans la finition (68e) mais son activité sur tout le flanc gauche a également permis à Mendes de faire parler sa vivacité offensive. Il a été récompensé de son beau match avec une frappe très chanceuse qui a terminé au fond des filets après avoir été détournée (71e). Il peut être fier de son match où il a été le seul à la hauteur du rendez-vous.

AS Monaco :

- Köhn (6) : après avoir encaissé cinq buts en Ligue des Champions face à ce même PSG, le portier devait répondre présent au Parc des Princes. Et c’est ce qu’il a fait dès l’entame de match, repoussant un ballon qui allait au fond de ses filets sur la frappe d’Hakimi (5e). Puis, il n’a pas réellement inquiété devant des Parisiens presque endormis jusqu’à la demi-heure. Barcola l’a ensuite brutalement fauché, un manque de maîtrise qui l’a donc laissé au sol (37e). Avant le retour aux vestiaires, un ballon fuyant a failli le mettre en danger, mais le rempart avait tout calculé (45+3). Vigilant sur sa ligne, le Suisse a redémarré proprement en seconde période. Une tête de Mendes, puis des ballons qu’il a bien captés dans les airs, l’ont aussitôt mis en confiance (60e, 66e). Or, Barcola ne l’a pas rendu serein avec une frappe déviée au premier poteau, réduisant ainsi l’écart (71e). Ramos et Dembélé ont d’ailleurs fait de même dans les dix dernières minutes.

- Kehrer (6) : l’expérimenté allemand faisait face à un trio offensif de taille ce soir. Impliqué devant sa surface, vaillant et capable de prendre le leadership, celui-ci a osé des interventions fracassantes durant la première période. Sans se laisser berner par les dribbles incessants de Barcola et Doué, il a fait preuve d’une grande application et d’un professionnalisme à souligner. Avant la demi-heure, il a d’ailleurs stoppé l’action de Kvaratskhelia, taclant avec rage dans sa surface. Après la pause, l’entrée de Dembélé lui a fait mal et il est resté trop attentiste face aux attaques parisiennes, notamment sur le but de Barcola (71e). Malgré cela, il a conclu sa soirée avec un sang-froid remarquable.

- Zakaria (7) : placé dans la charnière centrale monégasque, aux côtés de Faes et Kehrer, le Suisse a répondu présent dans le premier acte. Attentif, faisant preuve de rigueur lors de ses retours, il a pu maîtriser sa zone. À la couverture, celui-ci a anticipé les déplacements des Parisiens, comme s’il avait un coup d’avance sur la pelouse. Lorsqu’il n’avait pas de solution à la relance, le défenseur ne prenait pas de risque et jouait court. Les Parisiens ont manqué de réalisme et il a pu rentrer aux vestiaires l’esprit serein. Après cela, il a poursuivi ses efforts, toujours debout dans ses interventions sur Barcola (49e). Capable d’être combatif, de garder son calme même après le seul but parisien, il a terminé sa rencontre avec brillance.

- Faes (6) : le défenseur belge pensait avoir une tâche difficile, mais finalement les assauts des Parisiens n’ont pas été nombreux durant les quarante-cinq premières minutes. Présent dans les airs, celui-ci a été impactant et vigilant. Quelques fois en retard durant les contres attaques de ses adversaires, il a tout de même fait les efforts pour se replacer avec du dynamisme, à l’image de sa formation. Dans le temps additionnel de la première période, le joueur de 27 ans est averti d’un carton jaune pour protestation (45+4). Ensuite, il paressait moins costaud devant les assauts de Dembélé, malgré une présence constante dans sa surface. Sa fin de match a tout de même été maîtrisé, tout en sachant que les entrants côté parisien ont mis du caractère sur le rectangle vert.

- Vanderson (non noté). Remplacé par Teze (15e, 5) : après la sortie prématurée de Vanderson, le Néerlandais a eu du mal à se montrer présent. En effet, Mendes l’a écœuré avec des sprints que lui seul sait faire sur les pelouses de Ligue 1. Peu en vue dans son couloir droit, il a subi à plusieurs reprises tant son adversaire du soir a accéléré le jeu. Dans les transitions, le joueur de 27 ans n’a pas forcément été présent, notifiant un manque de repères durant la première période. Même chose lorsque les Parisiens ont mis la pression sur son aile après l’heure de jeu. Sans se montrer, il a tout de même aidé ses partenaires durant toute sa soirée, plutôt assombrie en fin de compte.

- Camara (7) : placé dans l’entrejeu, le Sénégalais a fourni un travail de qualité ce soir. Tout comme Bamba, il a énormément couru pour gartter des ballons, soulignant de belles initiatives dans les premières minutes de la rencontre. À l’aise avec le ballon, il a pris de la confiance dans le cœur du jeu, brillant sans cesse. De manière générale, il est resté attentif aux déplacements des trois attaquants parisiens, dans son dos ou face à lui. Puis, après la pause, son envie de bien faire est resté à souligner, tant il a utilisé sa puissance et son énergie. Dans les phases de projection, à la récupération, rien ne l’a arrêté sur la pelouse. Son engagement a parfois été trop brutal, et le milieu a même reçu un carton jaune après le dernier quart d’heure (76e). Une rencontre maîtrisée de A à Z.

- Bamba (7) : le joueur de 19 ans n’a pas montré de craintes et de réelles pressions face au leader du championnat durant la première période. Avec un volume de jeu conséquent dans le cœur du jeu, il s’est montré solide, malgré l’intensité mise par Vitinha et Zaïre-Emery. Capable de décrocher bas, mais également de s’enfoncer dans les petits espaces pour imposer son gabarit, celui-ci a osé sans relâche. Présent dans les duels, même bien plus que certains de ses partenaires, le numéro 23 a voulu se montrer conquérant et hargneux. En phase défensive, il n’a pas compté ses efforts pour revenir se placer proche de la défense du Rocher. Au retour des vestiaires, il n’a pas eu le temps de se mettre en action. Remplacé par Alexsandr Golovin (54e), qui a aussitôt été décisif avec un but du gauche, malgré la pression des Parisiens (55e). Quelques minutes plus tard, il a de nouveau provoqué un frisson devant le public rouge et bleu (58e).

- Caio Henrique (6) : le piston gauche brésilien a compris à qui il avait affaire ce soir. Devant Hakimi et Doué, il a dû se mettre en mouvement dès les premières minutes, allant au pressing sans se jeter. Tout en gardant le ballon lors des phases offensives, le sud-américain a pu développer des constructions de jeu cohérentes dans sa zone. Moins en jambe après la demi-heure, il s’est fréquemment fait déstabiliser par les gestes techniques de ses adversaires. Puis, dans le second acte, la vitesse de l’allier géorgien l’a fait douter, restant d’ailleurs au sol après un duel à l’épaule un peu manqué (50e). Remplacé par Christian Mawissa (54e) qui a peiné à se montrer solide, notamment devant Dembélé qui l’a enrhumé avec ses crochets.

- Akliouche (8) : voir ci-dessus

- Coulibaly (6) : placé derrière son buteur, le milieu offensif a voulu impacter la défense parisienne dans leur surface. Il est allé chercher haut la charnière centrale adverse, afin d’effectuer un pressing dès leurs relances. Auteur d’un combat remarquable lorsque celui-ci devait récupérer les ballons dans le camp des joueurs de la capitale, il a démontré une certaine volonté. Cependant quelques imprécisions l’ont fait douter dans les derniers mètres avant la pause. La suite de sa soirée a cependant été plus délicate puisque les hommes de Luis Enrique ont su garder la possession et il n’a pas pu aller de l’avant.

- Balogun (7) : double buteur face à la troupe de Luis Enrique en Ligue des champions, l’Américain a entamé sa rencontre dans l’ombre. Puis, les siens ont pu prendre le contrôle du match. Ses milieux de terrains ont cadenassé l’entrejeu et celui-ci a pu se diriger vers l’avant sans ballon, proposant plusieurs appels intelligents. Appliqué au pressing, il a même offert une passe décisive à Akliouche, alors que Zaïre-Emery se faisait chiper la balle (27e). Peu en vue après la demi-heure de jeu, le buteur est resté dans l’ombre, sans bondir dans les pieds des locaux. Puis, les Parisiens ont réduit l’écart, mais celui-ci n’a pas tremblé. Il a aussitôt inscrit le troisième but monégasque, après une déviation de Mendes sur son tir de loin (73e). Remplacé par Mika Biereth (81e) qui a réalisé quelques projections vers l’avant et est resté engagé.

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