Supercopa

Supercoupe d’Espagne : le Real Madrid bat l’Atlético dans la douleur et on aura un Clasico en finale !

Sans Kylian Mbappé, le Real Madrid s’est imposé 2-1 contre l’Atlético de Madrid et disputera donc la finale contre le FC Barcelone dimanche.

Par Max Franco Sanchez
4 min.
Les joueurs du Real Madrid célèbrent un but contre l'Atlético @Maxppp

Après la victoire du FC Barcelone contre l’Athletic hier sur le lourd score de 5-0, on avait un choc bien plus équilibré ce soir entre deux ennemis et voisins, l’Atlético de Madrid et le Real Madrid. L’occasion pour les Merengues de se venger après le 5-2 infligé par les Colchoneros plus tôt cette saison en Liga, mais surtout un match décisif pour l’avenir d’un Xabi Alonso qui joue toujours sa place sur le banc madrilène. Pour ce match, l’entraîneur basque misait sur du classique, avec le retour de la charnière Rüdiger-Asencio, alors qu’en l’absence de Kylian Mbappé, c’est Gonzalo Garcia qui accompagnait Vinicius Jr et Rodrygo. En face, une grosse absence pour Diego Simeone également : celle de Pablo Barrios, primordial au milieu cette saison, alors que Sorloth et Julian Alvarez composaient le duo d’attaque.

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Et ça commençait extrêmement bien pour la bande d’Eduardo Camavinga. Sur un coup franc assez lointain, Fede Valverde catapultait le cuir au fond des filets. L’Uruguayen a ainsi décoché une frappe sur-puissante qui a traversé le mur et les gants de Jan Oblak (0-1, 2e). Le scénario parfait pour le Real Madrid, et l’Atlético tentait de réagir en mettant le pied sur le ballon, se heurtant à une équipe du Real bien organisée et agressive au pressing. On sentait tout de même que Julian Alvarez ou Giuliano Simeone pouvaient mettre le feu, mais les joueurs offensifs rojiblancos étaient assez maladroits dans les derniers mètres. Dans la surface, après un service de Baena, manquait son plat du pied (23e). Assez prudent depuis l’ouverture du score, le Real Madrid commençait à se porter de nouveau vers l’attaque. Après un joli rush côté droit, et un crochet pour mystifier Hancko, Rodrygo voyait Oblak s’interposer pour empêcher le 2-0 (28e). Il aurait pu arriver une minute plus tard, mais, seul au second poteau, Vinicius ne cadrait pas sa tête (29e). Derrière, c’est Courtois qui était décisif, d’abord sur ce tir puissant et bien senti de Baena depuis l’extérieur de la surface (32e). Puis, le Belge sortait un arrêt réflexe spectaculaire sur une tête de Sorloth (33e). On assistait à un temps fort de l’Atlético et le Norvégien, sur un centre brossé de Gallagher, manquait le cadre à bout portant, gêné par cette légère déviation d’Asencio (35e).

L’Atlético a eu bien plus d’occasions mais…

Les assauts des hommes de Diego Simeone s’enchaînaient, avec Alex Baena encore, qui voyait son pointu être sorti par Courtois, et derrière, Gallagher croisait trop sa frappe (40e). Autant dire que sans Courtois, l’égalisation serait déjà tombée depuis longtemps. L’Atlético, via un bon Baena, parvenait effectivement à briser des lignes assez facilement, alors que les Merengues eux, étaient comme souvent cette saison à court d’idées avec le ballon. Au retour des vestiaires, les pensionnaires du Metropolitano continuaient d’attaquer, créant de la largeur pour ensuite mettre des ballons dans la surface. Mais en face, le Real Madrid n’allait pas avoir besoin de 50 occasions pour refaire trembler les filets, et a parfaitement joué le coup, ronronnant avant d’attaquer en transition rapide. Côté droit Valverde trouvait Rodrygo, lancé dans l’axe, qui se présentait devant Oblak et plaçait parfaitement le ballon au fond (0-2, 55e). Pas abattu, l’Atlético réagissait au quart de tour cette fois. Giuliano Simeone plaçait un centre parfait pour Sorloth, qui battait Asencio de la tête et réduisait ainsi l’écart (1-2, 58e).

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Dans la foulée, Diego Simeone faisait entrer Antoine Griezmann pour aller chercher la victoire. Courtois sortait une nouvelle intervention, sur un tir puissant de Sorloth cette fois (65e). En raison des blessures, le Real Madrid devait même terminer la rencontre avec une défense centrale composée de Tchouameni et d’Alvaro Carreras, avec Mendy, entré en jeu, à gauche, et Valverde à droite. Les Merengues étaient cependant intelligents et lançaient de longues séquences de possession pour neutraliser et calmer un peu l’Atlético. Le rythme baissait d’ailleurs considérablement, avec la chaleur saoudienne et la fatigue des joueurs, même si Oblak était impérial sur ce tir de Rodrygo pour éviter le break (79e). Vinicius Jr, encore assez mauvais ce soir, quittait la pelouse sous les sifflets (80e). Griezmann s’essayait au retourné acrobatique, mais butait sur le portier merengue (82e), alors que Llorente, en jambes sur la fin de match, manquait le cadre après un une-deux avec Alvarez (83e), puis voyait son enroulé frôler le poteau opposé (85e). Le score n’a plus bougé malgré une toute dernière occasion de Julian Alvarez, et on aura donc un Clasico en finale dimanche soir.

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