L’Angleterre sous le choc de la déroute de Manchester City en Norvège
Manchester City a touché le fond en Norvège. Battus (3-1) par Bodo/Glimt quelques jours après le revers dans le derby, les hommes de Pep Guardiola ont provoqué une onde de choc en Angleterre.
Les temps sont décidément sombres pour Manchester City et Pep Guardiola. Battus quelques jours plus tôt par Manchester United lors du derby mancunien (0-2), les Skyblues ont vu Arsenal creuser l’écart en tête de la Premier League, reléguant les champions en titre à sept longueurs des Gunners. Un coup dur que les partenaires de Rayan Cherki espéraient effacer sur la scène européenne, avec un déplacement a priori abordable en Norvège face à Bodo/Glimt. Quatrième avant le coup d’envoi dans cette phase de ligue de la Ligue des Champions, City avait l’occasion de sécuriser sa place dans le top 8, synonyme de qualification directe pour les huitièmes de finale. En face, un club scandinave en difficulté au classement, jouant ses dernières cartes pour accrocher les barrages. Sur le papier, l’affiche semblait déséquilibrée. Sur le terrain, elle s’est transformée en cauchemar. Cueillis à froid, les hommes de Guardiola ont rapidement sombré.
Kasper Høgh a ouvert le score avant de s’offrir un doublé éclair, profitant des largesses défensives mancuniennes, avant que Jens Petter Hauge ne signe un véritable chef-d’œuvre au retour des vestiaires pour porter le score à 3-0. Dominé, dépassé et incapable de créer du danger, Manchester City a semblé impuissant, malgré la présence de cadres comme Rodri, Phil Foden ou Erling Haaland, ce dernier se contentant de trois tirs dans toute la rencontre. Rayan Cherki a bien sauvé l’honneur d’une frappe lointaine (3-1), mais l’expulsion de Rodri a définitivement éteint tout espoir de retour. En conférence de presse, Pep Guardiola a refusé de parler de naufrage : « je n’ai pas eu l’impression que l’équipe n’était pas au rendez-vous aujourd’hui. Ils sont très bien organisés et nous n’avons pas de joueurs capables de s’imposer en un contre un pour créer des occasions. Tout semblait aller contre nous dès la première minute », a-t-il expliqué, pointant davantage un manque de solutions offensives et une accumulation de détails défavorables qu’une véritable faillite collective.
La presse anglaise ne mâche pas ses mots
En Angleterre, en revanche, le ton est tout autre. La presse tabloïd comme généraliste s’est montrée d’une rare sévérité. Le Daily Mail évoque sans détour « l’une des pires soirées du règne de Pep Guardiola à Manchester City, sans aucune excuse pour une défaite honteuse qui laisse les stars du club face à de sérieuses questions ». Le journal rappelle même une humiliation historique datant de 1994 face au même adversaire, avant d’enfoncer le clou : « Si ce résultat pouvait être qualifié d’infâme, celui-ci atteint un tout autre niveau de honte. Un Manchester City glacé sur une pelouse synthétique, avec la plus jeune équipe de son histoire en Ligue des Champions ». De son côté, The Guardian se livre à une prose presque lyrique pour décrire ce qu’il qualifie de passage à tabac européen : « Bodø/Glimt inflige une correction monumentale à Manchester City. Les garçons de Pep Guardiola ont pris une sacrée raclée sur les rives de la mer de Norvège, sous les cieux des aurores boréales, sur la pelouse artificielle d’Aspmyra ».
Les tabloïds n’ont pas été plus tendres. The Sun résume la soirée d’un titre sans appel : « cauchemar nordique : City subit une humiliation en Ligue des Champions et voit la qualification directe sérieusement menacée ». Le Daily Star parle même d’un double affront en quelques jours : « quelques jours après avoir été battus à Old Trafford, Manchester City a été humilié une seconde fois par les petits norvégiens de Bodo/Glimt, qui méritaient pleinement leur victoire 3-1 ». Au-delà du score, c’est l’image d’un City en perte de repères qui inquiète outre-Manche, incapable d’imposer sa loi face à une équipe pourtant largement à sa portée sur le papier. Si la qualification pour le tour suivant n’est pas encore compromise, la place dans le top 8, elle, est désormais en grand danger. Et en Angleterre, cette nuit glaciale au nord du cercle polaire est déjà perçue comme l’un des symboles les plus marquants du déclin actuel des hommes de Pep Guardiola.
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