Liga

Real Madrid : les limites tactiques qui interrogent dans le projet de Xabi Alonso

Dauphin du FC Barcelone après un nouveau match nul frustrant sur la pelouse de Gérone (1-1), le Real Madrid peine toujours autant à convaincre. Si Kylian Mbappé empile les buts, la proposition collective des Merengues reste, en effet, loin des attentes des différents observateurs. Un rendement famélique qui peut d’ailleurs s’expliquer par les choix de Xabi Alonso…

Par Josué Cassé
3 min.
Xabi Alonso @Maxppp

Une petite victoire sur les cinq derniers matches toutes compétitions confondues. Voilà le triste bilan du Real Madrid depuis le 4 novembre dernier et ce revers sur la pelouse de Liverpool (0-1). Candidat déclaré au titre en Liga et considéré comme l’un des principaux cadors sur la scène européenne, le club madrilène enchaîne finalement les prestations plus que contrastées, à l’image de sa nouvelle sortie, dimanche soir, sur la pelouse de Gérone (1-1). Incapable de faire la différence et sauvée par un penalty de Kylian Mbappé - son 24e but cette saison - la Casa Blanca pointe, aujourd’hui, à la deuxième place du championnat espagnol et se retrouve sous la pression de Villarreal et de l’Atlético de Madrid.

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Arrivé au Real Madrid avec la réputation d’un technicien brillant, Xabi Alonso suscite, lui, autant d’admiration que de questionnements. En effet, si l’ancien coach du Bayer Leverkusen s’appuie sur un CV déjà convaincant, ses choix interrogent, notamment dans sa gestion de la rotation offensive et sa volonté d’aligner un milieu de terrain, jugé par beaucoup comme trop homogène. Des limites tactiques une nouvelle fois mises en exergue du côté de Montilivi lors de la 14e journée. Avec un 4-3-3 où Federico Valverde, Aurélien Tchouameni et Jude Bellingham se partageaient la tâche de l’entrejeu, les Madrilènes ont buté sur le bloc rigoureux des ouailles de Michel Sanchez Muñoz. De quoi tirer quelques enseignements…

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Le changement, c’est (pas encore) maintenant

En effet, si le nouveau coach des Merengues continue de miser sur des joueurs très à l’aise dans la gestion du ballon, propres techniquement et solides dans le jeu positionnel, cette homogénéité - qui permet, certes, de prendre le contrôle des rencontres - présente de nombreuses limites : incapacité de créer le décalage supplémentaire, manque de projections, faible verticalité… Résultat ? Le Real peine dans les trente derniers mètres et son jeu (trop) latéral est souvent parfaitement lu par les défenses adverses. L’entrée d’Eduardo Camavinga, davantage porté vers l’avant, a d’ailleurs permis aux Madrilènes de retrouver une certaine verticalité. Que dire, également, du secteur offensif… Accordant - une fois de plus - sa confiance au trio Vinicius Jr-Mbappé-Güler, Xabi Alonso a passé une énième soirée frustrante, ce dimanche soir, en Catalogne.

Le Real Madrid doit-il déjà limoger Xabi Alonso ?
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La donne est simple : sur les 14 tentatives du trio offensif aligné au coup d’envoi, seulement deux ont trouvé le cadre de Paulo Gazzaniga. Pour le reste ? Mbappé et Vinicius Jr ont perdu 36 ballons (18 chacun), quand Güler a, lui, brillé par son manque d’impact (0 tir cadré, 0 centre réussi, 4 ballons perdus en 45 minutes). Apparu frustré à de nombreuses reprises, l’Espagnol de 43 ans n’a pourtant rien changé, ou presque rien. Brahim Díaz, Endrick et Franco Mastantuono ont - une fois de plus - chauffé le banc. Rodrygo - proche d’obtenir un penalty - n’a eu droit qu’à 17 petites minutes et Gonzalo Garcia est, lui, entré en jeu pour le temps additionnel… Alors oui, on ne change pas une équipe qui gag, mais que fait-on Monsieur Alonso quand cette dernière vient d’enchaîner un troisième nul consécutif en Liga ? Mercredi soir, à San Mamés, la parole sera à la défense.

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