Angers : Olivier Pickeu sort de son silence

Licencié d'Angers pour faute grave, Olivier Pickeu prépare activement sa défense. L'ancien directeur sportif du SCO assure ne pas avoir commis d'irrégularités, notamment dans sa gestion des transferts pour lesquels il touchait un intéressement.

Olivier Pickeu après son entretien préalable à un licenciement à Angers
Olivier Pickeu après son entretien préalable à un licenciement à Angers ©Maxppp

Olivier Pickeu se fait plutôt rare dans les médias en ce moment. Il faut dire que l'ancien directeur sportif du SCO est en train de préparer sa défense, lui qui a été licencié pour faute grave en mars dernier, alors qu'il était présent au club depuis 14 ans. « Des fautes graves caractérisées et répétées, de nature à porter atteinte aux intérêts du club » lui étaient reprochées malgré un rôle central au sein de l'institution. Il est enfin sorti de son silence dans les colonnes de L'Equipe et de Ouest France ce lundi soir et tient à laver son honneur et sa réputation.

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«Je n'ai commis aucune faute. J'attends avec impatience cette date du 9 septembre (date de la convocation devant les prud'hommes) pour que mon avocat puisse démontrer l'inanité de ce dossier. On va contester la méthode avec laquelle j'ai été licencié abusivement. Les fautes qui me sont reprochées ? Premièrement, un dénigrement envers le président et l'entraîneur. Deuxièmement, un document signé qui empêcherait le club de percevoir les indemnités de formation d'un jeune (Marveen Moreira) qui a joué deux ans chez nous», commence par se défendre l'homme de 50 ans.

Pickeu défend sa gestion dans les transferts du SCO

Alors que le club d'Angers traversait une grave crise avec la mise en examen de Saïd Chabane (4 femmes (1 salariée, 3 ex-salariées) ont porté plainte. Le président du club nie les faits d'agressions sexuelles aggravées dont il fait l'objet. L'enquête suit son cours), Pickeu endosse le rôle d'homme fort du club mais se pose aussi des questions. Il affirme alors être en pleine réflexion sur son avenir à partir du moment où il ne sait pas combien de temps va durer cette affaire. C'est aussi à ce moment-là qu'il est mis en cause pour sa gestion particulière de certains dossiers. Il toucherait des commissions sur des ventes du SCO (3 à 5 % sur les plus-values).

«Ça me regarde, explique-t-il. J'ai signé un contrat de travail en 2006, pour ne le changer qu'une seule fois, en janvier 2019. Il n'y a pas à fantasmer sur mon contrat. J'avais juste un intéressement sur les transferts. Point. C'était légal et cohérent par rapport au travail effectué ces dernières années et le nombre de transferts effectué. C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles Saïd Chabane a souhaité travailler avec moi en 2011 : ma capacité à faire du trading.» Les deux hommes ont longtemps collaboré et ont eu beaucoup de succès ensemble mais c'est désormais devant les tribunaux qu'ils vont se faire face.

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