Caché derrière ses lunettes de soleil, Cesare Prandelli était pourtant bien présent ce dimanche midi dans les tribunes de Mestalla, pour assister à la défaite du FC Valence face à l’Atlético Madrid (0-2, 7ème journée de Liga). Nommé à la tête de l’équipe ché, le technicien transalpin laissait temporairement la place sur le banc à Salvador "Voro" Gonzalez, pour mieux étudier le jeu de son nouveau club. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ancien sélectionneur de la Squadra Azzurra (2010-2014) a déjà repéré des failles tactiques évidentes : « Sur l’un des buts qu’on prend, nous jouions côté droit. Puis, on a perdu le ballon sur ce même côté, et on a subi la contre-attaque dans le même couloir. Ce n’est pas possible. Si on est côté droit, il faut forcer l’équipe à renverser le jeu, on ne peut pas se permettre des situations pareilles. Une bonne équipe oblige son adversaire à changer le jeu, ce qui permet de se réorganiser, c’est ça l’idée », a-t-il ainsi avancé dans Marca.

Le fin tacticien âgé de 59 ans le sait mieux que quiconque, au plus haut niveau, l’organisation défensive est primordiale, sous peine d’aller au devant d’immenses désillusions. Mais d’autres facteurs entrent en jeu, parmi lesquels l’état d’esprit : « Plus que de donner un style de jeu, nous devons penser à rechercher un état d’esprit », a-t-il tout d’abord affirmé, avant de préciser l’organisation de jeu qu’il souhaite mettre en place : « Une équipe qui a encaissé tant de buts (14 en 7 journées) doit trouver un équilibre pour être plus compacte. Dans un premier temps, il faudra donc récupérer le ballon un peu plus rapidement, pour ne pas avoir à remonter tout le terrain pour construire une action de but. Ensuite, le deuxième point fondamental dans la recherche de l’équilibre est de maintenir les distances entre les lignes. C’est un objectif que nous pouvons atteindre en travaillant au quotidien. Notre style de jeu devra en tout cas être un jeu rapide ».

Recruter, une nécessité pour Valence ?

Le plan de jeu est défini, encore faut-il pouvoir le mettre en œuvre et disposer des joueurs nécessaires pour parvenir à ses fins. Cet été, Valence a tout chamboulé. Au rayon des départs tout d’abord, le club six fois champion d’Espagne (dernier titre en 2004) a laissé filer quelques éléments pourtant importants, à l’image d’un Sofiane Feghouli qui s’est envolé libre pour West Ham, d’un Paco Alcacer et d’un André Gomes qui ont été respectivement vendus pour 30 M€ et 35 M€ au FC Barcelone, ou bien encore d’un Shkodran Mustafi qui a pris la direction d’Arsenal contre un chèque de 41 M€. Autant d’éléments censés être incontournables et qui ont pris la tangente, remplacés par des Eliaquim Mangala, Ezequiel Garay, Munir El Haddadi, Nani, ou Mario Suarez qui n’ont pour l’heure pas le même rendement.

De quoi, inévitablement, inciter Prandelli à réclamer d’autres recrues à son propriétaire Peter Lim au cours du prochain mercato hivernal ? « Ce ne serait pas nous aider que d’en parler. Parler de futures recrues constituerait une erreur, car il faut déjà dans un premier temps évaluer les joueurs que nous avons à disposition. Je pense avant tout à faire progresser les joueurs que nous avons, et une fois que le mercato sera ouvert, alors on fera un point sur nos besoins », a-t-il lancé, faisant donc tout d’abord confiance aux forces en présence avant de se lancer dans une campagne de recrutement. Pourtant, des noms ont commencé à sortir dans la presse ibérique, comme ceux de Felipe Melo, Stevan Jovetic ou Gianluca Lapadula. Les joueurs de Valence le savent, ils ont maintenant un peu moins de trois mois pour prouver à leur entraîneur ce qu’ils valent. À eux de jouer.

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