Thomas Tuchel l’a déclaré en conférence de presse lundi, le Paris SG cherche un voire deux milieux de terrain pour cet hiver, au regard des cas Adrien Rabiot (23 ans), qui ne prolongera pas son bail et négocie son départ vers le FC Barcelone, et Lassana Diarra (33 ans), qui ne joue pas et étudie des pistes aux États-Unis. Grzegorz Krychowiak (28 ans) doit observer la situation avec certains regrets. Arrivé à l’été 2016, le milieu de terrain, prêté cet été avec option d’achat obligatoire au Lokomotiv Moscou, ne s’est jamais vraiment imposé chez les Rouge-et-Bleu. Un échec qu’il a raconté au cours d’un long entretien accordé à Championat en Russie.

« Au PSG, je n’ai pas beaucoup joué, les gens ont beaucoup parlé de moi. À un moment donné, ça m’a fatigué, mais j’ai décidé qu’il valait mieux me concentrer sur mon travail. En France, les médias ont écrit que j’avais un conflit avec des partenaires du PSG. Ce n’est pas vrai - il y avait une très bonne ambiance dans l’équipe. Mais des journalistes ont essayé d’expliquer que c’était pour ça que je ne jouais pas. (...) Ils ont même écrit sur un malentendu avec la direction, alors que j’avais de bonnes relations avec le président du club », a-t-il expliqué. L’international polonais (59 sélections, 3 réalisations) semble d’ailleurs encore en vouloir à Unai Emery pour cette « période difficile » de sa carrière.

Toujours en colère contre Emery

« Chaque fois que je quittais un entraînement, je me posais la même question. Avant de signer un contrat avec le PSG, j’ai demandé à Emery s’il voulait vraiment me voir dans l’équipe. Il a répondu que oui. Je me suis dit : "il me connaît, il sait comment je joue. Pourquoi refuser ?" Trois mois plus tard, Emery a déclaré qu’il ne me voulait pas dans l’équipe. Je suis tellement en colère contre lui ! Je n’ai pas compris ce qui avait pu changer, je lui ai demandé de s’expliquer », a-t-il lancé. Mais l’explication ne l’a pas franchement convaincu. « Oui, on s’est expliqué. Mais chaque fois que je quittais son bureau, j’étais encore plus en colère qu’avant », a-t-il glissé, justifiant son départ à West Bromwich à l’été 2017.

« Je n’ai pas joué, c’était une période difficile, mais je l’ai acceptée. Je travaillais dur, je faisais des efforts, mais j’ai dû tourner la page et passer à autre chose. Tout ce que j’avais à faire, c’était d’accepter cette situation et d’aller dans un autre club. J’ai moi-même demandé à partir. Lorsque vous restez longtemps assis sur le banc, vous incitez involontairement le club à changer. Pourquoi West Brom ? La décision a été prise dans les dernières minutes du mercato 2017. J’avais différentes options pour partir en prêt, mais le PSG voulait me vendre », a-t-il confié avant d’ajouter. « Après un an sur le banc, c’était presque irréel. J’ai demandé à ce qu’on me prête. J’ai expliqué que, dans mon cas, ce serait plus facile de me vendre la saison prochaine », a-t-il raconté.

Mais l’aventure chez les Baggies ne s’est pas franchement passée comme prévu. « Mais même là-bas, tout n’a pas très bien fonctionné. Ça n’a pas été la meilleure période de ma carrière, mais l’expérience était intéressante. J’ai mal joué, nous avons beaucoup perdu. Je ne voulais pas que quelqu’un pense que le club et le résultat ne m’importaient pas, alors j’ai tout fait de mon mieux. Il s’est avéré que ça n’a pas toujours fonctionné », a-t-il conclu. Aujourd’hui cadre du Loko (23 titularisations toutes compétitions confondues), Grzegorz Krychowiak entend bien laisser ces rendez-vous manqués derrière lui.