Serie A

La carrière du flop de l’OM Valentín Carboni tourne au fiasco complet

En manque de temps de jeu et loin des attentes placées en lui depuis son passage avorté à l’OM, Valentín Carboni est désormais au cœur d’une rumeur persistante l’envoyant au Racing Club. Un retour en Argentine dès cet hiver, envisagé comme une ultime tentative de relance pour une carrière qui patine dangereusement.

Par Valentin Feuillette
4 min.
Valentin Carboni au Genoa @Maxppp

Annoncé comme l’un des plus grands espoirs italo-argentins de sa génération, Valentín Carboni incarnait il y a encore peu la promesse d’un football moderne, technique et inspiré. Sa saison réussie à Monza, où il avait bénéficié d’un prêt formateur et convaincant, avait installé l’idée qu’un palier décisif était sur le point d’être franchi. Vision du jeu, audace entre les lignes, maturité surprenante pour son âge… Tout semblait réuni pour faire de lui un futur cadre de l’Inter… voire une attraction en Serie A. C’est dans ce contexte que l’OM avait tenté le pari, convaincu de pouvoir polir ce diamant brut. Mais sur la Canebière, la trajectoire s’est brutalement brisée. Freiné par une grave blessure au genou après seulement quelques apparitions, Carboni n’a jamais pu s’installer ni répondre aux attentes, devenant rapidement un symbole de plus des paris ratés de l’OM. De retour à l’Inter avec l’étiquette d’espoir fragilisé, le club lombard a alors opté pour une nouvelle tentative de relance, cette fois du côté du Genoa, censé lui offrir du temps de jeu et de la continuité dans un environnement moins exposé.

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Les débuts en Ligurie ont pourtant laissé entrevoir un regain d’optimisme. Après une Coupe du monde des clubs disputée avec l’Inter où il avait brillé sous les ordres de Cristian Chivu, au point d’enflammer la presse italienne et de rappeler l’étendue de son talent, l’Italie voulait y croire. Son but décisif face à Urawa Red Diamonds, son influence technique et sa personnalité retrouvée semblaient annoncer une renaissance. À Genoa, Carboni démarre avec l’image d’un joueur libéré, prêt à enfin lancer sa carrière au plus haut niveau. Mais très vite, la réalité collective rattrape l’individuel. Dans une équipe du Genoa en grande difficulté, ballotée entre changements d’entraîneurs et résultats en dents de scie, le jeune Argentin peine à s’imposer durablement. Utilisé par Patrick Vieira puis par Daniele De Rossi, il n’obtient qu’un rôle secondaire, alternant titularisations sporadiques et entrées en jeu sans véritable continuité. Le bilan est cruel avec seulement trois titularisations en Serie A et douze apparitions au total. Un chiffre bien trop faible pour un joueur censé se relancer, et un nouveau signal d’alarme dans une trajectoire déjà fragilisée.

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Retour en Argentine

À l’approche du mercato hivernal, l’évidence s’impose. L’aventure génoise pourrait déjà toucher à sa fin. Selon les informations de plusieurs médias italiens dont Fabrizio Romano, l’Inter réfléchit sérieusement à interrompre le prêt, consciente que la situation actuelle ne sert ni le joueur ni sa progression. Le jeune joueur de 20 ans aspire avant tout à jouer, à enchaîner les matchs et à retrouver de la confiance. Dans cette optique, un retour en Argentine est désormais à l’étude, avec le Racing Club en pole position. Un choix dicté aussi par une ambition internationale : retrouver de la visibilité aux yeux de Lionel Scaloni et espérer intégrer la rotation de l’Albiceleste à l’approche de la Coupe du Monde 2026. Ce serait un retour aux sources, six ans et demi après avoir quitté Lanús, le club où tout a commencé, avant ses passages par les centres de formation de Catania et de l’Inter. Le plan serait clair avec en ligne de mire un prêt jusqu’en juin, puis une réévaluation par l’Inter lors de la préparation estivale. Un aveu à peine déguisé que le projet initial de relance en Serie A a échoué.

Car désormais, la carrière de Valentín Carboni se joue peut-être sur un dernier virage. Revenir en Argentine à 20 ans après des expériences européennes aussi contrastées représente un choix lourd de conséquences, un véritable quitte ou double. Soit le milieu offensif parvient à redevenir le joueur flamboyant qui faisait rêver à Monza et lors de la Coupe du monde des clubs avec l’Inter, soit il risque de s’installer durablement dans la catégorie des talents précoces jamais confirmés. Pour celui qui devait incarner l’avenir, chaque faux départ rapproche un peu plus du statut de promesse déchue. Après Marseille, Genoa et une série d’occasions manquées, le temps de l’indulgence touche à sa fin. En Argentine, loin des projecteurs européens mais au plus près de ses racines, Carboni jouera bien plus qu’un simple prêt. Son avenir à l’Inter et, peut-être, la survie de son rêve de très haut niveau seront observés de près.

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