Ce samedi soir, peu après la demi-heure de jeu, l’AS Monaco a sombré à l’extérieur contre un relégable, le Nîmes Olympique (1-3). En effet, alors qu’ils menaient un but à zéro grâce à Wissam Ben Yedder, les Asémistes se sont sabordés. D’abord, Tiémoué Bakayoko écopait d’un carton rouge pour une grosse faute après intervention de la VAR. Et c’est à ce moment précis que Gelson Martins a pété les plombs. L’ancien du Sporting CP a bousculé l’arbitre à deux reprises et a donc été exclu à son tour. A neuf contre onze, les Monégasques n’ont pas fait le poids.

« Les images hallucinantes semblent sorties d’un autre temps. Mais non, elles ont bien eu lieu ce samedi 1er février 2020 : un joueur de Ligue 1 bouscule un arbitre de manière spectaculaire lors de Nîmes O. - AS. Monaco ! Il va bien falloir le comprendre et l’intégrer de façon définitive : on ne touche pas à l’arbitre ! Cette règle d’or du rugby doit le devenir dans le football. Sans discussion possible. Tous les qualificatifs sont bons : le geste de ce joueur est honteux, intolérable, insupportable, indéfendable, inadmissible et n’a pas lieu d’être sur un terrain de football », écrivait le Syndicat des Arbitres du Football d’Élite (SAFE) au lendemain de cette rencontre.

Le joueur, lui aussi s’est exprimé à ce sujet, exprimant ses regrets : « ceux qui me connaissent savent qu’au long de ma carrière, j’ai toujours eu pour principe le respect pour tout le monde : collègues, adversaires, supporteurs et arbitres, sur le terrain et en dehors du même. Je ne suis pas agressif, je ne l’ai jamais été avec personne. Aujourd’hui, après réflexion, j’estime que je dois m’excuser pour mon attitude irréfléchie et avec le sang chaud. Je m’excuse en particulier auprès de l’arbitre Mikael Lesage, mais aussi auprès de mes collègues et de nos supporters ».

Pas vraiment de jurisprudence

La commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP), qui siège en milieu de semaine, va bien évidemment se saisir de ce dossier brûlant et il se pourrait qu’on ne revoie pas Gelson Martins avant la fin de la saison. Selon l’article 10 du barème disciplinaire de la Fédération française de football (FFF), qui concerne les bousculades envers un officiel, la sanction est de six mois (alors qu’il ne reste que seize journées jusqu’à la fin de cette saison).

En 2010, Alou Diarra, avec Bordeaux, avait écopé de six matches après un geste similaire, mais s’était excusé juste à l’issue de la rencontre. En 2016, Benjamin Jeannot pour avoir touché un arbitre avait pris dix matches de suspension. Dans les cas les plus durs, en 2010, Youssouf Hadji, alors à Nancy et qui avait fini front contre front avec l’homme en noir avait écopé de six mois avant que le tribunal administratif de Nancy ne ramène la sanction à trois. Autant dire que ça ne sent pas forcément bon pour l’ailier du club princier.