Le Paris SG s’est largement imposé ce samedi après-midi contre Amiens (5-0, 10e journée de Ligue 1). Juan Bernat a enchaîné une nouvelle titularisation sous les couleurs parisiennes. Plutôt à l’aise en première période, tant défensivement qu’offensivement (sa relation avec Angel Di Maria a beaucoup gêné les Picards, il a offert un but sur un plateau à Edinson Cavani mais le Matador s’est loupé), l’Espagnol a géré ensuite, comme toute son équipe, au retour des vestiaires, donnant tout de même une passe décisive à Julian Draxler.

Il s’est ensuite présenté en zone mixte pour dresser un premier bilan de son aventure au PSG. « Je me sens bien. Au début, c’était un peu compliqué. Un nouveau club, une nouvelle ville, une nouvelle langue, de nouveaux partenaires. Le vestiaire m’aide beaucoup, je me sens bien intégré à l’équipe », a confié l’ancien Valencian avant de poursuivre. « Je reprends le rythme. J’ai eu une grosse blessure la saison passée, j’ai très peu joué. Je suis content d’être ici, de jouer, de retrouver le rythme des matches », a-t-il expliqué.

« On m’a appris qu’être bien éduqué, c’est être reconnaissant »

Pointé du doigt par son ancien patron Uli Hoeness, vendredi, lors d’une conférence de presse salée - « quand nous avons rencontré Séville en Ligue des Champions (la saison passée en quart de finale, ndlr), nous avons failli être éliminés et Bernat en était le seul responsable (le Bayern avait fait 0-0 au retour après l’avoir emporté 2-1 en Espagne, ndlr). Ce jour-là, nous avons décidé de le vendre. Notre bonheur ou notre malheur ne dépendent pas de Juan Bernat » - le défenseur a aussi profité de l’occasion pour répondre, sans relancer la polémique.

« Oui, on m’en a parlé. Je n’ai pas de commentaire à faire. Respect. On m’a appris qu’être bien éduqué, c’est être reconnaissant. Je le serai toujours à l’égard du Bayern Munich. J’ai laissé beaucoup d’amis là-bas ces 4 dernières années. On se parle d’ailleurs encore régulièrement. Je leur souhaite le meilleur, beaucoup de chance. Rien d’autre à ajouter », a conclu l’international espagnol. C’est dit.