Aston Villa : le poil à gratter de la Premier League

Par Noah Thouery
5 min.
Ollie Watkins célèbre aux côtés de John McGinn @Maxppp

En Angleterre, cela fait bien longtemps qu’on ne parle plus de "Big Four" ou "Big Six". Aston Villa en est aussi la cause. Le club mené par Unai Emery a de grandes ambitions et réalise un sacré début de saison, alors, direction la Ligue des Champions ?

Une formalité. Dimanche dernier, Aston Villa n’a fait qu’une bouchée de West Ham (4-1) pour fêter convenablement les 1 an au club d’Unai Emery. À l’arrivée, une victoire nette et sans bavure dans un stade plein à craquer, comme toujours à Villa Park. Pour cette 9e journée de Premier League, les cadres ont brillé et le font depuis le début de saison. Il faut dire qu’avec déjà 6 victoires au compteur et surtout aucune défaite depuis la rouste reçue face à Liverpool le 3 septembre dernier (3-0), les Villans sont en grande forme. Outre les résultats, c’est la manière qui fait ravir les supporters, eux qui s’extasient devant l’attaque de feu de leur équipe. «Pour moi, jouer à domicile est toujours quelque chose de spécial», détaillait le coach espagnol. «Nous nous sentons très bien à la maison. Nous devons y croire et toujours être en contact avec les fans. Nous avons essayé d’ajouter du soutien et de l’énergie. Nous essayons d’être positifs et de jouer selon notre style. Nous devons être concentrés et forts défensivement, mais ensuite créer plus de bruit auprès des supporters en leur faisant sentir qu’ils jouent avec nous.»

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Car oui, avec 23 buts inscrits en même pas 10 journées de championnat, Aston Villa est la 2e meilleure attaque d’Angleterre, juste derrière Newcastle, mais bien devant Brighton, Liverpool, Tottenham ou encore Manchester City. Le constat est sans appel : Everton en a pris 4 (4-0), Burnley et Crystal Palace en ont pris 3 (1-3, 3-1), Brighton en a concédé 6 (6-1) avant que les Hammers n’en prennent 4 (4-1). Aston Villa ne fait pas que gagner, mais explose ses adversaires et s’est même permis de prendre les 3 points à Stamford Bridge, dans une guerre de tranchées (0-1). Preuve d’une équipe qui tourne. C’est le cas de le dire, puisqu’avec 11 succès de suite à domicile, le club de Birmingham se rapproche de la saison 1982-1983 qui voyait les Villans enchaîner 13 rencontres sans défaite devant son public. Actuellement 5e de Premier League mais à 4 points du leader, Tottenham, Aston Villa peut se permettre de jouer les troubles-fêtes. D’autant plus quand Douglas Luiz et Ollie Watkins évoluent à ce niveau.

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Des joueurs en pleine bourre qui se distinguent

Qui dit équipe qui gagne dit individualités qui règnent. Et dans cette équipe parfaitement rodée, deux hommes se détachent particulièrement : Douglas Luiz et Ollie Watkins. Le premier n’est plus à présenter. Véritable fer de lance au milieu de terrain, le Brésilien est l’un des piliers du club. Mais il a, encore, passé un cap. En démontre sa capacité à être décisif malgré sa position reculée. Avec 5 buts en 9 journées de Premier League, Douglas Luiz se mue de plus en plus en buteur depuis peu. À tel point qu’il est devenu le premier joueur de l’histoire du club à marquer lors de 6 rencontres consécutives en championnat à Villa Park, devançant un certain Dwight Yorke (5 en 1996). Des performances XXL pour celui qui était longuement pisté par Arsenal avant que le club londonien ne recrute Declan Rice cet été.

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Devant lui, pour conclure les actions, Ollie Watkins ne se fait pas prier. L’attaquant anglais n’est pas non plus une surprise, mais plutôt une confirmation qu’il fait parti du gratin à son poste, dans le Royaume. Sélectionné dans les dernières listes de Gareth Southgate, le natif de Torquay s’est même illustré avec les Three Lions en inscrivant le but de la victoire le 13 octobre dernier face à l’Australie (1-0). Un passage remarqué qui tombe à pic avant un Euro 2024 en ligne de mire. En Premier League, les statistiques d’Ollie Watkins parlent d’elles-mêmes : 5 buts et 5 caviars. L’ex-buteur de Brentford est ultra-complet et connaît une ascension fulgurante. 11 réalisations en 2021-2022, puis 15 la saison dernière, accompagnée de 6 offrandes. Une constante progression pour celui qui avait roulé sur la Championship avec Brentford (25 pions en 2019-2020). Derrière un Harry Kane toujours aussi performant au Bayern Munich, Ollie Watkins pourrait bien devenir le supersub idéal pour la sélection anglaise lors du prochain Euro.

À fond vers la Ligue des Champions

«Nous poursuivons sept équipes : Man City, Man United, Liverpool, Tottenham, Arsenal, Chelsea et Newcastle», déclarait Unaï Emery après la victoire face à West Ham, dimanche dernier. «Au début, nous n’étions pas prétendants au top 4, mais bien sûr, nous devons réaliser nos rêves. Mon rêve est de gagner la Ligue des Champions, mais maintenant nous sommes 5e et nous allons prendre chaque rencontre en essayant de faire un bon match.» L’Espagnol a le droit de rêver. Si le tacticien de 51 ans a fait de la Ligue Europa sa compétition favorite, la Ligue des Champions reste le Graal absolu. Pour cela, Aston Villa aura fort à faire en se frayant un chemin dans le top 4 anglais.

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Rien n’est impossible. Les Villans doivent peut-être s’inspirer des Mapgies de l’an dernier, qui avaient fait déjouer les pronostics. Le calendrier qui arrive parait d’ailleurs abordable pour continuer cette excellente série. Dimanche, pour la 10e journée de Premier League, Aston Villa accueille Luton Town. Puis, le club de Birmingham affrontera Nottingham (5/11) et Fulham (12/11) avant le choc contre les Spurs le 26 novembre. Engendrer les points donc, tout en gardant essayant de distancer des équipes qui se cherchent toujours telles que Manchester United ou encore Chelsea. La C1 dans le viseur, en plus d’une Ligue Europa Conférence qui parait ouverte pour les hommes d’Unai Emery. À confirmer dans les prochaines semaines…

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