L’AS Monaco se déplaçait du côté de Madrid pour y affronter l’Atlético de Madrid, dans cette belle arène du Wanda Metropolitano. Les Monégasques étaient déjà éliminés d’avance, alors que les Colchoneros se devaient eux de l’emporter dans le cadre de cette course pour la première place du groupe avec le Borussia Dortmund. Le match avait tout de même de l’enjeu pour la formation de Thierry Henry, qui espérait décrocher une qualification pour l’Europa League via la troisième place du groupe. L’entraîneur français devait cependant se passer des services de bon nombre de joueurs expérimentés à l’image de Subasic, Jovetic, Lopes, Glik, Aholou ou Sidibé. Biancone, Massengo ou Sylla démarraient ainsi la rencontre. Côté colchonero, c’était un peu plus classique, même si Simeone devait composer sans Diego Costa, Diego Godin et Josema Giménez. Saúl démarrait la partie sur le banc.

Sans surprise, l’Atlético a pris les trois points grâce à ce succès 2-0. Et la rencontre commençait bien mal pour l’AS Monaco, puisqu’après deux minutes de jeu seulement, les Colchoneros allaient prendre l’avantage. Koke, complètement seul, s’approchait de la surface puis décochait une frappe, déviée par Badiashile. Benaglio était trompé, et l’Atlético de Madrid avait déjà fait le plus dur (1-0, 2e). Les Monégasques étaient sous l’eau, et Thomas Lemar touchait le poteau sur ce superbe coup-franc (8e). Les Rojiblancos étaient infiniment supérieurs à leur adversaire, et le deuxième but allait rapidement tomber. Angel Correa mystifiait Jemerson dans la surface, avant de lâcher un caviar à Antoine Griezmann qui terminait l’action d’un bel extérieur (2-0, 24e).

La différence de niveau et d’expérience était trop importante

Les jeunes pousses monégasques ne faisaient pas le poids. A chaque offensive de l’Atlético, c’était la panique dans les derniers mètres, et les troupes de Diego Simeone se promenaient, donnant l’impression de jouer à 30%. En première période, l’AS Monaco a dû attendre la 45e minute pour signer sa première frappe en direction des cages de Jan Oblak ; une tête de Badiashile sur coup franc, non cadrée. Devant, Antoine Griezmann livrait une nouvelle prestation XXL. Thierry Henry semblait lui dépité sur le banc de touche monégasque. Au retour des vestiaires, les Espagnols avaient même légèrement baissé le rythme, donnant l’impression de s’économiser. Koke était ainsi reposé dès la pause, et ils laissaient ainsi un peu plus le ballon aux joueurs de Monaco. Il fallait noter la belle ovation du Wanda Metropolitano pour Radamel Falcao, ancien de la maison, entré à la 55e minute de jeu.

Les Asémistes commençaient enfin à s’approcher de la surface colchonera, mais étaient encore trop imprécis pour vraiment faire mal aux locaux. Falcao recevait un ballon dans la surface, et, en pivot, frappait. Oblak captait cependant bien le ballon (60e). Dans la foulée, Benaglio sortait une superbe parade sur Griezmann (61e). Sofiane Diop et Khéphren Thuram-Ulien entraient en jeu (64e). Mais peu à peu, les Colchoneros reprenaient l’ascendant, malgré un très bon Massengo dans l’entrejeu, seule bonne nouvelle du match pour Henry. Benaglio sortait une superbe parade sur cette tentative lointaine de Thomas (78e). Petit coup de pouce du destin pour Monaco : Savic touchait le ballon de la main dans sa surface, et était expulsé (82e). Mais Falcao se loupait complètement sur le penalty, ne cadrant pas ! Il fallait ensuite signaler un coup-franc de Tielemans bien sorti par Oblak (87e), et une frappe de Falcao qui passait tout proche du cadre (90e+3). Les Rouge et Blanc terminaient au moins sur une bonne note. L’Atlético de Madrid assure son passage en huitièmes, alors que l’AS Monaco est condamné à la dernière place...

Revivez le film du match sur notre live commenté.

L’homme du match : Griezmann (7) : le Français a encore répondu présent. Toujours dans ce rôle de créateur, dictant le tempo du jeu et créant énormément de différences, que ce soit via des actions individuelles ou des combinaisons avec ses partenaires. Il signe le deuxième but colchonero (24e) et est à l’origine de la plupart des situations dangereuses de l’Atlético. Entre les lignes, on ne fait pas mieux, et il n’a pas lésiné sur les efforts lorsqu’il a fallu exercer un pressing assez haut sur la défense monégasque...

Atlético de Madrid

- Oblak (6) : comment évaluer son match s’il n’a presque rien eu à faire ? Il a fallu attendre la 60e minute pour voir le Slovène intervenir, sur une frappe plutôt molle et axiale de Radamel Falcao. Il s’est donc contenté d’assister à la rencontre depuis ses cages, donnant quelques consignes à sa défense de temps en temps. Même sur le penalty de Falcao, il n’a pas eu à s’employer ! Il sort tout de même une belle parade sur Tielemans en toute fin de match (87e).

- Arias (6,5) : le latéral droit colombien continue sa montée en puissance, enchaînant les bonnes prestations sur le flanc droit de la défense. Très serein dans les duels, il n’a rien laissé passer et a enchaîné les aller-retours sur son couloir, prêtant main forte aux joueurs offensifs colchoneros. Il a offert beaucoup de profondeur à son équipe et a permis d’écarter le jeu pour libérer des espaces pour ses attaquants.

- Lucas Hernandez (6,5) : encore aligné dans l’axe de la défense à cause des différentes blessures, le champion du monde a été excellent, dans la lignée de son match face au Barça. Et face à une équipe de l’AS Monaco aussi faible, son agressivité et sa lecture du jeu ont logiquement été encore plus mises en évidence. Quelques bonnes interventions aussi, comme ce centre de Grandsir coupé au premier poteau (65e).

- Savic (4) : comme le reste de ses coéquipiers de l’arrière-garde, il n’a pas vraiment été inquiété lors des rares et timides offensives monégasques. Il a ainsi su mettre le pied quand il fallait, tout en étant bon dans la relance. Il a cependant commencé à avoir quelques soucis au marquage de Falcao lorsque le Colombien est entré en jeu en deuxième période, mais El Tigre n’a finalement pas pu prendre d’ascendant final sur lui. Il est ensuite expulsé, offrant un penalty à Monaco à cause d’une main dans la surface (82e).

- Filipe Luis (6) : pratiquement libéré de ses responsabilités défensives compte tenu de la faible adversité des joueurs offensifs adverses, il a pu monter avec pas mal de liberté. Il a ainsi souvent terminé les actions dans la surface du club de la Principauté, combinant avec Lemar et Griezmann. Globalement solide défensivement même si Grandsir l’a parfois pris à défaut.

- Rodri (7) : le patron du milieu de terrain de l’Atleti a, comme d’habitude depuis son arrivée cet été, été impérial. Donnant toujours l’impression de jouer dans un fauteuil, l’ancien de Villarreal a été la première rampe de lancement des offensives de l’équipe du Cholo Simeone. Il occupe les espaces, propose des solutions aux défenseurs et organise le jeu à merveille.

- Thomas (6) : dans le double-pivot colchonero, le Ghanéen a vécu une soirée plutôt tranquille tant les vis-à-vis étaient faibles. Il a ainsi récupéré bon nombre de ballons sans forcément devoir s’employer à fond, et a ensuite assuré ses transmissions sans soucis. Plus dans un rôle de briseur de ligne que d’organisateur, contrairement à Rodri, il a été un peu moins tranchant que d’habitude.

- Koke (6) : dès le début du match, il met son équipe dans les meilleures conditions avec ce but - certes aidé par Badiashile - d’une frappe de l’extérieur (2e). Il s’est ensuite contenté de jouer propre et d’être juste dans son jeu. On l’a aussi vu réaliser un pressing intense pour empêcher la relance de l’AS Monaco, et ce fut plutôt efficace puisque les défenseurs et milieux monégasques ont perdu bon nombre de ballons. Vitolo (5,5) a pris sa place à la pause mais n’a pas pu montrer grand chose, un peu esseulé sur son côté.

- Lemar (6) : face à son ancien club, l’international tricolore a beaucoup alterné entre le côté gauche et le côté droit, affichant un bien meilleur visage que ce qu’il avait montré ces dernières semaines. Très actif et participatif dans l’élaboration des actions, il a fait ce qui était attendu de lui. Il a cependant été un peu plus discret en deuxième période, pesant bien moins sur le jeu madrilène. Il faut dire que son équipe avait bien baissé le rythme et se montrait moins offensive. Nicola Kalinic l’a remplacé à la 62e minute mais n’a pas eu de situations pour se mettre en avant devant.

- Correa (6,5) : aligné à la place de Diego Costa aux côtés de Grizi, l’Argentin a répondu présent. Véritable poison pour les défenseurs monégasques, il a multiplié les appels et les courses entre les lignes. Il humilie un rival avant d’offrir un caviar à Antoine Griezmann sur le deuxième but colchonero (24e). Lui aussi a un peu disparu en deuxième période. Simeone l’a sorti pour faire entrer Saúl à la 69e, et l’international espagnol s’est surtout contenté de défendre.

- Griezmann (7) : voir ci-dessus.

AS Monaco

- Benaglio (4) : dans les premières secondes, il a été pris à défaut par une frappe de Koke contrée par Badiashile (1-0, 2e), avant d’être battu par Griezmann (2-0, 24e). Il a ensuite boxé plusieurs ballons et est bien intervenu face au champion du monde français (61e). Il a également repoussé une lourde frappe de Thomas Partey (78e).

- Raggi (2) : le capitaine de l’ASM a été en difficulté face au jeu entre les lignes de l’Atlético de Madrid. Il s’est retrouvé en bonne position (56e), mais en général, il a manqué d’impact. Le défenseur italien a été pris dans beaucoup de duels, et sa lenteur face aux attaquants adverses n’a pas aidé.

- Jemerson (3) : sa glissade a été fatale sur le crochet de Correa entraînant le but de Griezmann (24e, 2-0). Il s’est ensuite fait éliminer trop facilement par Filipe Luis en fin de première période (42e). Il a redressé la barre en seconde période puisque l’Atletico de Madrid a eu moins d’occasions.

- Badiashile (3,5) : le jeune défenseur monégasque a vu son match tourner au cauchemar rapidement puisqu’il a contré une frappe de Koke directement dans ses filets (1-0, 2e). Il a tenté de se rattraper de la tête (45e+1), sans réussite. Finalement, il a bien défendu en seconde période face à Correa et Griezmann.

- Biancone (3) : le deuxième but est venu de son côté quand Correa a éliminé Jemerson (2-0, 24e). Offensivement, il a tenté d’apporter sans parvenir à faire la différence. Pris de vitesse, il a pris un carton jaune pour une faute sur Correa (68e). Un match délicat pour le jeune arrière droit.

- Massengo (5,5) : titulaire au milieu de terrain, il a tenté de relancer les siens, mais son inexpérience s’est faite remarquer face aux milieux adverses. Il a cependant réalisé une deuxième mi-temps meilleure, se projetant plus vers l’avant et trouvant en bonne position ses partenaires. Une première titularisation correcte pour le jeune monégasque.

- Tielemans (3) : le milieu belge a été en difficulté pendant tout le match, à l’image de ses partenaires. Il a tenté d’alimenter ses attaquants, sans que ces derniers ne soient en bonne position. Dépassé, il a été averti au retour des vestiaires pour une faute sur Correa (54e). En fin de match, il a obtenu un penalty après une frappe contrée de la main par Savic (82e), avant de mettre Oblak à contribution (86e, 89e).

- Chadli (2) : le Belge a multiplié les mauvais choix. Il a cependant réalisé un bon retour sur une action chaude de l’Atlético de Madrid (27e). Il a également mal exploité les coups de pied arrêtés. Un match vraiment complexe pour l’international belge. Remplacé par Diop (63e), qui n’a pas eu d’actions à se mettre sous la dent après son entrée en jeu.

- Golovin (4) : révélation du dernier Mondial, le Russe a été en grande difficulté ce soir, incapable d’apporter le danger dans le camp adverse. En seconde période, il a tenté d’apporter, sans parvenir à être décisif. Remplacé par Thuram-Ulien (63e), qui a amené un peu de vivacité sur le terrain.

- Grandsir (5) : l’ancien joueur de Troyes a multiplié les courses, mais le dernier geste lui a fait défaut à plusieurs reprises. Il est cependant resté le Monégasque le plus en vue offensivement, à l’image d’un bon centre pour Sylla (49e). Un match correct pour lui, qui a multiplié les courses dans son couloir droit.

- Sylla (3) : l’attaquant monégasque a peu été trouvé dans le premier acte. Il a cependant fait parler sa vitesse pour tenter d’apporter le danger dans le camp espagnol, sans réussir à inquiéter ses adversaires. Un match difficile pour le jeune buteur de l’ASM. Remplacé par Falcao (55e), qui s’est offert une première occasion cinq minutes plus tard, mais Oblak a bien anticipé (60e). En fin de match, il a frappé un penalty qu’il a totalement loupé (82e).

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