Ligue des Champions

Le PSG a envoyé un message à toute l’Europe

Tenant du titre et pourtant diminué par les blessures, le PSG a surclassé l’Atalanta (4-0) pour son entrée en Ligue des champions, envoyant un signal fort à l’Europe du football.

Par Valentin Feuillette
4 min.
Luis Enrique @Maxppp

Tenant du titre mais privé de plusieurs cadres offensifs, le Paris Saint-Germain a parfaitement entamé la défense de sa couronne européenne en surclassant l’Atalanta (4-0) lors de la première journée de la Ligue des champions au Parc des Princes. Marquinhos a ouvert la marque dès la 3e minute, suivi par Kvaratskhelia avant la pause (39e), puis Nuno Mendes à la 51e et enfin Gonçalo Ramos dans le temps additionnel (90e+1). Malgré une infirmerie bien remplie, Luis Enrique a su aligner une équipe séduisante et conquérante, qui a imposé son rythme et son intensité dès les premières minutes, confirmant que le PSG reste l’ogre de la compétition : «C’était le but. On est champions en titre. On voulait montrer d’entrée que le niveau serait le même. En espérant que la finalité soit la même. L’Atalanta a été étouffée les dix premières minutes c’est forcément un gros signal. Un signal que l’équipe est motivée», a même expliqué Lucas Chevalier.

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Si l’Atalanta d’Ivan Jurić est encore en phase de reconstruction après l’ère Gasperini, elle reste habituellement une équipe très difficile à manœuvrer sur la scène européenne. Mais mardi soir, le PSG l’a étouffée par son pressing haut, ses circuits de passes et son occupation permanente des espaces. Avec 711 passes réussies et 67 % de possession, Paris a confisqué le ballon aux Italiens et multiplié les vagues offensives. Les Parisiens ont tiré à 22 reprises (dont 15 dans la surface) et se sont procuré 10 grosses occasions avec également 6 corners joués. Un rapport de force impressionnant qui a souligné la différence de niveau entre les deux formations. Et si le score de (4-0) est déjà une addition salée, elle aurait pu être bien plus cinglante avec quelques grosses opportunités notamment le poteau touché par Achraf Hakimi (10e), le pénalty loupé par Bradley Barcola (44e) et son but refusé un peu plus tôt (22e).

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La prudence de Luis Enrique

À travers cette démonstration, Luis Enrique continue d’affirmer son empreinte sur l’effectif parisien et sa science des grands rendez-vous. L’Espagnol affiche désormais 65 % de victoires en Ligue des champions (41 sur 63 matchs), soit le meilleur ratio pour un entraîneur ayant dirigé au moins 50 rencontres dans la compétition, devant même Pep Guardiola (62 %). Malgré tout cela, l’entraîneur asturien ne veut pas parler de message envoyé à la concurrence : «Ce n’était pas notre intention. L’objectif, c’était de bien commencer cette campagne avec un premier match important pour nous. On a réalisé une très bonne prestation face à une équipe qui défend en un-contre-un, et je pense qu’on a mérité cette victoire. On poursuit le travail entamé il y a deux ans. Il y a encore des choses à améliorer, mais j’ai aimé notre mentalité et notre intensité. On s’est créé beaucoup d’occasions». Son PSG a trouvé un équilibre rare entre rigueur défensive et créativité offensive, et la dynamique semble toujours plus forte malgré les absences. Le coach espagnol n’hésite pas à faire confiance aux jeunes, qui répondent présents comme l’a encore montré l’association inédite Mayulu-Barcola-Kvaratskhelia.

Avec 133 buts inscrits en 2025 – plus que tout autre club des cinq grands championnats sur l’année civile – et une série de 30 matchs consécutifs à domicile avec au moins un but marqué en phase de groupes/ligue (85 buts depuis 2015), le PSG s’installe un peu plus dans la légende des soirées européennes. Ce 4-0 inaugural a été à la fois une démonstration technique et un avertissement pour ses concurrents directs. Même affaibli, Paris demeure d’une efficacité et d’une intensité redoutables : «J’ai regardé la première mi-temps depuis les tribunes, car j’y ai une meilleure vision du jeu. J’ai vu que les joueurs ont bien surmonté leur pressing, de manière brillante. C’est plus facile d’analyser l’identité et le pressing de l’adversaire depuis là-haut. Ils ont un peu défendu d’une autre façon en deuxième période. Il n’y a pas vraiment d’objectif, parce que comme vous le savez, notre calendrier est très différent de celui des autres. Ce sera difficile de gagner cinq matches et de faire un nul, car on a le calendrier le plus compliqué». À quelques jours du « Classique » face à l’Olympique de Marseille, ce succès confère au champion d’Europe une confiance maximale et envoie un signal clair à toute l’Europe du football : le PSG compte bien défendre son titre avec la même détermination.

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