OM : la défense est encore en chantier !
Si l’OM a réussi à se sortir du piège tendu par le Paris FC à domicile, ce n’est certainement pas grâce à sa défense. Trop perméable, peu attentive et laissant beaucoup d’espaces, l’arrière-garde olympienne n’a pas brillé par sa solidité. Pour s’imposer au plus haut niveau cette saison, de nombreux réglages restent encore à faire.

Alors que l’Olympique de Marseille menait 2-0 grâce aux buts de Mason Greenwood et Pierre-Emerick Aubameyang, le Paris FC est rapidement revenu dans le match samedi après-midi, profitant des premières failles défensives marseillaises. Sur un centre de Simon repoussé par la défense, Kebbal a contrôlé et enroulé du gauche (25e, 2-1), puis Simon a enchaîné avec une frappe du droit à l’entrée de la surface, détournée par Rulli (35e). La deuxième période n’a pas amélioré la situation. Sur une superbe ouverture de Kebbal, Simon, à la limite du hors-jeu, s’est présenté seul face à Rulli et a marqué d’une frappe croisée (59e, 2-2).
Quelques minutes plus tard, une sortie hasardeuse de Rulli a laissé Kebbal seul pour tenter un lob depuis très loin, qui est passé juste au-dessus de la transversale (68e). Ces situations, combinés à beaucoup d’autres au fil de la rencontre, ont finalement révélé que l’OM reste vulnérable sur les transitions rapides et les pertes de balle, faisant apparaître un manque de concentration et d’anticipation dans l’arrière-garde olympienne. Plus globalement, le duo Balerdi-CJ Riley a peiné à contenir les offensives du Paris FC. Sur les côtés, Murillo et Garcia ont laissé trop d’espaces, offrant de nombreuses opportunités à l’attaque adverse.
Une défense à la peine
L’absence de Medina s’est fait sentir : son retour devrait permettre d’apporter plus de sérénité et de solidité à la défense olympienne lors des prochains matchs. En conférence de presse, Roberto De Zerbi a reconnu une performance en demi-teinte de son équipe : « On n’a pas bien joué. Je connais mes joueurs, leur qualité. De vendredi à Rennes à aujourd’hui, on a passé une semaine pesante. Une équipe n’est pas composée de robots, ce sont des êtres humains. Ils sont rentrés sur le terrain avec la tête trop pleine, trop de craintes, trop de choses qu’ils avaient en tête. En enlevant Rabiot et Medina, on a joué comme il y a deux semaines contre Aston Villa. J’ai des joueurs sensibles et émotifs mais ils ont joué avec du caractère. On a trop souffert ce soir ».
Le technicien marseillais a également pointé les faiblesses défensives : « Oui on a subi les occasions de but avec trop de facilité. Ça arrive trop facilement. Le premier but, on aurait dû réussir à mieux gérer le ballon, pareil pour le 2e but ». De Zerbi souligne également que des ajustements sont nécessaires pour retrouver de la solidité derrière. Avant d’ajouter : « Il faut qu’on réussisse à renforcer l’équipe, tout le monde le sait. On voulait déjà être au complet, malheureusement c’est pas le cas. Perdre Medina c’est dur aussi, car Balerdi est droitier. Mais c’est pas une raison de ne pas défendre et de ne pas jouer comme il faudrait ». Le chantier défensif devra ainsi passer par une fin de mercato plutôt agitée, comme le reconnaît le coach marseillais qui assume qu’il manque numériquement encore « 4 à 5 joueurs » à son effectif pour bien entamer la saison.
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