Son intervention médiatique avait fait jaser en interne. La semaine dernière, Paulo Sousa avait profité du point presse avant le déplacement à Saint-Etienne (1-1) pour tancer indirectement sa direction. Le message s’avérait limpide : faire comprendre à l’auditoire présent à cette conférence de presse que sa direction n’avait pas tenu toutes ses promesses depuis sa prise de fonctions sur le banc des Girondins de Bordeaux. Comme pour placer ses dirigeants face à leurs responsabilités, le technicien portugais avait également précisé qu’il attendait que le club communique sur ses intentions pour la prochaine saison.

Il semblerait que depuis, King Street, l’actionnaire majoritaire, se soit manifesté sur le sujet. Et les craintes de Sousa sur la politique sportive bordelaise s’avèrent totalement justifiées. Selon les informations de l’Equipe, Bordeaux devra se serrer la ceinture dans les prochaines semaines. Une politique d’austérité qui concerne également le mercato estival. Déficitaires à hauteur de 25 millions d’euros au 30 juin dernier, les Girondins vont devoir céder plusieurs jours pour combler une partie de leur déficit.

Marge de manœuvre réduite pour Eduardo Macia

Et l’augmentation des droits télés ne changera pas cette tendance lourde. Concrètement, King Street a basé sa politique sportive sur trois points : la baisse de la masse salariale, réduction de l’effectif professionnel et limitation des investissements. Les supporters bordelais peuvent s’affoler sur ce dernier objectif puisque le club au scapulaire a déboursé 7 millions d’euros l’été dernier et 10 millions en janvier pour le transfert de Rémi Oudin (avec échelonnement des versements).

La tâche s’annonce donc complexe pour le directeur du football Eduardo Macia. Le quotidien sportif révèle d’ailleurs que ce dernier posséderait plusieurs touches en Angleterre et en Italie. Cette politique d’austérité n’effrayerait d’ailleurs pas le principal protagoniste. Macia devra donc flairer la bonne opportunité au bon moment sur le marché... Pas de quoi rassurer Paulo Sousa dont l’avenir en Gironde reste plus que jamais incertain. Le flou artistique demeure vivace aux Girondins de Bordeaux...