La tension monte entre l’Argentine et l’Espagne
L’annulation de la Finalissima seulement 12 jours avant le match créée pas mal de tensions entre les fédérations argentine et espagnole. Luis De La Fuente a même dû répondre au président argentin de la CONMEBOL, qui a tout simplement déclaré l’Albiceleste vainqueur de la rencontre par forfait…
«Nous sommes doubles champions, l’Espagne ne s’est pas présentée». Voilà une déclaration qui a mis le feu aux poudres entre l’Argentine et l’Espagne. Elle est l’œuvre d’Alejandro Domínguez, président de la CONMEBOL, sur Radio La Red ces dernières heures, un média argentin. Le dirigeant évoquait bien évidemment la fameuse Finalissima entre les deux sélections, qui n’a pas vu le jour en raison de la situation au Proche-Orient (le match devait avoir lieu au Qatar) et dans le golfe Persique, mais aussi des diverses polémiques entre les deux fédérations. La RFEF a proposé le Santiago-Bernabéu, l’AFA a répliqué par le Monumental.
Personne ne s’est mis d’accord et alors que l’échéance approchait, il a finalement été décidé de tout annuler à 12 jours du match. La Roja s’est rapidement retournée en disputant un amical face à la Serbie, équipe non qualifiée pour la Coupe du Monde. L’Albiceleste, elle, galère toujours à trouver un adversaire de secours. Il fut question d’affronter le Guatemala en Argentine, pour ce qui serait la dernière de Messi dans son pays, mais là aussi ça coince. Les dates des 27 et 31 mars sont toujours désespérément vides et c’est maintenant vers l’Afrique que se tourne la fédération. Lionel Scaloni a lui déjà communiqué sa liste.
«Il faut être deux pour danser le tango»
Pour beaucoup d’observateurs, notamment en Europe, la déclaration d’Alejandro Domínguez masque l’incompétence de l’AFA dans ce dossier. C’est elle qui a mis des bâtons dans les roues pour empêcher la tenue de cette rencontre entre le champion du monde et le champion d’Europe, entre Leo Messi et Lamine Yamal. «Nous voulions jouer ce match, je l’ai toujours dit et maintenu, tout comme la RFEF. Je profite de cette occasion pour féliciter la Fédération et son staff pour leur travail, d’avoir tout mis en œuvre pour que cette rencontre, ainsi que les deux autres contre la Serbie et l’Égypte, puissent avoir lieu» a réagi Luis De La Fuente en conférence de presse.
Le sélectionneur fut longuement interrogé à ce sujet et a dû réagir à l’autoproclamation de l’Argentine d’être vainqueur de cette confrontation. «Moi, je fais référence à la déclaration de la RFEF. La partie n’a pas encore commencé…et enfin… il faut être deux pour danser le tango», s’est-il amusé, avant de lever le voile sur la réorganisation expresse de son équipe après l’annulation du match. «Après avoir reçu l’information que la Finalissima n’aurait pas lieu, nous avons procédé à l’ajustement de notre planning, en nous limitant exclusivement à la réorganisation logistique des voyages», assure le sélectionneur.
«Nous avons aussi un objectif plus ambitieux : la Coupe du Monde»
Pour De La Fuente, il n’y a pas vraiment de regrets même si ça aurait été l’occasion d’une belle affiche entre le numéro un et le numéro deux au classement FIFA. Tant pis, il ne s’agit après tout que d’un match et d’un trophée honorifique. D’autres échéances plus importantes arrivent. «La Finalissima était un match pour le titre, mais nous avons aussi un objectif plus ambitieux : la Coupe du Monde. Bien sûr, nous voulions la disputer et la gagner pour pouvoir en profiter avec les joueurs car nous n’avons pas joué ensemble depuis novembre. Cette période est cruciale pour retrouver notre forme et intégrer les nouveaux éléments». Au contraire de l’Argentine…
En savoir plus sur