La semaine dernière, alors que la France du football venait de se mettre à l’arrêt en raison de la crise sanitaire liée au coronavirus, Jean-Michel Aulas mettait les acteurs de la Ligue 1 en émoi en lâchait une proposition très remarquée dans les colonnes du Monde. « La meilleure solution serait de dire "c’est une saison blanche", ce qui évite à ceux qui sont concernés par le bas du tableau de se retourner contre la LFP et la FFF. Le règlement stipule que c’est à l’issue du championnat que l’on descend d’une division. Une décision différente ouvrirait une brèche juridique qui coûterait très cher ».

Une sortie médiatique pas vraiment appréciée. À Marseille tout d’abord où le président de l’OM, Jacques-Henri Eyraud ne s’est pas privé pour signer une contre-attaque très cinglante. Une réponse qui pourrait d’ailleurs valoir à JHE une attaque en justice de la part des avocats de JMA. Eyraud n’était cependant pas le seul à avoir critiqué Aulas puisque le président de la FFF, Noël Le Graët, y était lui aussi allé de son commentaire acerbe. Face à la polémique, le patron des Gones a voulu calmer le jeu cet après-midi, au micro de RMC Sport.

Aulas veut bien terminer la saison

« J’ai indiqué qu’il y avait peu de jurisprudence et qu’on souhaitait, comme tous les collègues, terminer le championnat pour des raisons économiques évidentes, mais que dans l’hypothèse où on ne puisse pas finir, qu’il y ait une année blanche. Mais ce n’était pas de mon ressort. C’est un sujet qui concerne la fédération. Dans ces hypothèses, il y en a 4 ou 5. J’ai indiqué qu’une année blanche pouvait être éligible. (…) La question était : « qu’est-ce qui se passe pour le titre de champion et pour les descentes. Qu’on soit qualifié ou pas en coupe d’Europe, ce n’est pas gênant. Que Lyon soit qualifié ou pas, ce n’est pas le sujet », a-t-il déclaré, en ajoutant qu’il désirait plus que jamais terminer la saison avant tout.

« Le Monde avait vraiment compris que la réflexion qui devait être apportée, c’était de poser la question générale. J’ai répondu sans arrière pensée, tout en précisant que ce n’était pas de mon ressort, mais celui de la fédération. Bien sûr (qu’il veut terminer la saison), pour une raison évidente. Si on n’allait pas au bout, se poserait un problème économique des droits TV, des contrats sponsoring. Je suis à fond derrière toutes les hypothèses. J’ai passé deux heures avec l’ECA (l’association des clubs européens) pour prendre position. Dans tout ce qu’il m’a préoccupé cet après-midi, c’est de faire en sorte qu’on puisse terminer le championnat ». C’est dit !