Real Madrid : la mutinerie qui menace d’emporter Xabi Alonso
Alors que le Real Madrid vient d’enchaîner 3 matches consécutifs sans victoire, le très décrié Xabi Alonso a perdu une partie de son vestiaire, transformée en véritable poudrière et littéralement coupée en deux. De quoi rendre de plus en plus précaire sa situation au Real Madrid…
« Le "madridismo" veut la paix et l’unité », pouvait-on lire ce mardi à l’entrée du centre d’entraînement du Real Madrid à Valdebebas. Il faut dire que malgré la première place au classement de Liga du club Merengue, rien ne tourne vraiment rond ces dernières semaines pour Kylian Mbappé et les siens. Car en coulisse, Xabi Alonso vit des premiers mois difficiles. Comme nous l’évoquions ce lundi, ça sent déjà la fin pour l’ancien coach du Bayer Leverkusen, venu à Madrid avec une certaine conception du football et de la gestion humaine qui se heurte aujourd’hui à la réalité des égos madrilènes.
Une bonne entente avec les français… une crise avec le clan brésilien
Mais Madrid n’est pas Leverkusen. L’ancienne star de Liverpool… et du Real n’y arrive pas, c’est le moins que l’on puisse dire. Outre les résultats chaotiques et l’ultra-dépendance liée à Kylian Mbappé, c’est sa manière de gérer son vestiaire qui ne passe pas auprès des cadres historiques. Si, selon nos informations, il n’a aucun problème avec la "colonie française" (Mbappé, Camavinga, Tchouaméni, Ferland Mendy), le courant ne passe plus avec le clan brésilien. Le malaise Vinicius Jr, qui refuse de prolonger tant qu’il n’obtient pas ce qu’il souhaite aussi bien sportivement que financièrement, en est le meilleur exemple. Et que dire de l’oublié Endrick déjà annoncé en route pour l’OL sous forme de prêt ou encore Rodrygo Goes en difficulté lui aussi. S’il n’est pas Brésilien, Jude Bellingham — malgré quelques éclairs et fulgurances — est toujours à des années-lumière de sa première saison et peine à trouver sa place dans le système rigide du Basque.
Mais ce n’est pas tout, un autre membre emblématique du club Merengue, au club depuis 10 ans et qui totalise plus de 350 matches pros, n’en peut plus du technicien espagnol de 44 ans. Federico Valverde est cantonné au poste de latéral droit alors qu’il réclame de jouer au cœur du jeu. Le problème est profond : adepte d’un jeu de possession et de contrôle (à la Kroos), Alonso juge le profil "box-to-box" et énergique de l’Uruguayen incompatible avec son milieu idéal (Guler, Tchouameni, Bellingham). Une vision dogmatique qui exacerbe les tensions entre les deux hommes, Valverde se sentant "sacrifié" tactiquement.
L’ombre de Florentino Pérez plane déjà
Cette perte d’une partie de son vestiaire, couplée à des résultats décevants, fragilise considérablement la position d’Alonso. S’il paraît prématuré d’envisager un départ immédiat, les difficultés actuelles inquiètent de plus en plus les hautes sphères de la Casa Blanca. Florentino Pérez, qui avait fait d’Alonso sa priorité absolue, n’est pas homme à laisser une crise s’installer. En coulisses, certains murmurent déjà que le président madrilène sonderait le marché pour anticiper un éventuel désastre (le nom de Zidane fait toujours rêver les supporters Merengue malgré son poste promis de sélectionneur de l’Equipe de France).
Après trois matches sans succès et un tacle appuyé de la presse espagnole suite au nul piteux face à Elche (2-2 avec une égalisation sur le fil), le Real Madrid est attendu au tournant en Grèce face à l’Olympiakos ce mercredi. Mais d’ores et déjà, c’est le choc du 10 décembre au Bernabéu face à Manchester City qui pourrait faire office de juge de paix pour Xabi Alonso. Une nouvelle déconvenue face à un cador européen (après celui à Anfield face à une équipe de Liverpool en pleine crise) pourrait bien sceller son sort.
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