PSG : Matvey Safonov a encore marqué des points dans sa bataille avec Lucas Chevalier
De retour dans le but pour le match face à Newcastle, Matvey Safonov a confirmé sa montée en puissance au PSG, mettant une nouvelle fois en lumière la fragilité du statut de Lucas Chevalier dans la hiérarchie des gardiens.
Ce mercredi soir au Parc des Princes, le match nul concédé par le PSG face à Newcastle (1‑1) n’a pas seulement scellé la fin d’un cycle européen direct pour les Parisiens, il a aussi offert une page supplémentaire dans la lutte interne pour la cage. Les hommes de Luis Enrique ont livré une prestation moyenne où la maîtrise collective a été contestée, et la pression a souvent été mise sur la capacité du bloc parisien à résister physiquement et mentalement. Malgré quelques situations chaudes dans les deux surfaces, aucun gardien n’a été véritablement sollicité de façon intense, ce qui a laissé planer le doute sur l’impact que pourrait avoir le choix d’un portier plutôt qu’un autre dans les moments clés. Dans ce contexte tendu où chaque décision de Luis Enrique est épiée, le choix de titulariser Matvey Safonov suscite autant de discussion que le score sur l’écran. Rappelé dans le onze malgré un statut initial de doublure, le natif de Krasnodar a vécu une saison faite d’attentes et d’opportunités. Après son transfert au PSG en juin 2024, il avait longtemps attendu sa chance derrière Gianluigi Donnarumma puis Lucas Chevalier, et son moment de gloire est arrivé de manière spectaculaire l’hiver dernier.
Lors de la finale de la Coupe intercontinentale face à Flamengo, Safonov est devenu l’artisan inattendu du triomphe parisien en repoussant quatre penalties lors de la séance de tirs au but, une performance rare et historique qui a scellé la victoire du PSG et ajouté un trophée majeur à un calendrier déjà riche pour le club. Ce retour rapide dans le onze en Ligue des Champions face à Newcastle intervient dans un climat où la hiérarchie des gardiens est plus ouverte que jamais à Paris. La concurrence entre Safonov et Chevalier n’est plus un simple débat de vestiaire, mais elle reflète une réalité sportive où les deux hommes se battent pour être perçus comme la meilleure option dans les moments décisifs. «C’est vrai que le Top 8 était notre objectif aujourd’hui, gagner et prendre l’une des 8 premières places mais c’est le football. L’explication de Luis Enrique sur ma titularisation ? Non je pense que ce n’est pas important de m’expliquer ça. On a une grande confiance en notre équipe. Tout le monde travaille, tout le monde a des possibilités et c’est quelque chose de spécifique à notre équipe», a tempéré le Russe de 26 ans.
Une titularisation qui veut dire beaucoup ?
Pourtant présenté comme le numéro 1, Lucas Chevalier a vu son statut fragilisé ces dernières semaines, notamment après des prestations jugées trop irrégulières, ce qui a relancé le débat autour du rôle de Safonov au point d’interroger la succession du poste. La faute à une longue série d’erreurs et de boulettes commises depuis le début de saison, souvent de grandes affiches. La dernière en date étant contre le Sporting en Ligue des Champions la semaine dernière. Interrogé sur son choix de remettre Safonov dans le onze de départ, Luis Enrique a, pour une fois, été beaucoup plus évasif sur le sujet que par le passé : «je ne peux rien vous dire. Les mots… Je ne peux dire aucun mot et ne parler d’aucun sujet, mais quand tu vois ma décision ou mes décisions, c’est très clair pour tout le monde. Et je n’ai aucun problème à faire de la rotation avec les gardiens, je ne sais pas si je ferai ça, ou pas, mais je suis un entraîneur ouvert à exiger et à demander à mes joueurs d’être prêts à tous les moments. Mais je ne sais pas ce que je vais faire». Face à Newcastle, Safonov n’a pas tremblé mais n’a pas non plus éclipsé les attentes placées en lui.
S’il n’a pas eu à faire de parades spectaculaires, sa présence rassurante et sa communication fluide avec la défense ont été notables, tout en laissant derrière lui l’image d’un gardien serein. Ce profil, moins spectaculaire, mais solide, pourrait bien correspondre à la philosophie de Luis Enrique cette saison. Même dans le vestiaire, le sujet des gardiens semble prendre du poids. En zone mixte, João Neves n’a pas mâché ses mots : «on a trois grands gardiens (Safonov, Chevalier, Marin, ndlr). Le coach va choisir le meilleur pour l’équipe. Comme à tous les postes. Le coach a choisi Matvey car il pensait que pour ce match, il était la meilleure option». Privilégier la constance et la fiabilité dans les grands rendez‑vous plutôt que la flamboyance, tel pourrait être le nouveau maître mot des choix de Luis Enrique pour les cages parisiennes. Avec la suite de la saison européenne et la perspective des barrages, l’impact de Matvey Safonov dans le but du PSG reste un élément clé à surveiller, et pourrait bien décider de qui sera le véritable numéro 1 parisien pour les mois à venir. Les deux prochains matchs du PSG donneront des premières réponses, qui plus est lors de deux affiches de prestige, face à Strasbourg puis l’OM.
En savoir plus sur
Les plus lus
Explorer