La réception de Levante devait être une formalité pour le Real Madrid. Il n’en a rien été. Lors de cette 9e journée de Liga, la Casa Blanca s’est encore inclinée (2-1) et enchaîne un 4e match sans victoire en championnat, un 5e toutes compétitions confondues. Pire encore, les joueurs de la capitale espagnole ont battu un record historique. Jamais en 116 ans d’histoire, le club n’avait mis 481 minutes pour marquer un nouveau but, l’équivalent de 109 tirs de suite qui ne sont pas allés au fond des filets. Le bilan est lourd ce samedi d’autant que les Madrilènes ont plutôt été convaincants sur le fond.

La réussite était du côté de Levante cet après-midi au Bernabéu, au même titre que les faits de jeu imposés par la VAR. Un coup-franc transformé en penalty pour les Granotes, un but refusé aux Merengues, 12 tirs cadrés à 2, en plus de 3 poteaux... Quand rien ne va. « Le football dépend du nombre de buts marqués. Nous avons tout fait pour. Nous avons eu beaucoup d’opportunités mais il s’est passé des choses étranges comme seul le football peut nous en réserver. On attaque bien. Il faut continuer comme ça. Nous avons besoin de changer de dynamique. Nous avons tiré plus de 30 fois au but (34, ndlr) » a déploré l’ancien sélectionneur de l’Espagne.

Le Real Madrid en pleine crise fait le dos rond

Le turnover de Lopetegui n’a pas été payant et l’avenir de l’entraîneur du Real se pose encore davantage. A une semaine du Clasico au Nou Camp, il est plus que jamais sur la sellette. « En ce moment, c’est la dernière chose à laquelle je pense. Ce que je veux, c’est de relever les gars le plus tôt possible afin de les préparer pour le prochain match que nous aurons dans trois jours (contre le Viktoria Plzeň en Ligue des Champions mardi soir, ndlr). » Si Lopetegui ne souhaite pas parler de son avenir, la décision de virer le coach avant cette rencontre face au Barça va forcément se poser dans la tête de Florentino Perez.

Nul doute que le président du Real Madrid va sonder le vestiaire avant de trancher. Celui-ci est pour le moment toujours avec Lopetegui à en croire les déclarations de Marcelo après la rencontre. « Nous sommes à mort avec lui. Il nous dit les choses très clairement et l’entente est très bonne. Nous devons laisser l’entraîneur travailler. J’aime les couleurs de ce club et je me sens mal quand nous ne gagnons pas. La comparaison avec Benitez me paraît injuste. » Voilà le soutien d’un cadre qui laissera sans doute un sursis à Lopetegui mais la semaine à venir va s’avérer décisive entre une rencontre de Ligue des Champions et un Clasico qui sent déjà le soufre.