OM : Leonardo Balerdi, un statut fragilisé
Une nouvelle fois remplaçant lors de la victoire de l’OM face à Monaco, dimanche soir, Leonardo Balerdi doit désormais composer avec une concurrence accrue, parfois plus rassurante aux yeux du staff et de son entraîneur Roberto De Zerbi.
Quatorze petites minutes de jeu contre Toulouse, une mi-temps contre l’Union Saint-Gilloise, 32 minutes passées sur la pelouse du Vélodrome, ce dimanche soir, lors de la victoire des siens face à Monaco (1-0). Ces dernières semaines, Leonardo Balerdi - qui avait en revanche disputé l’intégralité de la rencontre à Lille (défaite 0-1) - n’est clairement plus perçu comme un titulaire indiscutable. Une mise au banc interpellant logiquement de nombreux observateurs. L’Argentin a-t-il perdu la confiance de son entraîneur Roberto De Zerbi ou souffre-t-il simplement de la concurrence accrue avec les arrivées récentes de Benjamin Pavard et Nayef Aguerd ? La vérité se situe certainement au milieu.
Là où Balerdi bénéficiait autrefois d’un crédit presque automatique, l’ancien joueur du Borussia Dortmund doit désormais faire face aux choix tactiques de son entraîneur, aux retours de blessure, mais également à l’émergence de nouveaux profils. Une erreur de placement devient alors plus problématique. Une glissade tarde à s’effacer. Un carton rouge pousse finalement RDZ à faire évoluer son discours, passant du diplomate à l’entraîneur exigeant - qu’il est par essence - et demandant alors à son joueur de « passer un palier ». Présent en conférence de presse après la victoire heureuse des siens face aux Monégasques, le technicien italien assumait d’ailleurs totalement ce virage pris.
Balerdi est sous pression
« Leo était bien physiquement. Ça me déplait de le laisser sur le banc parce que je l’aime beaucoup. Ça arrive, il nous a beaucoup donné, mais je suis le coach et je dois décider de la composition. Je prends mes responsabilités. Il sait pourquoi, il doit passer un palier, faire un pas en avant encore plus grand. Il doit décider s’il veut être un très, très grand joueur – et il en est capable avec son potentiel – ou bien s’il veut rester un grand joueur, mais qui, selon moi, a encore une grande marge de progression avec et sans ballon, et du point de vue mental ». Réputé pour ses coups de pression - Mason Greenwood en sort aujourd’hui grandit - De Zerbi a donc décidé de piquer le numéro 5 marseillais.
Au club depuis 2021, l’international argentin (11 sélections) sait donc désormais à quoi s’attendre. Fini le temps du statut protégé. Pour rester durablement dans le onze olympien, il faudra le mériter et les sautes de concentration se paieront cash. Dimanche, face à la pression monégasque, Nayef Aguerd - auteur d’un retour XXL dans les derniers instants - et Benjamin Pavard - une nouvelle fois brillant et mécontent de céder sa place en fin de match - ont, eux, montré à leur coach qu’ils restaient des compétiteurs hors pair. À Leonardo Balerdi de prouver dans les prochaines semaines qu’il peut, lui aussi, apporter autant de garanties. La lutte s’annonce acharnée, mais symbolise finalement la dure réalité d’un club ambitieux, troisième de Ligue 1 et plus que jamais en course sur la scène européenne.
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