Né à Suresnes, en région parisienne, William Bianda grandit à Saint-Ouen et découvre très vite le football. À l’âge de 6 ans, son père l’inscrit dans le club de la ville, le Red Star FC 93. « Quand j’étais jeune, j’étais fan d’Arsenal. C’est une équipe que j’aimais beaucoup, à l’époque où il y avait Alexandre Song et Robin van Persie », se rappelle William. Au Red Star, il commence en tant que milieu de terrain défensif jusqu’au jour où on le replace en défense centrale. « C’est quand j’ai joué à ce poste que les clubs ont commencé à m’approcher », annonce-t-il. Il participe à quelques détections jusqu’à ce que l’AS Monaco l’invite à passer un test dans le cadre d’un tournoi à Sens, dans l’Yonne.

Un défenseur athlétique et rapide

C’est à ce moment-là que Reda Hammache, alors recruteur du RC Lens, le repère. "Il a directement contacté mon entraîneur au Red Star pour me proposer de passer des tests à Lens. Après ça, ils m’ont rappelé pour effectuer un tournoi avec eux et comme ça s’est très bien passé, j’ai signé à Lens, et j’ai commencé à jouer avec les U15 », se souvient-il. William Bianda se décrit comme un défenseur athlétique et rapide, qui possède une bonne relance. « Je suis aussi agressif sur le porteur du ballon », ajoute-t-il. Du haut de ses 1,86m, le gaucher estime qu’il doit encore progresser dans les duels aériens : « je travaille là-dessus en ce moment ». Son idole, c’est Samuel Umtiti, le défenseur du FC Barcelone. « Techniquement, il fait partie des meilleurs défenseurs. Il est très costaud dans les duels. Il joue dans l’un des plus grands clubs du monde et il s’impose en plus », détaille l’espoir artésien.

Au RC Lens, tout va très vite pour le jeune William qui se fait convoquer en équipe de France U16 pour participer à un tournoi aux Pays-Bas. « C’est une immense fierté de porter le maillot national. Rien que d’entendre l’hymne, la Marseillaise, j’avais le sourire. C’était comme dans un rêve », se remémore-t-il, deux ans plus tard. Depuis, le Lensois compte déjà une quinzaine de sélections et vient d’être élu joueur du tournoi de Limoges avec les tricolores U18. Il succède notamment à Lucas Digne et Dayot Upamecano. « Si j’ai obtenu ce titre, c’est grâce à l’équipe. J’en suis fier et j’en suis très content, mais j’étais surpris », dévoile-t-il. Il faut dire que pour se faire remarquer quand on est un défenseur, ce n’est pas donné à tout le monde. William raconte justement comment il est parvenu à recevoir cette nomination : « quand j’avais le ballon, j’étais serein. Dans la relance, ça se passait bien, j’étais propre. Costaud dans les duels. Je ne paniquais à aucun moment, je jouais simplement mon jeu et j’effectuais quelques montées avec le ballon, pour trouver mes coéquipiers entre les lignes. Je pense que c’est tout ça qui a joué ».

« Quand on signe pro, c’est là que tout commence »

Dans son discours, William rappelle sans cesse ce que Lens a fait pour lui. Même quand il parle de l’équipe de France, il déclare : « quand on part en sélection, on se doit de bien représenter le club et ses valeurs, celle du Racing Club de Lens. Ici, les valeurs sont importantes, surtout au niveau du comportement en dehors du terrain. On se doit de donner une bonne image de notre club ». Pour lui, le centre de formation du Racing fait partie du top 3 en France. « Je ne dis pas ça parce que j’y suis, mais je le pense vraiment. C’est une structure sérieuse où l’on apprend beaucoup de choses ». Au niveau de l’école, William raconte que le club a tout fait pour le pousser à réussir. « Ils m’ont donné les moyens d’obtenir le brevet », se réjouit-il. Sur le terrain, William est impressionné par le professionnalisme de la Gaillette. « Il y a beaucoup de suivi et on apprend énormément avec les coachs. Quand on arrive en formation ici, il y a des entraînements spécifiques pour chaque poste, et c’est un atout pour progresser rapidement », raconte le défenseur, qui s’entraîne de plus en plus avec le groupe professionnel.

Cet été, William Bianda a signé avec le RCL son premier contrat professionnel, d’une durée de trois ans. Une belle marque de confiance de la part des dirigeants. « Le club a envoyé une proposition à mon agent, qui m’en a fait part. Quand j’ai appris ça, j’étais très content. Signer professionnel dans son club formateur, c’est un rêve, surtout à 17 ans, tout le monde n’a pas cette chance. C’est le début d’une aventure qui commence. On est beaucoup plus regardé quand on signe pro, c’est là que tout commence. », explique le jeune sang-et-or. En attendant, William attend son heure, et espère bien gratter quelques matchs en Ligue 2 ou en Coupe cette saison. « Il ne faut pas se dire "je suis jeune, donc ça va être difficile". À un moment, il n’y a plus d’âge », argumente-t-il. Effectivement, William a raison, il y a plein d’exemples ici qui le démontre, comme avec Raphaël Varane, et plus récemment avec Jean-Kévin Duverne qui, à 19 ans seulement, a effectué une saison pleine en Ligue 2 et enchaîne les matchs au poste de titulaire en défense centrale. « Tout ça, ça donne envie d’y croire. En tout cas, on s’en donne les moyens. Je vais tout faire pour y arriver », conclut avec enthousiasme William Bianda.