Au Stade Marcantonio-Bentegodi de Vérone, l’Hellas, surprenant dixième, recevait la Juventus, leader de la Serie A, pour le compte de la 23e journée. Les Gialloblu n’avaient plus perdu depuis sept rencontres avant de recevoir l’ogre turinois. Une Vieille Dame qui en déplacement restait elle sur un revers en terres napolitaines (2-1) et qui se devait de l’emporter pour ne pas risquer d’être reprise au classement par l’Inter, trois points derrière et engagé dans un chaud derby de Milan, demain soir (20h45). Pour ce match, Maurizio Sarri alignait le 4-3-3 large vainqueur de la Fiorentina lors de la journée précédente. Adrien Rabiot était aligné aux côtés de Pjanic et Bentancur au milieu. Devant, Douglas Costa et Cristiano Ronaldo accompagnaient Gonzalo Higuain. Paulo Dybala débutait lui une nouvelle fois sur le banc.Organisé en 3-4-1-2, l’Hellas allait dès l’entame poser de gros problèmes à la Juventus.

Aligné en piston droit, Davide Faraoni multipliait les montées dans son couloir et la défense turinoise montrait des signes de fébrilité. Il obligeait d’ailleurs Wojciech Szczęsny à sortir une jolie claquette pour empêcher l’ouverture du score (10e). Sur le corner, Pessina tentait la volée et Rrahmani était tout proche de conclure de près (11e). En souffrance, la Vieille Dame répliquait sur une frappe soudaine de Douglas Costa, mais la barre sauvait Marco Silvestri (19e). Dans la foulée, Alex Sandro perdait son sang froid et écopait d’un carton jaune (20e). Sur le coup franc frappé par Miguel Veloso, Marash Kumbulla venait placer sa tête dans la surface et trompait Szczęsny, hésitant au sol. Le VAR incitait l’arbitre à signaler une position de hors jeu et faisait retomber l’euphorie (21e). Les dix dernières minutes étaient l’occasion de se montrer pour Cristiano Ronaldo.

L’inévitable Cristiano Ronaldo lance la Juventus

L’attaquant qui venait tout juste de fêter ses 35 ans avait bien l’intention de célébrer sur la pelouse de Vérone. Parti du côté gauche, CR7 se recentrait et déclenchait un tir plein d’effet qui rebondissait sur la pelouse et s’en allait heurter le poteau d’un Silvestri surpris et immobile sur sa ligne (36e). L’homme au catogan provoquait ensuite son vis à vis dans la surface et déclenchait un tir du droit pas assez enroulé pour accrocher le cadre du portier adverse (41e). Et bis repetita quelques instants plus tard. Mais la tête du Portugais sur un centre de Douglas Costa passait à droite du but (43e). Au retour des vestiaires, les Turinois réclamaient un penalty pour une déviation du bras de Koray Gunter, sur une frappe de Gonzalo Higuain, mais l’arbitre, aidé de ses assistants vidéos, en décidait autrement (51e). Peu avant l’heure de jeu, Maurizio Sarri lançait Paulo Dybala à la place de Gonzalo Higuain (58e).

Et la Joya embêtait les défenseurs véronais sur ses premières touches de balle. C’est ensuite Rodrigo Bentancur, trouvé dans le rond central, qui remisait un superbe ballon dans la course de Cristiano Ronaldo. Ce dernier se jouait du dernier défenseur de l’Hellas, Amir Rrahmani, et terminait d’un tir croisé du pied droit (0-1, 65e). Buteur lors de chacun de ses dix derniers matches de championnat, le Portugais effaçait David Trézéguet des livres d’Histoire et s’emparait d’un nouveau record. Semble-t-il touché, Douglas Costa ne prenait pas de risque et laissait sa place à Aaron Ramsey (72e). Plus la rencontre avançait et plus le leader de Serie A semblait fort. Et pourtant. Profitant d’une remise de Miralem Pjanic vers sa surface, Fabio Borini allait ajuster Wojciech Szczęsny de son pied droit et égalisait (1-1, 76e). L’entrée de Giampaolo Pazzini faisait du bien au Hellas.

Giampaolo Pazzini arrache la victoire sur penalty

Fabio Borini était repris in extremis par Leonardo Bonucci, dans sa surface, au moment où il armait un tir du pied gauche (84e). Et sur le corner, Marash Kumbulla venait reprendre le ballon de la tête dans les six mètres. Dévié de la main par Leonardo Bonucci, il s’écrasait sur la transversale. L’arbitre consultait les images et désignait le point de penalty. Le pied droit de Giampaolo Pazzini, 35 ans, passé par l’Atalanta, la Fiorentina, l’Inter ou l’AC Milan, ne tremblait pas (2-1, 85e). Malgré six minutes de temps additionnel et une prise d’assaut du camp véronais, la Juventus ne parvenait pas à ramener un point du stade Marcantonio-Bentegodi. Ce 8e match sans défaite et ce succès improbable mais mérité des Gialloblu, leur permet de grimper à la 6e place, qui offre un accès au tour de qualification pour la Ligue Europa. La Juventus pourrait bien voir l’Inter la doubler demain soir, en cas de succès dans le derby de Milan.