C’est bien connu, la France est le grand spécialiste de la formation. Le pays regorge de talents, c’est une certitude, mais certains d’entre eux n’ont pas attendu d’avoir franchi tous les paliers pour franchir les frontières européennes afin de tenter leur chance dans un championnat plus réputé que la Ligue 1. Telle est la situation aujourd’hui de Dominique Malonga, parti de Monaco à l’aube de la saison 2007 pour rejoindre le Torino. Vif et technique, cet attaquant a été recruté par les dirigeants du Toro pour ses nombreuses qualités, qu’il tarde cependant à exploiter de l’autre côté des Alpes. Après des débuts prometteurs dans le Calcio, l’international des moins de 19 ans a du se mesurer à de multiples blessures, avant de revenir plus fort désormais et de prouver que ses vertus sont loin d’être usurpées. FootMercato vous présente un des futurs grands espoirs du football tricolore.



FootMercato : Dominique Malonga bonjour. Pour commencer, je crois savoir que vous revenez tout juste de blessure. Comment allez-vous à l’heure actuelle ?

Dominique Malonga : Tout va pour le mieux aujourd’hui. J’essaye de récupérer petit à petit. La preuve, je fais partie du groupe qui affrontera la Fiorentina ce soir en coupe d’Italie(mardi 16 décembre). J’ai effectué mon retour à la compétition la semaine dernière avec l’équipe réserve et aujourd’hui je me sens fin prêt à jouer avec l’effectif professionnel, même si je risque de démarrer sur le banc.



FM : Sans aucune mauvaise pensée, vous êtes l’un des Français les moins réputés hors Hexagone. Pouvez-vous nous présenter votre parcours jusqu’à votre départ en Italie en 2007 ?

DM : J’ai joué pendant trois saisons en équipe de jeunes à Monaco, et à la fin de ces trois années je suis arrivé à Turin. La première partie de saison s’est très bien passée pour moi, j’ai beaucoup joué et tout s’enchaînait pour le mieux. Par la suite, ça s’est compliqué, car j’ai rencontré quelques pépins physiques, qui m’ont surtout empêché de progresser.



Un départ précoce

FM : Pourquoi avoir opté pour un départ si rapide à l’étranger ?

DM : Je me sentais bien à Monaco, mais j’ai eu quelques problèmes là-bas. J’ai une grande confiance en moi et l’aventure à l’étranger ne m’a jamais effrayé, donc j’ai préféré partir. J’ai pris mon courage à deux mains et aujourd’hui je suis sûr d’avoir pris la bonne décision.



FM : Justement, qu’est-ce qui vous a motivé dans le discours des dirigeants turinois ?

DM : Le challenge sportif m’a tout de suite plu. Je suis arrivé comme un véritable professionnel et je n’ai jamais été considéré comme le petit jeune qui vient pour apprendre. Aujourd’hui c’est à moi de prouver que je peux m’imposer ici. On me donne ma chance et je dois prouver que je suis meilleur que les autres si je veux prétendre à un temps de jeu certain.



FM : Quel genre d’attaquant êtes-vous ?

DM : J’aime bien être libre de mes mouvements et tourner autour d’une pointe. J’aime aller de droite à gauche, porter le ballon, pour essayer de faire la différence. Je me considère comme un buteur, mais j’aime aussi faire les dernières passes. Je ne suis pas obsédé que par le but.



FM : Vous êtes sous contrat avec le Torino jusqu’en 2011. Avez-vous un plan de carrière déjà défini, comme un retour en France par exemple ?

DM : Un retour en France ? Je ne veux même pas y penser. Cela ne me tente pas. Si je veux de la continuité dans ma progression, je ne peux pas me permettre de revenir en France. Pour le moment, je suis bien en Série A, mais l’Espagne me plaît bien, comme la Premier League d’ailleurs.



Paris dans le coeur

FM : Avez-vous déjà eu des touches avec certains autres clubs ?

DM : Je ne suis au courant de rien. Moi, on ne m’en parle pas trop. Mon frère sait ce qu’il en est, mais moi je ne m’occupe que du terrain. L’essentiel c’est que je fasse mes matchs et que je me montre si je veux gravir les échelons. Je me dois d’être régulier sur plusieurs mois, en essayant d’éviter les problèmes musculaires et si tout va bien, alors on s’intéressera à moi.



FM : Vous êtes originaire de la région Île-de-France. Est-ce qu’un challenge au PSG aurait pu vous intéresser ou vous plairait à l’avenir ?

DM : Je n’aurais pas dit non c’est sûr. L’année passée, j’avais entendu que le PSG me voulait, mais je venais de signer au Torino, donc tout n’est resté que rumeur. De toute façon, après m’être engagé en Italie, je ne voulais pas partir et mes nouveaux patrons ne m’auraient pas autorisé à le faire. Donc le sujet est clos.



FM : Pensez-vous que le Torino puisse réellement être un tremplin pour vous ?

DM : On verra bien. Je n’espère pas me tromper. Mais au fond de moi je sais que j’ai fait le bon choix et que cette expérience me sera utile pour la suite de ma carrière.