Le PSG fait très peur avant de retrouver Chelsea !
Défait (1-3) par l’AS Monaco, ce vendredi soir, en ouverture de la 25e journée de Ligue 1, le Paris Saint-Germain a livré une prestation collective très décevante. Un rendement plus qu’inquiétant avant d’entamer le sprint final et ce 8e de finale de Ligue des Champions face à Chelsea.
Une chose est sûre, cette défaite du Paris Saint-Germain face à l’AS Monaco (1-3) ne va pas calmer les observateurs pointant du doigt le niveau collectif des champions d’Europe en titre ces derniers mois. Malgré une première place toujours occupée en Ligue 1 et un 8e de finale à venir sur la scène européenne, le club de la capitale confirme, en effet, son coup de moins bien sur le plan collectif. Ce vendredi soir, au Parc des Princes, les Rouge et Bleu l’ont encore prouvé…
Un collectif émoussé, des individualités problématiques
Peu inspiré offensivement - à l’image du duo Doué-Barcola qui n’a jamais réussi à tirer son épingle du jeu dans un rôle de faux numéro 9 ou d’un Kvara bien trop discret et remplacé à l’heure de jeu - fragile défensivement - les trois buts monégasques du soir viennent d’une erreur individuelle parisienne - et trop peu consistant dans l’entrejeu - Vitinha, Dro Fernandez et Warren Zaïre-Emery sont globalement passés à côté - le PSG inquiète.
Un ressenti visuel confirmé dans les chiffres. Face aux Monégasques et malgré une possession en sa faveur, Paris s’est fait dépasser dans de nombreux secteurs (47 duels remportés, 12 fautes, 5 tirs cadrés sur 19 tentatives) et a surtout brillé par sa maladresse technique. Un fait rare venant confirmer le visage moins conquérant de ce PSG et le manque de fraîcheur observé depuis la reprise de cet exercice 2025-2026. Sur un fil - le bloc équipe parisien s’est souvent retrouvé coupé en deux - et alarmant de maladresses, Paris ne pouvait que s’incliner.
Plus qu’une performance collective en-deçà des attentes, l’actuel leader de Ligue 1 doit par ailleurs, aujourd’hui, composer avec certaines individualités moins éclatantes, pour ne pas dire plus. Contre l’ASM, Willian Pacho a ainsi confirmé son vrai coup de moins bien. Friable face aux offensifs monégasques, l’Equatorien a enchaîné un nouveau match sans, tout comme Achraf Hakimi, loin de ses standards habituels.
Luis Enrique relativise
Présent au micro de L1+ après la rencontre, Illia Zabarnyi affichait logiquement sa déception. «C’est le football. C’est une déception, surtout que nous n’avions pas encore perdu à domicile cette saison. Il va falloir relever la tête avant le match contre Chelsea. C’est dommage pour nos supporters. Nous avons joué quatre fois contre Monaco, donc nous savons comment les affronter, mais nous devons être plus efficaces et réussir à marquer», indiquait le défenseur ukrainien de 23 ans. Quelques minutes plus tard, Nuno Mendes y allait même plus fort en tirant la sonnette d’alarme.
Aperçu agacé à de nombreuses reprises durant la soirée, Luis Enrique ne cachait pas non plus sa frustration au coup de sifflet final. «On a été très imprécis pendant tout le match, c’est une chose à laquelle on n’est pas habitués, il faut corriger ça. Ca a été un match très compliqué, ce n’est pas la meilleure chose pour arriver en Ligue des Champions, il faut corriger ça», soulignait l’Espagnol avant de tenter d’expliquer cette maladresse : «c’est multifactoriel, quand tu es imprécis, la tête commence à penser beaucoup, tu perds de la confiance, on a été dans cette situation beaucoup de fois, mais je ne veux pas douter une seule minute de cette équipe, elle a la mentalité de s’améliorer constamment, on l’a montré par le passé, et j’espère qu’on va montrer ça au prochain match».
Fébrile mentalement, émoussé physiquement, imprécis techniquement et globalement moins rayonnant, le PSG a désormais quelques heures pour rectifier le tir et afficher un tout autre visage face à Chelsea, mercredi soir. «Même si ce n’est pas le meilleur match avant de jouer la Ligue des Champions, je ne suis pas inquiet. Cette performance est mauvaise, et loin de ce qu’on fait normalement, il faut corriger ça», préférait conclure le coach des champions d’Europe en titre, optimiste et tourné vers le futur malgré la perte claire de vitesse de ses ouailles.
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