L’été dernier, Palerme se retrouvait orphelin de sa légende. Parti dans de drôles de circonstances, Fabrizio Miccoli, meilleur buteur de l’histoire du club, refilait ainsi la fonction de réalisateur à d’autres. Abel Hernandez assume depuis la tâche avec assiduité, Kyle Lafferty un peu moins, lui que coach Gennaro Gattuso avait emmené dans ses valises du FC Sion à son arrivée en Sicile l’été dernier. Mais récemment, un nouvel attaquant a pointé le bout de son nez. Il s’agit d’Andrea Belotti, à peine 20 ans au compteur. Un joueur qui avait fait l’objet d’un bel investissement lors du dernier mercato (un prêt payant de 500 000 € assorti d’une option d’achat de copropriété évaluée à 2,5 M€), mais qui a dû attendre le licenciement de l’ancienne gloire milanaise pour pouvoir exploser chez les Rosanero, sous la houlette de coach Iachini.

Iachini, ce grand spécialiste de la montée dans l’élite – et du licenciement dans la foulée, généralement –, un adepte du lancement de jeunes éléments. Belotti, qui n’avait donc joué que 18 petites minutes sous l’ère Gattuso, et ce, pour le dernier match de Rino face à Bari le 24 septembre dernier, a donc été directement utilisé par le technicien à la casquette. Et c’est peu dire que le jeune homme le lui a bien rendu : première sous le mandat du nouvel entraîneur, premier but face à Brescia, pour permettre aux siens d’accrocher un point. Il en sera de même, et pour des victoires cette fois, face à Sienne ou Trapani. Autant d’entrées fructueuses qui encourageront le coach à lui attribuer un statut de titulaire, sous lequel il brille de la même manière, avec trois buts en deux intronisations d’entrée. Au total, Belotti pointe à 6 buts en 9 rencontres, s’octroyant ainsi un statut de révélation.

Attaquant relativement complet, capable de marquer de bien des manières et dans n’importe quelle position, ce pur produit de l’AlbinoLeffe, international Espoirs, justifie donc tout son talent. Et ce, en plus de faire découvrir une drôle de célébration, qui lui a valu un surnom : le coq. « Il y a deux raisons à cela. La première, c’est que quand j’étais gamin j’allais souvent chez ma tante, qui a une ferme avec pas mal d’animaux. Le coq m’a toujours plu pour sa fierté, il a toujours la tête haute. La seconde, elle tient de mon meilleur ami, Iuri, dont le nom de famille est justement... Gallo (coq en français, ndlr) » expliquait récemment l’intéressé. Le Renzo Barbera, désormais habitué aux gestes personnalisés entre la célébration du fou de Luca Toni et les imitations de catcheurs de Miccoli, s’est logiquement trouvé un nouveau chouchou. Un chouchou qui pourrait bien contribuer à la remontée directe de ce classique de Serie A, qui était encore aux portes de la Ligue des Champions il y a de cela 4 saisons.